Philippe Douste-Blazy ; Ma vérité…

En 2000, alors en pleine campagne des Municipales chez une amie commune, il m’avait confié sa crainte de n’avoir pas fait le bon choix en venant à Toulouse… Qu’ici, il ne serait jamais aimé…
Pourtant peu de temps après son élection à la Mairie de Toulouse, il commencera à entrevoir un autre avenir pour la ville. Plus, tout en ne reniant en rien le travail effectué par son prédécesseur Dominique Baudis, il apportera légitimement sa dimension personnelle, son expérience ministérielle, son relationnel aussi, pour en faire la ville référence de demain. En septembre 2001 arriva la catastrophe de l’AZF. Et comme le dit le dicton populaire : c’est au chevet du malade que l’on voit le médecin. Alors pour la première fois Philippe Douste-Blazy se révèlera tel qu’il est. Toujours à l’écoute de son prochain, prêt à entrevoir toutes les situations pour éviter la souffrance, démontrant en la circonstance des qualités humaines rares… Une force de persuasion et de décision qui surprit ses proches comme ses détracteurs ; prouvant tout simplement qu’il était à la hauteur de la tâche comme des souhaits exprimés par une très large majorité de Toulousains. Pas surprenant qu’à l’époque, un sondage effectué auprès des Toulousains indiquait que 74 % parmi eux, lui accordaient toute leur confiance. La suite, on la connaît…
Oui, il trouva dans cette catastrophe l’opportunité, pour la Ville Rose, de rebondir, appliquant en la circonstance le fameux dicton «l’échec, fondement de la réussite…».
Il était pour Toulouse, porteur de valeurs supérieures. Alors, conscient au plus profond de lui que rien, pour l’avenir de sa ville, ne se décidait au Capitole, il essaya de convertir ses relations privilégiées à Paris comme dans l’Europe en bons points pour la ville Rose. Le Cancéropôle c’est lui, les pôles de compétitivité c’est lui. Sans oublier que pour la chaîne de montage de l’A380 à Toulouse et non à Saint Nazaire, son influence a pesé ; ce sont les socialistes eux-mêmes qui le disent. Quant à Galileo…
Deux après la venue de la gauche à la tête de la Mairie, l’occasion est venue de faire le point avec le désormais Secrétaire général adjoint des Nations Unies, chargé des financements innovants, mais qui a toujours Toulouse dans son cœur et probablement une envie de revanche à prendre, mais pas pour gagner la Mairie. Interview.

 
Philippe Douste-Blazy, deux années ont passé depuis votre départ de Toulouse. Le droit de réserve n’est plus de mise. Comment avez-vous vécu la défaite de votre camp ?
Comme quelque chose qui n’aurait jamais dû se passer tant chacun s’accordait à reconnaître l’énorme travail qui avait été effectué et l’avancée, la trajectoire sur laquelle nous avions mis cette ville. Une ville, certes extrêmement bien gérée, mais qui peut-être était restée trop longtemps coupée des réalités du moment. Une ville qui avait besoin d’un second souffle. Ce n’est pas présomptueux de dire que chacun avait, je crois toutes tendances confondues, reconnu que nous avions remarquablement bien préparé l’avenir.

Quelles sont les raisons profondes qui ont fait que vous n’avez pas envie de repartir pour un second mandat ?
(Après une longue hésitation…)… Vous savez, les comportements de certains qui se prétendaient mes amis, me sont encore trop difficiles à admettre. Alors, vous comprendrez que je sois gêné d’en parler. Mais quand même, je me dois pour les Toulousains de m’expliquer. Oui, encore une fois, je regrette cette défaite. J’avais prévenu Jean-Luc Moudenc que mener une campagne électorale et gérer une ville, c’était différent. Qu’il ne suffisait pas de montrer un bon bilan pour avoir la garantie de gagner.
(Encore un long silence)… Votre question m’embarrasse… Il ne faut pas revenir sur le passé, mais il est vrai que j’aurais aimé, comme tous les Ministres qui avant avaient été maire d’une ville, avoir l’opportunité de revenir à la tête de Toulouse. Oui, j’aurais aimé avoir cette chance légitime, de mener la liste sortante. Malheureusement ceux que j’avais mis en place, à l’époque, ne l’ont pas souhaité. Je n’ai aucune autre information de plus à vous donner. Chacun jugera en son âme et conscience.

