Pré-plainte en ligne ; Mode d’emploi

Le dispositif de dépôt de plainte via Internet vient d’être mis en place en Haute-Garonne. En trois semaines, une soixantaine de victimes d’infractions contre les biens, ont opté pour ce modus operandi ; gage, selon les autorités, de plus de liberté et de gain de temps.

 
La pré-plainte en quelques clics. C’est désormais possible en Haute-Garonne. Après les Yvelines, le Bas-Rhin et la Charente Maritime, notre département vient d’adopter ce dispositif. Mis en place le 17 décembre dernier, il est réservé aux victimes d’atteintes aux biens (voir en- cadré) et dont l’auteur des faits est inconnu. Pour les autorités, l’utilité de la pré-plainte en ligne est manifeste : «Ce service a pour objectif d’éviter le délai d’attente lors d’un dépôt de plainte courant. Cela signifie donc plus de liberté pour les personnes qui subissent des dommages, sans perte de temps avec un traitement individualisé», explique le Préfet de la Haute-Garonne, Henri-Michel Comet. Une expérimentation saluée par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Toulouse, Michel Valet : «Le Parquet est destinataire de plus d’une dizaine de milliers de plaintes chaque année. Mais les victimes hésitent et même renoncent à déposer plainte car il faut attendre. Donc je suis très intéressé par ce qui permet de les encourager à effectuer cette démarche et je vais suivre ce dispositif avec beaucoup d’intérêt».

Mode d’emploi

Pour remplir le formulaire en ligne, la marche à suivre est simple et ne prend que quelques minutes : «Le plaignant accède depuis son ordinateur personnel à un site dédié (www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr) puis il tape sa pré-plainte à l’aide de menus déroulants» indique Lucien Pourailly, directeur départemental de la sécurité publique. Lui sont demandés des informations indispensables à la suite de l’enquête : entre autres son identité bien sûr, la nature de ce qui a été volé mais aussi le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie où il choisit d’aller confirmer sa plainte. Puis il reçoit un numéro d’enregistrement dédié à son affaire et un appel des autorités dans les 24h. «La Police et la Gendarmerie s’engagent à fixer un rendez-vous avec le plaignant dans un délai d’un mois mais celui-ci peut être rapproché pour les bienfaits de l’enquête.» ajoute Lucien Pourailly.

«Dissuader les plaisantins»

Au début de l’opération, l’adresse IP de l’ordinateur est détectée : «Ce n’est pas pour «fliquer» tout le monde» assure Lucien Pourailly, «mais pour dissuader les plaisantins. Il ne s’agit pas de surcharger le système en fausses déclarations ; ce qui est un délit» fait par ailleurs remarquer le directeur départemental de la sécurité publique. En l’espace de trois semaines, une soixantaine de pré-plaintes ont été enregistrées (services de police et de gendarmerie confondus) sur le département de la Haute-Garonne, avec «l’ambition d’avoir une montée en puissance rapide» précise Henri-Michel Comet. De même, derrière la pré-plainte, une «veille», sorte de filtre, a été mise en place. A l’Hôtel de Police de Toulouse, le centre d’information et de commandement est sur ses gardes en permanence : «Il faut être sûr que la pré-plainte ne cache pas une situation d’urgence auquel cas nous prenons de suite contact avec la personne.» précise Lucien Pourailly. Sans avoir pour l’heure de date précise, la pré-plainte en ligne devrait toutefois être généralisée au plan national dans quelques mois.

En cas d’urgence, composez le 17 ou le 112. Pour accéder au site dans le cas d’une pré-plainte, taper simplement «pré-plainte» sur un moteur de recherche ou l’adresse complète : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr



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