Régionales ; DLR passe son tour

Debout la République ne présentera pas de listes aux prochaines régionales. Financièrement affaibli au lendemain des Européennes, le parti gaulliste préfère “s’économiser” pour, les cantonales de 2011, les législatives de 2012 et agir en vue d’une reconquête du Capitole.

 
Ira, ira pas… Pour Debout la République, la question des régionales ne se pose plus. Le parti gaulliste fait aujourd’hui les frais d’une campagne européenne qui lui a coûté cher : «Nos adhérents ont fait un effort financier conséquent pour que nous soyons présents à ces élections qui nous ont laissé une dette à éponger. Pour un parti comme le nôtre, dans un contexte où les élections se suivent sur plusieurs années consécutives, c’est très lourd. Nous ne pouvons par conséquent pas assumer ces régionales» confie Olivier Arsac, Secrétaire départemental DLR31. Ni liste donc, ni consignes de vote pour les 14 et 21 mars prochains. Car pour ce mouvement, qui rassemble des déçus de la droite et de la gauche traditionnelles, l’UMP/PS, c’est bonnet blanc, blanc bonnet : «A l’UMP, c’est le chahut. On a l’impression qu’ils font tout pour décourager l’électeur de droite. Quant à ces régionales, aucune proposition majeure ne nous a frappés ni dans un camp ni dans l’autre. Nos électeurs feront leur choix. Ils sont adultes» poursuit Olivier Arsac, qui n’exclut pas lui-même de voter blanc à ce scrutin.
Mais ce n’est pas parce qu’il sera absent des bureaux de vote en mars que Debout la République ne va pas pour autant battre la campagne.
Le parti annonce d’ores et déjà sa participation aux cantonales de 2011, pour lesquelles il souhaite être «partout», ainsi qu’aux législatives de 2012. Son objectif pour cette élection : se positionner sur au moins 5 circonscriptions sur dix, dont «la 2ème, la 3ème et la 5ème et peut-être sur Toulouse centre» précise Olivier Arsac, «là où l’UMP fait en général un bon score». Car pour DLR31, il s’agit bien, malgré les critiques formulées ici et là sur les positions gouvernementales «insupportables» (Burqa, droit de vote aux étrangers, taxe carbone) de faire front avec l’UMP local en vue d’une reconquête du Capitole en 2014. Pour Olivier Arsac, il ne faut pas voir là une contradiction, «on peut avoir des divergences nationales mais s’entendre sur le plan communal». DLR31 propose ainsi la création d’un comité de liaison ; sorte de structure de dialogue entre les états-majors des forces d’opposition. «Nous sommes prêts à travailler pour un projet municipal» déclare Olivier Arsac. Une stratégie d’ouverture affichée depuis quelques mois par le Président de DLR lui même, Nicolas Dupont Aignan, envers Dominique de Villepin «Il faut tisser des liens, ne pas s’enfermer», plaide O. Arsac. Reste à savoir si certains militants, attachés précisément à «l’indépendance» de leur mouvement, choisiront de suivre cette voie.

Claire Manaud


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