Réforme du primaire; La semaine à la carte

Les mesures prises par le gouvernement en matière d’éducation ont soulevé un tôlé chez les syndicats. Mais quels sont concrètement les changements à l’école primaire ? Exemple dans une commune
de l’agglomération.
La semaine de 4 jours aura suscité bien des débats au sein du corps enseignant et des parents d’élèves. Le mercredi et le samedi chômés ? Oui, mais pas pour tout le monde. En effet, pas moins de 85 communes de Haute-Garonne ont obtenu une dérogation pour ouvrir les portes de l’établissement le mercredi matin et s’organiser ainsi en 9 demi-journées de cours. C’est le cas à l’école primaire Mirabeau de Tournefeuille qui compte 313 élèves.
Dans cette commune de l’ouest toulousain, les enfants travailleront donc tous les jours et cumuleront 24 heures de cours par semaine, contre 26 l’année dernière. «Les deux heures restantes seront consacrées à du soutien scolaire le matin de 8h30 à 9h30 ou l’après-midi de 15h30 à 16h30», explique Jean-Louis Fauré, directeur et enseignant. «Il s’agit d’une mesure nouvelle qui a demandé une adaptation rapide. Nous espérons mettre en place ce soutien avant la fin du mois de septembre même s’il est toujours difficile de juger des élèves nouvellement arrivés.» Autre problème soulevé par ces heures de remise à niveau : l’accueil des autres écoliers. «Les enfants qui ne suivront pas ces cours de rattrapage seront pris en charge par des animateurs du CLAE ou par des moniteurs d’EPS.» Une problématique supplémentaire pour les mairies, confrontées également à l’obligation de prise en charge des écoliers en cas de grève du personnel éducatif.

 

Des programmes plus précis

Côté programme, Xavier Darcos a lourdement insisté sur la volonté d’un «retour aux fondamentaux», soit le français et les mathématiques. Pour Jean-Louis Fauré, pas de grand chamboulement en perspective : «Les programmes sont beaucoup plus précis dans certaines matières mais les méthodes d’enseignement ne changent pas. Ces précisions sont une sorte de canevas à suivre. Certains peuvent le considérer comme une contrainte mais d’autres, comme les jeunes enseignants, peuvent le prendre comme un confort. Une note a été distribuée à tous les parents d’élèves pour les informer du contenu des programmes.» D’autre part, les élèves seront désormais évalués en CE1 et CM2 dans le cadre du plan régional de lutte contre l’illettrisme. Au final, nos chères têtes blondes continueront à mettre le réveil chaque jour de la semaine pour prendre le chemin de l’école, en attendant impatiemment la sonnerie qui marque la récréation !

Sophie Orus


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