Préfecture ; Dominique Bur dans la continuité

Une semaine après sa prise de fonction dans la Ville rose, le nouveau préfet de région fixe ses priorités, même s’il n’a pas encore pris la mesure de tous les dossiers.
A 61 ans, Dominique Bur, énarque et ancien préfet de région en Bourgogne, a succédé à Jean-François Carenco en Midi-Pyrénées, soit le quatrième homme à ce poste depuis 2006. Autant dire que ce “turnover” ne facilite pas le suivi des dossiers mais Dominique Bur compte s’installer durablement à Toulouse : «J’espère pouvoir m’impliquer et travailler dans la durée. Je ne suis pas dans un esprit de passage car les élus ont besoin d’interlocuteurs permanents.»
Un constat vite mis en évidence pour le nouveau préfet qui a reçu le lendemain de son investiture Martin Malvy, Pierre Izard, Pierre Cohen et Claude Terrazzoni sur le dossier brulant du Plan Power 8 : «Il s’agit de l’une de mes plus grandes préoccupations car le cas Airbus est un sujet de fond structurant de notre région.» Cependant, Dominique Bur ne s’est risqué à aucun commentaire concernant sa ligne de conduite et ses décisions à venir.
Principale priorité du nouveau préfet : la sécurité. «On sent le dynamisme, l’expansion et la croissance de la région, ce qui entraîne des problèmes de sécurité et de délinquance.» Pour remédier à ces problématiques, Dominique Bur envisage de travailler en étroite collaboration avec le nouveau procureur de la République Michel Valet. Autre souci du préfet : maintenir une cohésion territoriale et sociale pour éviter une rupture du développement de la région, dynamisme qui doit profiter à chacun des huit départements.

Ajuster l’action de l’Etat

Sur le plan économique, «l’industrie doit se diversifier, notamment en développant les biotechnologies, l’agroalimentaire et la recherche sur le cancer.» Quant à la politique vis-à-vis des sans-papiers, cet ancien directeur de l’Office des migrations internationales prévient, suite à l’interpellation de deux personnes au guichet de la préfecture à Toulouse : «Ce type d’interpellation est très rare et rentre dans un cadre légal bien précis. Pour la suite, je compte porter une attention personnelle à tous les dossiers et les traiter au cas par cas, tout en étudiant tous les moyens possibles à la régularisation.»
Pour mener à bien ses missions, Dominique Bur souhaite aller à la rencontre des grands élus, des parlementaires et des décideurs économiques, afin «d’anticiper leurs attentes et d’ajuster l’action de l’Etat». Dans les prochaines semaines, le nouveau préfet de région devrait prendre la me-sure des divers dossiers, en profondeur, et compte participer aux grands débats sur le logement, le Grand Projet de Ville ou encore le passage du Grand Toulouse en communauté urbaine. Pour l’instant, l’urgence se situe dans la reconnaissance du terrible orage du 15 mai en catastrophe naturelle : «Le dossier est en cours et doit passer en commission interministérielle. Nous espérons une réponse le 17 juin prochain.»

Sophie Orus


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.