Recensement de la population ; Les 18-29 ans investissent Toulouse

Au 1er janvier 2006, 500 000 jeunes de 15 à 29 ans vivent en Midi-Pyrénées et représentent 18 % de la population régionale. La part des jeunes en Midi-Pyrénées n’est ni plus ni moins importante que dans le reste du pays, mais leur répartition est très inégale, plus encore que celle de l’ensemble de la population. C’est ce qui ressort d’une étude publiée tout récemment par l’INSEE.

 
Les jeunes se concentrent à Toulouse

Plus que dans le reste du pays, les jeunes de la région sont nombreux au centre des agglomérations : ils représentent 26 % de la population des villes-centres de Midi-Pyrénées, contre 24 % en moyenne métropolitaine. Cette concentration dans les villes est particulièrement marquée à Toulouse, où près d’un tiers de la population est âgé de 15 à 29 ans. Mais la proportion des jeunes est forte aussi dans des territoires dynamiques, notamment le long des couloirs d’urbanisation qui rayonnent autour de la capitale régionale, le long des axes autoroutiers : au nord en direction de Montauban, au nord-est vers Albi et au sud-est jusqu’à Foix.
Entre 15 et 17 ans, la majorité des jeunes sont scolarisés et vivent encore chez leurs parents : leur répartition territoriale est similaire à celle de l’ensemble de la population. Entre 18 ans et 24 ans, c’est le début de vie active ou la poursuite d’études supérieures : les jeunes se concentrent dans les villes-centres. Toulouse rassemble à elle seule plus du tiers des 18-24 ans de la région. Entre 25 et 29 ans, la plupart des jeunes ont fini leurs études, vivent davantage en couple et commencent à s’intéresser à l’acquisition d’un logement. Ils sont encore 43 % à habiter les villes-centres (30 % sur la seule ville de Toulouse), mais sont proportionnellement plus nombreux que leurs benjamins à vivre dans les communes périurbaines et rurales.

Midi-Pyrénées attire les jeunes des régions voisines

Midi-Pyrénées est une région particulièrement attractive pour les 18-24 ans. Les échanges avec l’Aquitaine et le Languedoc-Roussillon sont les plus favorables à Midi-Pyrénées. La part des arrivants parmi la population régionale est l’une des plus fortes de France pour cette classe d’âge : 19,9 % des jeunes de 18 à 24 ans résidant en Midi-Pyrénées n’y habitaient pas cinq ans auparavant. Dans le même temps, Midi-Pyrénées garde ses jeunes de 18 à 24 ans, puisque le taux de départ de cette population est très faible : seuls 12,4 % d’entre eux ont quitté la région pour une autre au cours des cinq dernières années. Les études poussent à la mobilité. Les jeunes migrants de 18 à 24 ans sont ainsi plus fréquemment étudiants que l’ensemble des jeunes de Midi-Pyrénées.

Le premier emploi est encore souvent à Paris

Les départs et les arrivées de jeunes de 25 à 29 ans sont beaucoup plus équilibrés. Les échanges avec l’Île-de-France sont les plus nourris pour cette classe d’âge et se font nettement au profit de l’Île-de-France. Ces départs vers l’Île-de-France se font principalement vers Paris. Ils s’expliquent en grande partie par la recherche de postes qualifiés : parmi les 25-29 ans actifs en Île-de-France en 2006 et vivant en Midi-Pyrénées cinq ans auparavant, 45 % occupent des emplois de cadres, contre 15 % en général à ces âges. Contrairement aux 18-24 ans, ces mobilités sont peu motivées par la poursuite d’études : seul un migrant de 25 à 29 ans sur dix est étudiant.

Les 18-24 ans s’installent dans les villes-centres

Les trois quarts des jeunes de 18 à 24 ans venus en Midi-Pyrénées entre 2001 et 2006 ont choisi de s’installer dans les villes-centres de la région. Les 25-29 ans qui arrivent dans la région privilégient également les villes-centres (56 % d’entre eux s’y installent).
A l’intérieur de la région, les villes-centres sont également très attractives, mais uniquement pour les 18-24 ans. Elles sont déficitaires pour les 25 à 29 ans : à ce jeu des migrations avec le reste de la région, elles perdent des habitants de 25 à 29 ans au profit des couronnes périurbaines et de l’espace rural. La possibilité d’accéder à la propriété, notamment en logement individuel et à un coût moindre, incite les jeunes ayant fini leurs études et ayant un premier enfant à gagner ces territoires périphériques.

 

Les 18-24 ans plus scolarisés en Midi-Pyrénées

Parmi les 242 000 jeunes de 18 à 24 ans, 55 % sont inscrits dans un établissement d’enseignement. Midi-Pyrénées est ainsi la seconde région de France pour le taux de scolarisation à ces âges, après l’Île-de-France.

25-29 ans : beaucoup de professions intermédiaires

À partir de 25 ans, l’activité dominante des jeunes change : les études sont souvent finies, les premiers emplois apparaissent. Parmi les 162 000 jeunes de 25 à 29 ans vivant en Midi-Pyrénées, les trois quarts se déclarent en emploi et seul un sur dix est inscrit dans un établissement d’enseignement. Ces taux sont comparables aux moyennes nationales. La répartition par catégorie socioprofessionnelle des actifs de 25 à 29 ans, qu’ils aient ou non un emploi, est différente de celle de l’ensemble de la population active régionale : 30 % exercent une profession intermédiaire (techniciens, agents de maîtrise, instituteurs, infirmiers,…), soit 5 points de plus que la moyenne de la population active.

Un Toulousain sur sept est étudiant

En 2006, 111 500 étudiants vivent en Midi-Pyrénées, soit 4 % de la population régionale. Grâce au poids de Toulouse, deuxième ville universitaire de province après Lyon, Midi-Pyrénées occupe le 2nd rang des régions de France, derrière l’Île-de-France, pour la part des étudiants dans la population totale et le 5e rang pour le nombre d’étudiants (derrière l’Île-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nord-Pas-de-Calais). Les trois quarts de ces étudiants vivent dans l’aire urbaine de Toulouse, qui concentre la plus grande partie de l’offre de formations supérieures. Dans la ville même de Toulouse, la densité d’étudiants est forte : un Toulousain sur sept est étudiant.

Une région très attractive pour les étudiants

Les jeunes changent fréquemment de domicile pour leurs études : Midi-Pyrénées est proportionnellement la région qui les attire le plus. Un tiers des étudiants vivant en Midi-Pyrénées en 2006 n’y habitaient pas cinq ans plus tôt : les trois-quarts de ces nouveaux arrivants viennent d’une autre région de métropole, les autres des DOM-TOM ou de l’étranger.
Midi-Pyrénées gagne des étudiants dans les échanges migratoires avec toutes les autres régions, excepté l’Île-de-France. Les jeunes Midi-Pyrénéens qui partent pour- suivre leurs études à Paris ont un niveau de diplôme élevé : la moitié d’entre eux ont un diplôme de 2e ou 3e cycle, contre seulement un cinquième des étudiants qui n’ont pas quitté la région.

Seul un étudiant sur trois vit chez ses parents

En Midi-Pyrénées, seul un étudiant sur trois vit chez ses parents : c’est l’un des taux les plus faibles de France où, en moyenne, un étudiant sur deux vit chez ses parents.
C’est une conséquence de l’attraction de Toulouse sur le reste du territoire métropolitain : les trois quarts des étudiants de son aire urbaine sont logés hors du domicile parental, contre la moitié dans le reste de la région.

 (Source Insee)


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