Présidentielle de 2012 ; Robert Baud, candidat

A 63 ans, Robert Baud est candidat à l’élection Présidentielle pour la seconde fois. Révolté par l’injustice, ce Toulousain considère que les politiques sont loin des réalités quotidiennes des Français. Parmi les priorités de son programme, la défense des minorités et de l’environnement. Rencontre.

 
Robert Baud, après 2007, vous vous présentez à l’élection Présidentielle de 2012. Qu’est-ce qui vous motive ?
Ma motivation vient du fait que je ne trouve pas de résonance dans les partis politiques existants; ils ne répondent pas pour la plupart aux réelles motivations et problèmes des gens ! Deuxièmement, par rapport à cette lacune, j’ai créé mon association/parti politique qui se nomme A.B.V. (Aux gens de Bon-ne Volonté) en octobre 2010. Depuis je suis en campagne pour cette élection présidentielle. Ceci dit, je reste joignable et disponible dans le cadre de cette campagne, dans la mesure où je peux rendre des services aux collectivités. Je suis avant tout un Président d’Associations, et je reste actif, je sacrifie mon temps, mon énergie, même un peu ma santé je dirais, étant invalide, depuis plus d’un an déjà pour défendre mes idées et mes convictions. Je suis à la retraite, je n’ai ni mandats électifs, ni fortune personnelle, et n’ai pas non plus de soif de pouvoir. Je voudrais juste qu’il y ait un changement fondamental dans les politiques qui nous gouvernent, et cela dans le plus profond respect d’autrui, pour une harmonie et une vie plus paisible, moins tourmentée.

Vous souhaitez un changement dans les mentalités ?

Oui car je considère que nous allons dans le mauvais sens, dans l’autodestruction, et les générations futures nous demanderont de rendre des comptes, et de manière légitime : Qu’a-t-on fait à leur planète Terre ?

”Les vraies solutions ne sont pas abordées”

Vous défendez les minorités…
Oui, en priorité les jeunes, les personnes âgées, handicapées, les travailleurs sans emploi, les gens sans domiciles, esseulés, etc. Ces catégories de personnes, plus les autres, que je ne peux pas nommer, parce qu’elles sont nombreuses, je les citais déjà dans mon préprogramme sur mon site pour l’élection Présidentielle de 2007. Depuis, rien n’a changé, je dirais même que les choses ont empiré. La dette française a doublé, l’emploi est de plus en plus difficile à trouver pour toutes les catégories sociales, la spéculation va bon train, et l’écart entre les plus riches et les plus pauvres se creuse, et le social, je n’en parle même pas ! Cela me met en colère ! Et tout ce gaspillage, alors que nous pourrions nourrir énormément d’hommes, de femmes, d’enfants dont le besoin vital et de manger, boire (de l’eau en suffisance) et dormir de manière décente. Je ne trouve pas dans les différents programmes proposés par les autres dirigeants politiques de réelles réponses à cette crise durable, et qui à mon sens est en train de s’amplifier. Le fait que l’Italie soit dénotée, en est une des conséquences directes. Cela met en péril la stabilisation de l’euro, face aux autres monnaies du marché mondial, et par cela, affaiblit le pouvoir d’achat. Les vraies solutions ne sont pas abordées, le respect de la vie d’autrui est grandement menacé, voire ignoré. L’agressivité des gens au quotidien le confirme. Avec les structures existantes de mes différentes associations, A.B.V. ENSEMBLE 2012- 2017 et le Comité de soutien à R.B, nous sommes en train d’établir une charte qui sera cosignée par d’autres personnes qui sont dans la même situation politique et le même constat que moi pour édifier un programme cohérent avec des spécificités et nous aborderons les points qui ne sont pas mis en avant par les autres candidats.

Contre le nucléaire

Justement, quels sont-ils ?
Les points qui me tiennent plus particulièrement à cœur, c’est le respect de la nature, et nos environnements, notamment la protection de l’eau, la source de la vie, des vies. Les agriculteurs sont bien placés pour en parler, c’est un métier en voie de disparition, et cela de manière délibérée. A partir de cet élément je peux décliner dans une certaine logique, la création de centaine voire de milliers d’emploi, si la volonté des électeurs va dans ce sens. C’est à la fois simple à réaliser, à appliquer. Les décisions qui seront prises à partir de ce moment-là, iront dans le bon sens et vers une logique de vie plus humaine.

Vous êtes de quelle sensibilité politique ?
 Je ne suis pas un politique à proprement parler, j’ai une expérience de la vie mais effectivement des résonances avec certains partis politiques, plus particulièrement l’écologie, le socialisme et d’autres partis qui sont en butte avec la logique du pouvoir et de la spéculation. Je travaille depuis l’âge de 13 ans, preuves à l’appui, et j’ai quelques métiers à mon actif ! Il est évident que je suis contre le nucléaire, car c’est une énergie que l’on ne maîtrise pas encore de manière certaine et fiable à 100 %. J’en ai pour preuve les catastrophes écolgiques majeures : Tchernobyl; Hiroshima/Nagasaki (il y avait 7 personnes pour la commémoration de l’anniversaire de cet événement, le 5 Août dernier à Toulouse à la Daurade !) et, plus récemment encore : Fukushima. Cela représente des milliers de vies humaines détruites à jamais. Je suis pour une diversification des énergies renouvelables et pérennes, dont on a une maîtrise au plus proche des 100 %, et une capacité de rendement dans les stockages et l’acheminement vers les foyers, et cela avec une notion de service public.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.