Philippe Lasterle ; “ Réconcilions l’éthique avec la politique ”

Les élections internes à l’UMP 31 auront lieu le 20 novembre. Référent retraites départemental, Philippe Lasterle est candidat au poste de délégué de la 9e circonscription avec pour objectif en ligne de mire la reconquête de Toulouse. Interview.

 
Philippe Lasterle, qui êtes-vous ?
Je suis Toulousain. J’ai 38 ans. J’exerce au Grand Toulouse les fonctions de collaborateur du groupe des élus d’opposition présidé par François Chollet. Militant de l’UMP depuis de nombreuses années, je suis aussi membre du club Génération France fondé par Jean-François Copé.

On vous dit proche d’Alain Chatillon et de Gérard Trémège ?
J’ai longtemps travaillé à leurs côtés au Conseil Régional. Alain Chatillon, que j’ai accompagné dans sa campagne des sénatoriales, m’a transmis son attachement aux valeurs républicaines et son approche pragmatique des questions économiques. Quant à Gérard Trémège, dont j’ai été le directeur de cabinet à Tarbes, il est mon “père” en politique. J’ai participé à ses côtés à la formidable aventure des municipales de 2008 au cours de laquelle il a battu Jean Glavany avec 54 % des voix alors que Ségolène Royal avait réalisé 55 % un an plutôt.

Pourquoi candidater au poste de délégué de la 9e circonscription ?
Parce que j’aime les défis et que, sur cette circonscription très à gauche, tout est à faire. Or, si nous voulons faire réélire Nicolas Sarkozy en 2012 et reprendre Toulouse en 2014, nous devons poursuivre le redressement initié par Christine de Veyrac et entreprendre un gros travail de terrain qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies.

Les élections internes ont été reportées d’un mois. Pourquoi ?
De graves irrégularités ont conduit le siège national à les repousser au 20 novembre, le temps de vérifier une centaine de domiciliations d’adhérents douteuses. De telles pratiques n’ont pas lieu d’être à l’UMP. Les électeurs veulent des élus exemplaires. Il faut réconcilier l’éthique et la politique. C’est à cette condition que nous conjuguerons le verbe “gagner” au futur. C’est de notre capacité à porter cette exigence et à se rassembler que dépendra notre capacité à l’emporter demain.

L’actualité récente, c’est aussi la réforme des retraites qui vient d’être adoptée par le Parlement. En tant que référent retraites à l’UMP31, vous souhaitez que le gouvernement fasse de l’accès à l’emploi des jeunes et du maintien des seniors dans l’emploi, une priorité ?
Oui. Cette réforme, nos concitoyens le savent, est indispensable et juste. Indispensable à la sauvegarde de notre système de retraite par répartition. Juste car elle assurera aux jeunes actifs qui sont les retraites de demain une vraie retraite et améliorera la situation de nombreuses catégories de la population (mères de famille, travailleurs usés, travailleurs ayant commencé à travailler tôt, parents d’enfants handicapés…). C’est au Président de la République, au Premier Ministre, au Gouvernement et à la majorité parlementaire qu’on le doit. Ils ont su entendre et prendre en compte les revendications légitimes  tout en restant fermes sur le recul de deux ans de l’âge de la retraite. Ils n’ont cédé ni à la pression de la rue, ni aux blocages ni à la démagogie de la gauche. Il convient, à présent, de renouer le dialogue social interrompu durant le récent conflit. Certaines organisations syndicales y sont prêtes. Le Gouvernement aussi. Deux questions doivent être traitées en priorité : celle de l’accès à l’emploi des jeunes et celle du maintien dans l’emploi des seniors. Avec un taux d’emploi des jeunes (15-24 ans) inférieur à 20 % et un taux d’emploi des seniors (55-64 ans) inférieur à 40 %, notre pays est le mauvais élève de la classe européenne. Il y a urgence à mettre un terme à cette exception française. Ensemble, relevons ce défi.

Propos recueillis
par Fabien Arous


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