Prison : du nouveau dans la réinsertion à Toulouse

L’association Bouger pour s’en sortir, qui facilite la réinsertion des prisonniers dans la société par le sport, développe un nouveau projet, intitulé «Un tremplin pour s’en sortir». Le «stage 0», soit la première expérimentation, commence lundi 19 novembre, avec six prisonniers condamnés à de courtes peines. Afin de commencer ces activités, l’association a inauguré un nouveau local, rue Rolland Garros. «Un tremplin pour s’en sortir» va plus loin que les actions menées jusque-là, «c’est-à-dire proposer une activité physique aux prisonniers, pas dans un but occupationnel, mais plutôt pour apprendre à respecter des règles et des valeurs» explique Sylvie Bros, présidente de l’association, arbitre international de rugby et entraîneur à Fonsorbes. Le rugby est d’ailleurs un des sports dispensés, avec le karaté et le judo.

Aujourd’hui, Bouger pour s’en sortir propose aux prisonniers qu’ils soient en courtes ou en fin de peines, et «à ceux qui évitent la prison de justesse», tout un programme de réinsertion. Contrôle de soi, suivi professionnel, organisation d’un projet événementiel, gestion des conflits et communication font partie de l’emploi du temps, en plus des sports déjà pratiqués. «L’objectif est qu’ils ne reviennent pas en prison» affirme Sylvie Bros. Pour cela, l’association fonctionne avec de nombreux partenaires, comme le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP), Pôle emploi, le Conseil régional, mais également des fédérations sportives. Le stage peut durer plus ou moins longtemps, suivant l’évolution de chacun. «On a une grille d’évaluation avec des aptitudes particulières à acquérir. Notre action est terminée lorsque tout est acquis» précise la présidente de l’association.

 

Coralie Bombail

 



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