Région : Avant l’été, dernière séance plénière

L’alternance nationale réveille l’opposition à la Région


C’est une habitude, presque une tradition… La dernière assemblée plénière de la région avant l’été vise surtout à adopter des décisions modificatives du budget. Ce fut bien entendu le cas le 28 juin dernier notamment avec un soutien financier accru à l’économie régionale, mais aussi à l’agriculture ou à l’éducation entre autres. L’occasion pour le président Martin Malvy de prendre en compte les signaux émis par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault : «Je constate une nette évolution dans les comportements de l’Etat, au contraire des cinq années écoulées.» Une analyse politique qui, en temps de crise, fait réagir Jacques Thouroude, président du groupe «Osons Midi-Pyrénées» : «On peut considérer qu’il y avait jusqu’à présent une organisation concertée entre les régions de freiner un certain nombre de développements, notamment par l’investissement. Cela avait pour conséquence de mettre à mal le gouvernement, et bien sûr Nicolas Sarkozy. C’était un moyen de démontrer que sa politique ne marchait pas. On a pu en voir la réalité avec par exemple le contrat qui lie la région à l’apprentissage, dans le cadre du contrat d’objectifs et de moyens, qui avait été un temps retardé et maintenant débloqué…» Jusqu’à l’élection de François Hollande, les collectivités socialistes (avec leurs alliés) attaquaient l’ancienne majorité sur le thème récurrent du désengagement de l’Etat. Jacques Thouroude attend maintenant, avec impatience et sourire, la suite : «Le changement de discours a déjà commencé. Dans les dernières délibérations auxquelles nous avons pu assister dans les commissions permanentes, nous avons pu nous rendre compte que les textes avaient profondément changé. Auparavant, nous avions une critique claire contre l’Etat et le Gouvernement. Aujourd’hui tout ceci est oublié dans les délibérations… La ficelle est un peu grosse !» Dans les prochains mois, nous saurons si la région entre réellement ou pas, dans une période d’austérité budgétaire, voire de rigueur… L’opposition, cependant toujours divisée, garde espoir pour les prochaines échéances : «Il faut se souvenir que nous avions gagné la région quand la gauche était au pouvoir avec Dominique Baudis et Marc Censi. Tout est possible en politique, tant que l’on est vivant !» prévient le président du groupe «Républicains et Territoires» Gérard Trémège.

Thomas Simonian



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