«Que du bonheur !»

Il avait présenté son nouveau one-man show à Toulouse en novembre dernier, après 13 ans d’absence. Il devait arrêter sa grande tournée “come-back” à l’Olympia mais en a décidé autrement. C’est reparti pour un tour : Patrick Timsit revient dans la Ville rose le 25 novembre prochain pour titiller nos zygomatiques !
Patrick, avant votre spectacle à Toulouse en novembre dernier, vous aviez confié à notre rédaction que vous étiez impatient de remonter sur scène. Qu’en est-il aujourd’hui après un passage remarqué à l’Olympia ?
Je suis toujours aussi heureux ! Même si après tant d’années d’absence, je ressentais une certaine appréhension, le bonheur prend toujours le dessus. Mon passage à Toulouse durant trois soirs m’a permis d’ajuster mon spectacle. Je n’aime pas parler de rodage, je dirais plus qu’il faut pratiquer la représentation. Un one-man show se construit avec le public, que ce soit à l’Olympia ou dans des salles plus petites, à taille humaine. D’ailleurs, mon équipe a réalisé à mon insu un micro-trottoir auprès des gens et je suis ravi du retour.

Comment avez-vous géré ces retrouvailles avec votre public mais également le contact avec les jeunes générations qui ne vous connaissaient pas ?
J’ai senti que le public n’essayait pas de retrouver l’humoriste d’il y a 14 ans. D’ailleurs, je ne reprends aucun sketch ancien, à part lors d’un rappel et en karaoké, ce qui n’a plus rien à voir avec la version originale ! Le ton y est mais j’ai l’impression que la boucle est bouclée. J’ai été aussi surpris par la jeunesse de certaines personnes. Mais dans l’ensemble, tout se déroule comme dans un match de basket, je suis le sportif et le public m’encourage, me motive. En plus, la majorité des spectateurs sont des femmes, ce qui est plutôt gratifiant !

 

Le people ne m’intéresse pas

Votre spectacle a-t-il évolué depuis votre dernier passage à Toulouse ?
Bien sûr, il faut toujours s’adapter au quotidien et tenter de coller à l’actualité, lorsque celle-ci est sociale. Le people ne m’intéresse pas. Par contre, l’inconvénient reste le trac car on adapte ses sketches d’un jour sur l’autre parfois. Pour vous donner un exemple de ce qui sera inédit pour mon prochain passage à Toulouse, je vous parlerai bien sûr de Nicolas Sarkozy. Le sujet est inévitable car les choses ont évolué depuis l’année dernière. Je ne parle pas de son mariage mais plutôt de son comportement : il est plus discret, son attitude peut inspirer des sketches.

Où en êtes-vous côté théâtre ?
Je me suis lancé dans la mise en scène de Rabbi Jacob dont la première aura lieu le 16 septembre. Cela m’a demandé beaucoup de travail mais je l’ai pris comme un moment de détente dans la tournée. C’est une aventure différente. On retrouvera sur scène Marianne James et Eric Métayer sur des musiques signées par Vladimir Cosma. Cette expérience est très jouissive.

 

Se remettre à écrire

En novembre dernier, vous étiez sur le point d’entamer le tournage de “L’emmerdeur“ aux côtés de Richard Berry après un énorme succès sur les planches. Comment s’est déroulée cette aventure ?
L’écueil de ce genre d’adaptation est de se planter et de ne pas faire un film inédit. Or, Francis Weber a vraiment su faire de ce film une création. J’ai pris beaucoup de plaisir car passer de la scène à la caméra, c’est changer de bicyclette !

On parle de Richard Berry et de vous dans une nouvelle version de “La cage aux folles” au théâtre. Vous êtes inséparables !

C’est vrai que nous avons joué dans “L’emmerdeur” pendant un long moment et nous avions également collaboré sur le film “Pédale douce”. Mais il faut savoir s’arrêter et nous ne ferons pas “La cage aux folles”. Sinon, on va commencer à jaser !

Le succès de votre one-man show vous donne-t-il envie d’écrire encore un autre spectacle ?
On va se remettre à écrire, c’est sûr. Pourquoi se priver de ce moment de bonheur ? C’est quand on est sur scène qu’on se rend compte qu’elle nous a manquée pendant tant d’années.

Propos recueillis par Sophie Orus

Patrick Timsit
The one-man stand up show
Le 25 novembre à 20h30
Casino Théâtre Barrière



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