Pôle Emploi ; «Faites-nous confiance, donnez-nous notre chance»

En 2007, Maryse Simon, conseillère à pôle emploi cadres, a un projet : monter un club spécialisé pour les jeunes diplômés. Chose dite, chose faite. Aujourd’hui, le club des jeunes diplômés apporte une réelle aide à tous ceux ayant achevé leur cycle d’études supérieures.

 
Depuis quelques années, pôle emploi cadres a mis en place le Club des jeunes diplômés pour aider ces derniers à s’insérer dans le monde du travail. Tout commence en 2007, lorsque Maryse Simon, conseillère au pôle emploi, est touchée par la détresse des jeunes diplômés en recherche d’un poste. Étant expérimentée et connaissant significativement le marché du travail, elle propose à la direction de monter un club spécialisé afin d’apporter l’aide nécessaire aux étudiants diplômés. «Je suis expérimentée dans ce domaine, j’aide les jeunes à percer dans le monde du travail et à faire leurs premiers pas dans l’entreprise. Je leur apprends comment prendre contact et les épaule dans leurs démarches.», explique Maryse Simon. Un soutien qui semble porter ses fruits…

Une réussite

Entrer dans le club est plutôt simple. La règle d’or : être motivé ! Tout commence par une réunion de groupe où Maryse Simon explique le fonctionnement du club. Pour ceux qui sont intéressés, un entretien est prévu. Pour conclure le tout, le/la jeune adulte doit signer une charte de confiance. En trois mois, ces jeunes diplômés doivent déployer les efforts nécessaires afin de décrocher un contrat. «En tout, 95 % des adhérents trouve un CDD ou un CDI dans les trois mois qui suivent.», précise Maryse Simon. Et c’est dans un cadre convivial et entraînant qu’évoluent les jeunes diplômés.

L’union fait la force

Ils sont huit membres et tous s’entraident. Un bel élan de solidarité ! «Le fait d’être en groupe offre un soutien considérable. Chacun fait des recherches, et si l’un de nous trouve un profil qui correspond à un des jeunes présents, on l’en informe pour qu’il puisse poser sa candidature» explique Romain, l’un des membres. Et pour éviter tout conflit, ce sont des profils pluridisciplinaires qui forment le club. «De cette façon, on n’empiète pas sur le terrain de l’autre. En outre, cela nous permet de toucher un maximum d’entreprises et de créer un réseau très ouvert !» renchérit sa collègue, Léa. Carole, elle, y voit un développement personnel important : «J’ai pris confiance en moi en allant vers les entreprises, en rappelant les industriels et en me renseignant sur le marché de l’emploi. C’est important d’acquérir ces réflexes pour plus tard.» Le Club permet également aux anciens étudiants de ne pas prendre de mauvaises habitudes… 

 

Reprendre un rythme avant tout

Il faut l’avouer, dans la plupart des cas, une fois les dures années d’études derrière eux, ces chômeurs flambant neuf ont tendance à se laisser aller. Grasse matinée et journée ordinateur ou télé… Sans un réel planning, difficile de résister. «Cela va faire 6 mois que je recherche du travail. Avant de rentrer dans le club, je me levais à 11h et je n’étais pas très productif. En étant ici, je retrouve un rythme normal et je ne perds pas l’habitude de commencer ma journée tôt», confie François, un des adhérents qui affirme qu’«une fois au Club, on n’a plus le temps de s’ennuyer !»

Ça bosse dur !

Pour travailler de manière efficace, les jeunes diplômés s’organisent autour de six ateliers. Chaque membre y participe, et leur fonction change au fil des jours. Ils permettent aux jeunes diplômés d’aller vers les entreprises et leur apprennent à constituer leur propre réseau. Une démarche qui ne passe pas inaperçue, puisque «les entreprises le voient d’un œil positif. Ils pensent que c’est une bonne initiative et que c’est une bonne chose d’aller vers eux», affirme Léa.

N’hésitez pas à vous rendre sur leur site internet : www.cvsup.fr.h


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