Quand la légende se mêle à la réalité

Passionné d’histoires, de mythes occultes et de surnaturel, Emmanuel de Careil publie son dernier opus aux Editions de l’Ixcéa, «Le trésor des Cathares». Toujours en ébullition, cherchant constamment des réponses aux questions existentielles, il s’emploie dans son nouveau roman, à faire toute la lumière quant à l’existence et les agissements des Cathares, intimement liés à la légende du Graal. Mais ils ne sont pas les seuls comme le découvre l’auteur dont les révélations sont étonnantes…

 
Emmanuel de Careil, comment l’idée même du “Trésor des Cathares” a-t-elle germé dans votre tête ?
A la différence des contes féeriques, les légendes ont généralement pour base des faits réels. Ayant eu l’occasion de visiter Rennes-le-Château, je me suis vivement intéressé à cette énigme où il a été écrit jusqu’à présent à peu près tout et n’importe quoi. Or, de fil en aiguille, mes recherches m’ont orienté sur les Cathares et leur célèbre château de Montségur. Il n’y a encore pas très longtemps, ni la télévision, ni la radio existait, et les histoires se racontaient de bouche à oreille, en prenant plus ou moins d’importance en fonction de la qualité de la narration. C’est très exactement comme cela que sont nées les légendes, dont celle assez extraordinaire selon laquelle le château des Cathares abritait le Graal.

D’où vient cette attirance pour les légendes ou les mystères civilisationnels non élucidés?
Déjà très jeune, j’étais passionné par ces intrigues que l’on racontait dans les livres d’enfants, mais il fallait pour me captiver que l’histoire soit vraisemblable, comme c’était le cas, pour la bête du Gévaudan. Depuis tout temps, j’ai adoré fouiller dans ces textes où sont relatées des histoires étranges ou énigmatiques et depuis que je suis un peu plus disponible pour ma passion, je me suis transformé en chercheur de vérités.

N’est-il pas difficile et périlleux de s’attaquer à un sujet tel que celui des Cathares dans une région où leur empreinte est très présente ?
Dans le cas précis de ce roman, je dirais que non. Ce que j’évoque concernant les Cathares ne remet pas en cause ce qui a déjà été avancé par les historiens, car je développe un sujet qui n’a encore jamais été traité, ou tout au moins que très partiellement. Si toutefois il m’arrive de revenir sur des faits déjà énoncés par d’autres, ce n’est que pour remettre les choses dans leur contexte ou apporter une information complémentaire à mes lecteurs.

Ce livre aborde également une nouvelle théorie (ou du moins en étaye une qui n’a pas été privilégiée) sur la légende du Graal. Comment vous êtes-vous retrouvé sur les traces de ce mythe ?
L’historien allemand Otto Rahn avait écrit, dans les années 30, un ouvrage concernant ce joyau dont le titre était “Croisade contre le Graal”, mais pour lequel il a été prétendu que les recherches entreprises au château de Montségur n’avaient jamais abouti.  C’est en effectuant mon enquête sur le trésor de Rennes-le-château que je me suis retrouvé entraîné dans le passé trouble des Cathares et de Montségur, autrement nommé le temple du Graal.  

“Le Trésor des Cathares” est un livre historique et scientifique qui vous a demandé un travail de recherche mais avez-vous effectué celles-ci en vue d’écrire ce livre, ou est-ce vos prospections qui vous ont conduit à en faire un récit ?
Au départ ce livre devait être un compte rendu légèrement romancé des découvertes que je pensais faire sur Rennes-le-château et les environs. Je connaissais différentes légendes dont l’une affirmait que le IIIème Reich avait entreposé le Graal découvert à Montségur, dans le château du Wewelsburg. Jusqu’à présent, rien ne pouvait permettre d’affirmer que cette supposition était vraie, jusqu’à ce que je découvre le maillon manquant entre la légende de Montségur et celle du Wewelsburg. C’est ce lien insoupçonné qui a transformé mon ouvrage, pour lui donner cet aspect historique.

