Pierre Gaches écrit à Jean-Luc Moudenc et Jacques Oberti

Pierre GachesPierre Gaches, dirigeant de l’entreprise familiale Gaches Chimie, préside également le Geset, le groupement des entreprises du Sud est toulousain. C’est à ce titre qu’il s’exprime aujourd’hui sur le sujet épineux de l’arrivée du métro à Labège. Il s’adresse au président de Toulouse métropole, Jean-Luc Moudenc, et au président du Sicoval, Jacques Oberti avec un message clair : « Il est l’heure d’agir ».

 

Messieurs,

Après une trop longue période d’hésitations, de revirements, d’échanges d’arguments, de postures et d’arrière-pensées politiques.  Après avoir été soumis à pressions et à médiatisation.  Après avoir travaillé dans l’ombre ensemble et compris sinon accepté tous les enjeux pour l’autre, il est l’heure d’agir et de démontrer ensemble :

 

-          La capacité à transcender dans l’intérêt général, les égos, les partis politiques, les lobbyistes, les médias, les sondages, les élections, les autres collectivités.

-          De reconnaître qu’il n’y a pas deux populations, celle de la Métropole et celle du SICOVAL. Mais une seule population, totalement interprétée en matière de transport et de mobilité.

-          De bien sûr confirmer l’intérêt général du développement économique et de la création de richesse qui en terme géographique à l’heure de la mondialisation ne peut opposer Colomiers, Blagnac d’un côté au Sud est toulousain de l’autre.

-          De démontrer à l’international à minima la capacité de notre territoire à réaliser de grands projets structurants et surmonter la litanie des échecs : Traversée centrale des Pyrénées, Barrage de Charlas et de Sivens, deuxième aéroport, ligne TGV, contournement de Toulouse liaison rapide Toulouse Castres, etc.

-          De prendre en compte l’impact sur la fiscalité du projet, le quantifier et le minimiser, car c’est un atout de la compétitivité des entreprises et un élément du niveau de vie et du pouvoir d’achat des populations.

-          De prendre en compte un projet global d’avenir à horizon 20 à 50 ans.

-          De le réaliser sans plus perdre de semaines en se servant de la dynamique d’une décision coproduite et d’une paternité partagée.

-          De s’appuyer sur les compétences de TISSEO qui a déjà 2 lignes réalisées à son actif et entreprendre sans diverger une course contre la montre.

-          Que le temps politique peut se rapprocher du temps économique.

 

 « Nous savons, nous, chefs d’entreprises, surmonter nos frustrations et après discussion, expliquer et agir »

Nous savons, nous, chefs d’entreprises, surmonter nos frustrations et après discussion, expliquer et agir. Agir comme si on était éternel tout en sachant que l’on peut mourir demain (ou être battu aux élections). Le politique ne peut agir différemment.  La 3e ligne du métro, son tracé de Colomiers à Labège inclus passant par la Gare Matabiau associée à un bouclage vers Ramonville le Parc Technologique du canal par voie aérienne, et au-delà vers le Cancéropole puis vers Larrieu et le Mirail, nous parait correspondre à un optimum pratique, économique et financier.  Soyez assurés de notre soutien et de la reconnaissance des métropolitains au sens large, de nos salariés, de vos électeurs et des générations à venir même si toute décision et choix vaudra à celui qui la prend une part de critiques et d’oppositions.  Nous vous souhaitons un grand succès.  Les entreprises et le secteur compétitif sont les piliers, par les impôts qu’elles supportent, du financement des collectivités (près de 70 % pour le SICOVAL par exemple), mais aussi le pilier de la création d’emploi et des impôts induits (habitation, foncier, revenu, ISF, CSG), et donc du financement du métro. Une vraie pierre angulaire.

 

Au travail tous ensemble !

 

Bien économiquement

 

Pierre GACHES

 

 

 



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