Prix de l’immobilier ; Les notaires lancent leur application Smartphone

Pour rendre compte des «vrais» prix du marché immobilier dans le secteur de l’ancien et de leur mission de service public, les Notaires de France lancent une application disponible sur I-phone, I-pad et Androïd. Démonstration à la Chambre Interdépartementale des Notaires de la Cour d’appel de Toulouse.

Après le site internet, la technologie mobile. Voulant montrer leur «réactivité et leur capacité à mettre à destination du public une information immobilière de plus en plus précise et fonctionnelle en anticipant la publication prochaine du décret d’application de la loi de modernisation des professions juridique et judiciaire», les Notaires de France lancent leur application sur Smartphone. Disponible sur I-phone, I-pad et Androïd, celle-ci permet, grâce au système de géolocalisation, de consulter sur place et gratuitement les prix au mètre carré des appartements et moyen des maisons dans le secteur de l’ancien (bien de plus de cinq ans). Démonstration en a été faite tout récemment à la Chambre Interdépartementale des Notaires de la Cour d’appel de Toulouse (Ariège, Haute-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne). «Le conseil supérieur du Notariat avait la volonté que ces chiffres soient à la disposition du public pour qu’il puisse ainsi se faire une idée de ce qu’est le «vrai» marché immobilier. (à partir des Données Perval, qui enregistre les transactions immobilières réalisées par les notaires)» confie Bruno Barbe, délégué à la communication, «car suivant les époques et les professions qui interviennent sur ce créneau-là, – agents immobiliers, promoteurs, notaires – la vision du marché n’est pas forcément la même. Nous sommes un métier de service et ce dispositif confirme la plus-value de notre profession par rapport aux autres.»

Bientôt un annuaire et des annonces immobilières

Alors que pour les communes de moins de 20 000 habitants, un prix global est donné, pour celles de plus de 20 000 habitants, l’application dévoile les prix par quartiers avec leur évolution sur cinq ans, à l’année ou au trimestre. «Les chiffres sont ajustés à trois mois près.» précise Bruno Barbe, «Cela donne un bon indice sur la valorisation des biens.» Mais le dispositif peut avoir ses limites : «Il peut arriver que dans certains quartiers, comme à Guilheméry par exemple, les maisons ne soient pas caractéristiques du marché immobilier. Il n’y a pas suffisamment d’opérations dans les trois mois antérieurs pour pouvoir déterminer une statistique fiable.» explique Bruno Barbe.

Le deuxième volet de l’application propose une évaluation immédiate des frais d’achat (taxes, rémunération de l’office notarial) aussi bien dans le neuf que dans l’ancien : «C’est une question récurrente.» assure Bruno Barbe, «Combien mon investissement va-t-il coûter ? On va pouvoir entrer les éléments pour faire un calcul rapide pour estimer le montant des impôts et autres à prévoir en plus du prix de vente.»

A très court terme, l’application qui pourrait également intégrer des données sur les terrains à bâtir, comprendra un annuaire des notaires : «Vous êtes dans une rue où un appartement vous intéresse, vous pourrez trouver le notaire le plus proche pour éventuellement le rencontrer, prendre rendez-vous.» poursuit Bruno Barbe. Et d’ici la fin de l’année, la profession envisage d’y faire figurer ses propres annonces immobilières.

Claire Manaud

Sarkozy et Hollande ; Tarification des droits d’enregistrement

Quel changement pour les deux candidats à la présidentielle sur les droits d’enregistrement appelés aussi droits de mutation, (cet impôt indirect prélevé lors du changement de propriétaire d’un bien immobilier) ? Selon les notaires, pas de modification en vue sur cette tarification pour le socialiste François Hollande. Nicolas Sarkozy en revanche, prévoirait lui une diminution de 50% des frais de notaires dont l’ensemble est estimé à 7% du prix du bien immobilier concerné. Mais ce qui semble dans ce cas une aubaine pour l’acheteur, équivaudrait alors à un manque à gagner pour les collectivités locales puisque les notaires reversent une majorité de ces frais prélevés, aux départements et aux communes.



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