[Clash] Pour ou contre la réforme des collèges ?

clash JT638
Fabien Jouvé (PS) et Bernard Schwartz (SNES-FSU)

 

Contre

Bernard Schwartz, Co-secrétaire général SNES-FSU Midi-Pyrénées

“Renoncement, voilà le mot qui vient immédiatement à l’esprit lorsque l’on regarde de près le projet de réforme du collège. Alors que tous les acteurs de la communauté éducative s’accordent sur la nécessité de réformer le collège pour que tous les élèves puissent y réussir, les annonces ministérielles laissent les enseignants sidérés par le peu d’ambition du projet. Derrière une communication démagogique se cache la réalité: la fin du caractère national des horaires et des programmes, l’absence de financement réel de la réforme et le renvoi de toutes les difficultés au local, au nom de l’autonomie. De plus, le nouveau gadget pédagogique (EPI) censé enclencher la réussite de tous les élèves, signifie concrètement sur le terrain une énorme usine à gaz, des réunions à n’en plus finir et pour un intérêt très douteux. Pire, toujours sous couvert d’une volonté d’égalité que personne ne peut contester, la ministre tente laborieusement de faire croire que supprimer des dispositifs qui fonctionnent: latin, bilangues, va résoudre les difficultés des élèves de collège. Qui peut croire cela? Pas les professionnels du terrain qui demandent la réouverture des discussions. Il n’est pas trop tard.”

 

Pour

Fabien Jouvé, Secrétaire Fédéral à l’Education du Parti Socialiste de Haute-Garonne (#PS31)

“Quelle réforme de l’éducation n’a pas provoqué inquiétudes et protestations ?  Au-delà des postures et conservatismes, doit-on seulement continuer à constater que notre école reproduit et aggrave les inégalités ? Doit-on se satisfaire d’élèves qui arrivent en fin de scolarité obligatoire sans savoir lire, écrire, compter ? Non, il faut agir. En réduisant les moyens ? La suppression de 80 000 postes marque l’échec de la droite. En donnant plus de moyens ? 4 000 postes pour accompagner cette réforme sur les 60 000 créés, c’est une avancée. Mais est-ce la seule solution ? En organisant le collège différemment. C’est le sens de la réforme de Najat Vallaud-Belkacem, nouvelle étape de la Refondation de l’Ecole qui a pour ambition de réduire les inégalités. Permettre la réussite de tous par la maîtrise des savoirs fondamentaux en tenant compte des spécificités de chaque élève, voilà l’objectif. Possibilité de globaliser les heures d’enseignement pour une progressivité des apprentissages dans le respect des programmes, interdisciplinarité pour des apprentissages concrets, accompagnement personnalisé généralisé, heures en petits groupes, marges de manœuvre, voilà les moyens. Apprendre autrement pour faire reculer l’échec scolaire et renouer avec la promesse de l’école républicaine, voilà l’enjeu.”

 

 

 

 



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