Population de Midi-Pyrénées en 2040 ; Une croissance qui se ralentit

A l’horizon 2040, Midi-Pyrénées et plus particulièrement le Tarn-et-Garonne, devraient se placer en tête des régions françaises les plus peuplées malgré un certain tassement de la croissance démographique. C’est ce que révèle la dernière étude réalisée par l’Insee, qui prévoit également que la Haute-garonne demeure l’un des départements les plus jeunes de France.

 
La population de Midi-Pyrénées passera de 2,8 millions d’habitants en 2007 à 3,6 millions en 2040. C’est du moins ce qui se produira si les tendances démographiques récentes se prolongent. Avec une croissance de 28 %, Midi-Pyrénées se placerait en tête des régions françaises, avec le Languedoc-Roussillon. La croissance démographique de la région, très forte entre 1999 et 2007, devrait toutefois se tasser. Le différentiel de croissance avec la métropole se réduirait à l’horizon 2040.

L’excédent naturel devrait disparaître

En Midi-Pyrénées, le solde naturel annuel, différence entre le nombre des naissances et celui des décès, actuellement positif, devrait progressivement diminuer pour devenir légèrement négatif en fin de période. Le phénomène n’est pas propre à Midi-Pyrénées : avec l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses nées entre 1945 et 1975, le nombre des décès dépasserait en 2040 celui des naissances dans les deux tiers des régions.

 


Un tassement de l’apport migratoire

Entre 1999 et 2007, l’afflux de population a été très fort en Midi-Pyrénées : le solde migratoire a contribué à une hausse de la population de 1,1 % par an. Entre 2030 et 2040, les échanges migratoires de la région avec les autres régions françaises et avec l’étranger ne contribueraient plus qu’à hauteur de 0,6 % par an à la croissance de la population régionale. Ce niveau serait néanmoins parmi les plus élevés, avec ceux observés en Corse et en Languedoc-Roussillon.

Vers une réduction des écarts de croissance entre les départements de la région

Un resserrement des dynamiques démographiques pourrait s’opérer en Midi-Pyrénées. Entre 2030 et 2040, le rapport des taux de croissance entre le département le plus dynamique de la région (Tarn-et-Garonne) et le moins dynamique (Hautes-Pyrénées) serait de 3, contre 5 actuellement (entre la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées).
Le solde naturel ne constituerait pas le principal moteur de ce resserrement. Sous l’effet du vieillissement de la population, il se dégraderait dans tous les départements dans des proportions assez proches. En revanche, l’impact des échanges migratoires serait plus tangible.

Croissance record en Tarn-et-Garonne, premier département de métropole

Le Tarn-et-Garonne serait le département métropolitain à la plus forte croissance démographique entre 2007 et 2040 (+40 %), devant la Vendée et la Haute-Garonne (35 %). Il deviendrait le 3ème département de la région, devançant désormais l’Aveyron. La Haute-Garonne, bénéficiant aussi d’une forte augmentation de sa population, se hisserait de la 14ème place à la 9ème. Elle serait au 6ème rang des départements de province, derrière le Nord, les Bouches-du-Rhône, le Rhône, la Gironde et la Loire-Atlantique.

 

Un vieillissement inéluctable, mais freiné par les migrations

En Midi-Pyrénées comme en France, le vieillissement de la population est inéluctable. Il résulte de l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses nées pendant les Trente Glorieuses. L’âge moyen dans la région passerait de 41,0 ans en 2007 à 44,8 ans en 2040. Midi-Pyrénées attire des populations jeunes et vieillit ainsi moins que l’ensemble des régions : son âge moyen assez élevé en 2007, qui la situe au 8ème rang régional, la ferait glisser au 10ème rang en 2040, derrière la Basse-Normandie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La Haute-Garonne parmi les plus jeunes départements de France

A l’horizon 2040, comme en 2007, la Haute-Garonne serait l’un des départements les plus jeunes de France. A l’opposé, le Lot resterait le deuxième département le plus âgé de France, après la Creuse. Le Gers, les Hautes-Pyrénées et l’Aveyron feraient toujours partie des départements les plus âgés de France. Les écarts de vieillissement entre départements se creuseraient : dans le Lot et les Hautes-Pyrénées, l’âge moyen augmenterait respectivement de 5,4 et 4,5 ans, contre 3,8 ans en moyenne régionale.



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