 

Entre Pierre Cohen et moi, il y a une véritable synergie

On vous a souvent reproché à Toulouse de vous être “servi” de la ville pour garantir voire asseoir votre carrière politique. Qu’en est-il vraiment de cette stratégie qui a voulu que vous acceptiez des responsabilités ministérielles, au détriment, en apparence, de votre rôle de premier magistrat de la ville ?
C’est quelque chose de profondément injuste car j’ai eu davantage de postes de Ministre avant d’être maire de Toulouse, qu’après… J’ai été Ministre de la Culture en 1995 sous le gouvernement d’Alain Juppé, Ministre délégué à la Santé, Porte-parole du gouvernement, etc. Et puis quelque soit l’endroit où j’étais dans le monde pour servir mon pays, je n’ai jamais oublié ni Toulouse ni les Toulousains, au contraire. Comment croyez-vous que l’on amène dans sa ville des pôles de compétitivité ? Ceci est un exemple parmi tant d’autres…

Justement, vous êtes souvent à Toulouse. Comment jugez-vous la gestion socialiste…
Vous savez, j’ai pris l’habitude dans ma vie de ne jamais juger mon successeur, que ce soit dans un ministère et a fortiori quand cela concerne une Mairie.

Certes, mais quand on sait que des dossiers qui vous tiennent à cœur comme le Cancéropôle, semblent piétiner, on se doit quand même de vous poser la question… Non ?
C’est vrai… D’autant que sur Toulouse, je ne m’occupe que d’un seul et unique sujet : le Cancéropôle. Je suis donc bien placé pour vous affirmer que sur ce sujet-là, au moins, Pierre Cohen, le maire de Toulouse fait parfaitement bien son travail. Il préside lui-même l’association du Cancéropôle dont je suis vice-Président. De mon côté, je préside la Fondation InaBioSanté qui vise à aller chercher demain l’excellence pour le Cancéropôle. J’avoue qu’il y a entre-nous une véritable synergie, une véritable volonté de gagner dans ce domaine et ensemble pour Toulouse. 

 

La vraie bombe atomique est là…

A titre personnel, avez-vous encore des ambitions pour Toulouse ?
Je serai toujours concerné, à titre personnel, par la Ville de Toulouse. Mais de là à avoir l’ambition d’y revenir politiquement, la question ne se pose pas aujourd’hui. Il est trop tôt pour en parler. Et puis on ne sait jamais ce que nous réserve l’avenir. Aux Nations Unies, je me sens bien et dans un rôle qui convient parfaitement à mes aspirations humanistes.

Justement, aujourd’hui vous êtes Secrétaire Général adjoint aux Nations Unies, chargé plus spécifiquement des financements innovants. Pouvez-vous nous dire en quelques mots en quoi consiste votre mission ?
Elle est passionnante car elle concerne 1,5 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent avec moins de 1 dollar par jour. Ce qui est pour moi, la définition de l’extrême pauvreté. Imaginez des familles entières qui, d’entrée de jeu, savent qu’elles n’auront jamais la possibilité d’éduquer leurs enfants, de les soigner et bien souvent, simplement de pouvoir se nourrir. Oui, pour moi il s’agit du sujet politique international, le plus crucial pour le devenir même de la planète. La vraie arme nucléaire, la vraie bombe atomique est là. Elle représente un plus grand danger pour l’humanité que celle que nous concoctent ou possèdent bon nombre de pays avancés. Car c’est à partir de cet état d’extrême pauvreté que l’on peut manipuler des populations, des pays entiers et ainsi créer les conditions de révolte, de violences extrêmes. Quand on n’a plus rien à perdre…

Vous être aussi Président International d’UNITAID qui a pour mission de contribuer à l’extension de l’accès au traitement pour le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose. Peut-on vraiment parler de progrès réels qui auraient permis au plus grand nombre d’individus sur la planète de bénéficier de l’accès aux soins ? Comment agir vraiment ? Quels espoirs raisonnables avons-nous de croire à la découverte du vaccin miracle ?

Pour ce qui concerne particulièrement le Sida, cessons de nous voiler la face. Il faut savoir que seulement 37 % des populations contaminées ont accès aux médicaments. Ce qui veut dire que si rien n’est fait de plus, il y aura, ces prochaines années, une explosion de cette maladie dans le monde, et pas seulement dans les pays émergents. Oui, l’épidémie gagnera tous les pays, y compris la France. Il est donc grand temps d’être vraiment volontaire dans la décision de l’éradiquer définitivement. Aujourd’hui il est temps de prendre vraiment en charge ces patients atteints de l’une des maladies les plus graves et des plus contagieuses. C’est pourquoi, avec le soutien des Présidents Lulla da Sylva, Jacques Chirac et même de Bill Clinton, nous avons eu “cette petite idée”, d’une contribution volontaire.

