Philippe Lacassagne a pris son « envol »: Monsieur 100 000 volts

Propriétaire de la brasserie Le Pyrénéen et du bar-restaurant L’Envol, Philippe Lacassagne mène de front ces deux affaires, tout en préservant sa vie familiale. En constant mouvement, cet « hyperactif » du travail « se posera à la retraite »… En attendant, l’homme court d’un côté de Toulouse à l’autre pour assurer le bon fonctionnement de ses établissements. A 44 ans, Philippe Lacassagne s’arrête cinq minutes et se retourne sur sa carrière pour le Journal Toulousain. Portrait d’un entrepreneur dynamique.

 

Le Pyrénéen, l’Envol… l’Envol, le Pyrénéen. Les journées du Montalbanais d’origine Philippe Lacassagne sont rythmées par ces allers retours incessants d’un restaurant à l’autre, d’un projet à un autre. Ne tenant pas en place, l’homme a toujours un rendez-vous à prendre, une course à faire, un fournisseur à voir, un problème à régler, bref il ne s’arrête jamais. Loin de se plaindre, il ne verrait pas sa vie autrement. L’action fait partie de son quotidien et l’oisiveté n’y a pas sa place : « je ne me retourne jamais pour regarder ma vie de loin, mais en y réfléchissant bien, cette activité perpétuelle est peut-être une fuite car effectivement, je n’aime pas le vide, je préfère que mon emploi du temps soit chargé », explique-t-il.

Tout a commencé il y a 20 ans, quand Philippe Lacassagne suivait ses études de droit tout en faisant les saisons à Canet-en-Roussillon, en tant que serveur. Au bout de quatre étés de bons et loyaux services, la gérante lui propose une association dans un texmex à Montpellier. L’aventure débute, et cette première lui donne des idées. Il s’envole pour Londres afin d’y parfaire son anglais, en prenant d’abord des postes en cuisine, puis au service, pour finalement devenir duty manager. Et les événements se répètent puisque son employeur, domicilié aux USA, lui propose de l’aider à ouvrir son restaurant aux States mais la carte verte ne lui ayant pas été délivrée, il rentre en France. Là, il croise le chemin d’Arnaud Cherubin qui deviendra plus tard son associé. Ensemble, ils ouvrent « Les deux pachas » et lui donne la réputation que les Toulousains lui connaisse aujourd’hui. Puis en 2005, les deux compères vendent leur restaurant et Philippe Lacassagne s’associe à Louis Lapeyre pour reprendre la brasserie « Le Pyrénéen », puis pour créer « l’Envol » en 2008.

 

I Des  investissements sûrs

 

Lors de l’achat du « Pyrénéen », Philippe Lacassagne et Louis Lapeyre ont tenu à garder les lieux tels qu’ils étaient agencé depuis 50 ans. « Cette vieille institution toulousaine, transmise de père en fils dans la famille Di Pietro, ne devait pas perdre son âme », se justifie-t-il. Les habitués n’ont pas été décontenancés par le changement de propriétaire, bien au contraire, ils fréquentent les lieux avec la même assiduité. Même le personnel n’a pas changé puisque les nouveaux gérants ont tenu à maintenir les postes existants.

Dans le même temps, et avec l’aide d’Arnaud Chérubin et Olivier Bouscatel, ils mènent à bon port un projet né de leur expérience de Toulouse Plage : « l’Envol ». Après avoir tenu un bar-guinguette sur le sable de la Prairie des Filtres, ils décident de s’émanciper et de reprendre le concept à dimension supérieure. Ainsi né « l’Envol » dont la réputation n’est plus à faire. « Il fallait du sable, un endroit sympa, une bonne ambiance, tout y est. Le but est de donner aux clients l’impression d’être en vacances », explique-t-il, « à l’Envol, le dépaysement est total, le quotidien lointain ». Ce bar-restaurant de plein air, dernière acquisition de Philippe Lacassagne, connaît aujourd’hui un franc succès et le concept original d’un établissement sur la plage à proximité de Toulouse lui garantit encore de belles années.

Les deux affaires dans lesquelles a investi Philippe Lacassagne sont maintenant devenues des lieux de référence dans la ville rose mais aussi des gages de réussite pour un un entrepreneur qui « fonctionne au feeling » et qui, apparemment, se trompe rarement.

 

Un électron libre

 

Même dans le choix de ses associés, Philippe Lacassagne a du flair et ne travaille que dans ces conditions : « j’aime ce fonctionnement, j’aime travailler à plusieurs, cela m’enrichit beaucoup. Avec mes trois associés, nous sommes complémentaires et nous nous partageons les responsabilités ». Cela ne l’empêche pas de « courir » et de garder son indépendance : « je suis un électron libre dans tous les sens du terme ! » Il aime avoir les coudées franches, manager des équipes tout en sachant déléguer. Le goût des responsabilités s’est d’ailleurs développé très vite : « à l’école, je voulais toujours être délégué de classe ! J’aime le stress et les responsabilités, cela me stimule ! » ajoute-t-il. Ce « Monsieur 100 000 volts » de la restauration, toujours présent dans ses établissements, parvient tout de même à préserver sa famille de toute l’agitation qui l’entoure au quotidien et aménage toujours des moments détente entouré de Frédérique, sa femme et de sa fille âgée de 3 ans. « Entre les deux pics de la saison de l’Envol et du Pyrénéen, en octobre, je les emmène en voyage ; Bali, la Thaïlande… », déclare-t-il.

L’homme se retourne rarement sur sa carrière et sur sa vie en général, mais quand ses yeux se penchent par-dessus son épaule, ce n’est que pour constater… qu’il n’a aucun regret, excepté peut-être celui de ne pas avoir assez voyagé : « Nous pouvons aller partout aujourd’hui et je n’ai pas assez bougé ! » confesse-t-il. Mais à ses dires, il aura encore le temps de le faire à la retraite car il n’est pas casanier et ne s’imagine pas en jardinier amateur : « je trouverais des hobbies, je ferais ce que je n’ai pas eu le temps matériel de faire, mais je ne m’enfermerai pas à la maison ! » D’ici là, une nouvelle opportunité s’offrira peut-être à lui et une nouvelle aventure débutera. La retraite est encore loin et Philippe Lacassagne « reste à l’affut !»

Séverine Sarrat

 

 

L’envol

Ce restaurant de viandes et grillades/bar à cocktails et tapas, est ouvert du 23 mai au 8 septembre, de 12h à 14h puis de 18h à 1h00 en semaine et jusqu’à 2h00 le week-end. Des soirées à thèmes sont organisées régulièrement (gipsy, flower power, circus, love boat…).

L’envol
Aérodrome de Lasbordes.

Rocade sortie 17. Balma

05 61 24 59 08.

http://www.envol-restaurant.com
Ouvert 7/7

 

 

Le Pyrénéen

Le restaurant/brasserie remet aux goût du jour les plats typiques des vieilles brasseries d’antan : les pieds de cochon, la tête de veau… mais aussi des fruits de mer, du poisson…

Lundi – Dimanche

de 12:00 à 14:15 et de 19:00 à 00:00

14 Allée Franklin Roosevelt – 31000 Toulouse



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