Prix Nobel de la Paix; Barak Hussein Obama le nouveau défi…

Déjà à la tête du pays le plus puissant de la planète, avec le Prix Nobel de la Paix, que l’on vient de lui attribuer, Barak Hussein Obama se doit d’être, qu’il le veuille ou non, l’Homme providentiel de la réconciliation entre les Hommes.

 
«Une récompense extraordinaire pour un homme extraordinaire», diront certains. Un piège qui pourrait se retourner contre lui penseront les plus sceptiques. Pour David Brown, Consul des Etats-Unis à Toulouse, cette distinction doit être considérée et même inscrite dans un processus normal quasi naturel : «Même si je n’ai pas interrogé chacun d’eux, je suis certain que les Américains de Midi-Pyrénées sont très fiers de cette attribution».
Quoi de plus naturel pour ce haut représentant de son pays dans notre capitale régionale que de saluer et de se réjouir évidemment du choix du Comité norvégien de nommer le Président des Etats-Unis à la plus haute distinction. Et d’ajouter avec raison : «C’est en premier lieu la personnalité même du Président Obama qui fait son succès, son histoire personnelle, sa vision du monde».
Un monde, que le premier des Américains et c’est nouveau, voudrait débarrasser des menaces qu’imposent d’abord les changements climatiques. Voilà peu, il n’hésitait pas à montrer du doigt les responsables, capables d’après lui «d’endommager à jamais le monde que nous léguons à nos enfants, semant le conflit et la famine, détruisant les littoraux et vidant les villes» ; complétant son discours par un engagement encore large : «C’est pourquoi tous les pays doivent maintenant assumer leur part de responsabilité et transformer la façon dont ils utilisent l’énergie».
Autre menace que le Comité Nobel se promettait de dénoncer, en apportant son soutien au Président Américain, les conflits militaires qui menacent la paix comme l’équilibre dans le monde. Saluer les efforts entrepris depuis le premier jour par Barack Hussein Obama pour faciliter la paix au Moyen-Orient. Faire en sorte que Turcs et Arméniens se reparlent enfin. Dans la course à l’armement nucléaire amener les Iraniens à plus de responsabilité comme de réserves.
Reste l’Afghanistan, le bémol avec la décision de l’envoi massif de nouvelles troupes, plus de 13 000 soldats supplémentaires ? Un nouveau Vietnam s’insurgeront les plus pessimistes. Même si, là comme ailleurs, à situation exceptionnelle, réplique exceptionnelle comme le rappelle David Brown : «Si nous étions dans une situation unilatérale avec une guerre menée par un pouvoir contre un autre, ce serait différent. Et puis rappelons que le Comité Nobel a bien insisté sur l’approche multilatérale, de notre Président, sur les problèmes de ce monde. Il n’y a pas que les Américains qui sont impliqués en Afghanistan : il y a l’Otan et tous les états membres. C’est vraiment un effort international qui est engagé. Après les attaques du 11 septembre, il fallait absolument agir».

A call to action

Face aux multiples défis du vingt-et-unième siècle, c’est donc à l’action qu’en a appelé Barack Hussein Obama. C’est donc son action qui est récompensée par ce Prix Nobel de la Paix.
«A call To action» déclarera le récipiendaire à l’annonce de cette distinction. Un discours fleuve qui n’est pas sans rappeler le fameux «I have a dream» prononcé en 1963 par un certain Martin Luther King qui lui aussi, au péril de sa vie, aura œuvré jusqu’au bout pour la paix entre les Hommes. Sauf que 45 années plus tard, tout reste à accomplir, tout est à recommencer, à réinventer.
Alors dans ces conditions, le Prix Nobel prend une toute autre dimension. Si hier il était, avec raison et parce qu’il soulignait le travail accompli, une fin en soi, une récompense de fin de carrière, il prend aujourd’hui un nouveau souffle en devenant le symbole qui montre la voie, le chemin, encourage celui qui le premier par son audace, son charisme, sa force naturel, sa foi en demain, sa foi dans les Hommes n’a pas eu peur de poser ses défis. Barack Obama n’a pas eu peur de montrer la somme de travail à accomplir, les difficultés qui se poseraient inexorablement sur le chemin. Il n’a pas hésité non plus à montrer du doigt, ceux qui pourraient demain se retrouver au ban de l’humanité, si d’aventure ils persistaient dans leurs dérives.  
Alors il n’est pas surprenant que les “supporters” de Barack Obama, voient beaucoup plus loin et relèvent, comme David Brown, quelques similitudes avec d’autres Prix Nobel de la Paix : «Souvenons-nous en 1971, c’est le chancelier allemand Willy Brant et son Ostpolitik qui sont couronnés. En 1990 c’est le tour de Mikhaïl Gorbatchev et sa fameuse Perestroïka. Ces deux hommes ont également reçu leur Prix Nobel au commencement d’un processus qui allait fondamentalement changer l’Europe et les relations Est-Ouest, et de manière définitivement positive. Barack Hussein Obama a lui aussi engagé des pourparlers dans des domaines cruciaux pour la planète. Et il est le premier à le faire»…
C’est en décembre prochain que Barack Hussein Obama se rendra à Oslo afin de recevoir ce Prix qu’il dit «ne pas avoir mérité et pour des causes qui ne seront peut-être pas achevées de son vivant». Voilà qui a le mérite d’être dit.

Claire Manaud


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