 

Votre récit relate vos recherches, mais lorsque vous les avez réellement entreprises, avez-vous rencontré des difficultés ?
L’enquête sur Rennes-le-château a été relativement facile, car j’ai reçu beaucoup d’aide et d’informations de la part du syndicat d’initiatives et de la mairie du village. Par contre, toute la partie concernant l’Allemagne et l’Autriche a été beaucoup plus fastidieuse, contrairement à la Belgique, où les archives nationales ont confirmé mes théories très rapidement.

Pourquoi avoir voulu romancer le récit, un ouvrage historique n’aurait-il pas été plus adéquat ?

Cela aurait très bien pu se faire, mais aurait été bien moins agréable pour le lecteur. Un ouvrage rédigé de façon historique est à mon goût trop rébarbatif pour un néophyte, et je souhaitais avant tout faire participer le lecteur à cette enquête extraordinaire.

Ne craignez-vous pas que le lecteur se perde entre les passages historiques, empiriques et les événements que vous avez volontairement édulcorés pour les besoins de la narration ?

Absolument pas, et je dirais même, bien au contraire ! Comme je viens de l’évoquer précédemment, j’ai tenu à rédiger ce roman en collant au plus près des recherches menées. La partie romancée n’est là, en réalité, que pour permettre au lecteur de participer encore plus à mes investigations. Je lui explique exactement tout ce qui se passe en temps réel. Je lui fais même part de mes réflexions, des idées qui me trottent dans la tête et même de mes soirées, qui n’ont bien souvent strictement rien à voir avec l’histoire, mais qui font tout de même partie de cette enquête.

Avez-vous fait de nouvelles découvertes après la parution du livre ?
Effectivement, ce n’est pas parce qu’un livre est terminé que tout s’arrête subitement. J’ai découvert d’autres affaires plus ou moins liées à ce roman, mais je ne sais pas encore s’il y aura matière à écrire un nouveau livre. Par contre, la recherche des lieux dans lesquels sont cachés les trésors évoqués peuvent quant à eux être un bon sujet pour un ouvrage de ce type ou même un film. Encore faudrait-il avoir l’accord des gouvernements concernés ainsi que l’aide matérielle appropriée.  

Pouvez-vous nous livrer quelques bribes de votre prochain roman et donc de vos récentes découvertes ?
Cela m’est difficile dans l’immédiat, car je n’aime pas trop m’avancer. Je ne veux pas dire ce que je vais faire, tant que je n’en suis pas sûr. Hormis ce que j’ai déjà évoqué, j’aimerais partir à la recherche de l’Arche d’Alliance ou encore des recueils de la Science de Thot, pour lesquels j’ai bien sûr une petite théorie. Mais on verra bien, et je ne vous en dirai pas plus pour l’instant !

Le Trésor des Cathares d’Emmanuel de Careil

 


Passionné par l’Histoire et les affaires étranges ou énigmatiques,  Emmanuel de Careil nous fait part, dans ce dernier roman, de ses découvertes relatives aux diverses légendes qui se rapportent au trésor des Cathares. Globalement, l’histoire du Graal nous est connue, en particulier la version qui veut que le château de Montségur en soit le gardien. Mais y aurait-il un lien entre le trésor des Cathares, celui de  Rennes-le-Château, et le supposé Graal du IIIème Reich ? Existe-t-il de nos jours, un nouvel Ordre
des Cathares quelque part dans le monde ? Voilà autant de questions que l’on est en droit de se poser aujourd’hui et auxquelles l’auteur s’efforce d’apporter une réponse. Au fil des pages, en mêlant le fruit de ses recherches à la fiction, il offre au lecteur l’occasion de se demander : et si c’était vrai ?


Propos recueillis
par Séverine Sarrat

Retrouvez l’ouvrage sur le site des Editions Ixcéa : ixcea.com


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