 

La honte de l’humanité

La micro-taxe mondiale de 2 dollars sur le montant des billets d’avion…
Oui. Elle a été créée à l’attention des pays qui n’ont pas voulu adopter la taxe obligatoire de solidarité lancée, je vous le rappelle, en 2006 par la France. Cette contribution, aujourd’hui appliquée par une douzaine de pays, nous a permis de récolter plus de 1,5 milliard de dollars. Ce qui a eu le pouvoir de financer environ 70 % des besoins d’Unitaid. Et ce qui nous permet de dire que 3 enfants sur 4 qui sont aujourd’hui soignés contre la maladie du Sida le sont grâce à Unitaid. Au total, soulignons que ce sont en effet 29 pays qui soutiennent Unitaid et permettent ainsi de lutter contre le Sida mais aussi contre le paludisme et la tuberculose. D’ailleurs, nous nous apprêtons à financer le plus grand programme d’élimination du paludisme dans le monde… Et je vous assure que ce n’est pas rien…

Philippe Douste-Blazy vous êtes avant toute chose médecin. Pour ce qui a concerné la fameuse épidémie H1NI ? Comment avez-vous jugé, suivant le principe de précaution, la débauche d’excès en tous genres notamment sur les commandes de vaccins, masques, etc ?
En effet, il est effrayant de voir que l’on est prêt à dépenser des milliards de dollars pour enrayer une maladie qui n’a pratiquement pas de risques mortels. Alors que dans le même temps, des budgets dérisoires sont alloués à la recherche pour lutter contre les grandes épidémies, dont nous venons de parler et que l’on pourrait tout à fait éradiquer. Savez-vous que chaque année, 9 millions de personnes meurent, dans le monde, de maladies totalement guérissables et surtout évitables ? Aujourd’hui, au moment où je vous parle, on sait que 530.000 femmes vont mourir durant leur accouchement ou dans l’heure qui suit… Parmi ces femmes 99,9 % sont recensées dans les pays du Sud. Alors qu’avec un petit kit de 2 dollars, par personne, on empêcherait ce drame. Sauf que cela n’intéresse personne. Pas une seule ligne dans les journaux sur ce drame de la vie qui se joue en permanence et finalement pas si loin de la France. Imaginez une guerre qui ferait 500.000 morts par an ! Tout le monde en parlerait pendant des mois, cela ferait les gros titres de tous les médias. Là, pas le moindre signe d’intérêt, comme si toutes les vies n’avaient pas le même prix ? C’est la honte de l’humanité.

 

Innovation et ingéniosité

Aujourd’hui vous vivez plus aux Etats-Unis qu’en France. Avec le recul nécessaire qui est le vôtre, quel regard portez-vous sur notre pays ? Comment la France peut-elle sortir de cette crise ? Quels sont d’après vous ses atouts ?
La France est un pays excessivement respecté dans le monde pour la très simple et unique raison, qu’elle possède deux atouts non négligeables, que très peu de pays ont à leur disposition. A savoir une place permanente au Conseil de Sécurité de l’ONU et je vous rappelle que nous ne sommes que 5 pays à en disposer sur 195… et une force de dissuasion nucléaire parmi les trois premières au monde. Le tout additionné au fait que depuis la révolution française, notre pays incarne dans le monde, les valeurs de respect de la démocratie et de défense des droits de l’homme. Il faut bien comprendre qu’à ce titre, beaucoup de pays nous regardent et que nous nous devons d’être au rendez-vous de ces valeurs. D’un autre côté, si la France veut avoir un avenir, elle ne peut le construire qu’en partenariat avec les autres pays de l’Union Européenne et particulièrement avec l’Allemagne. Mais aussi et surtout en axant sa stratégie de développement vers les domaines à forte valeur ajoutée. Des métiers qui ne trouveront leur assise comme leur pertinence que grâce au soutien de pôles de recherche, d’innovation ; le tout reposant sur un enseignement supérieur performant. Autrement dit, la plus grande partie des budgets que nous pouvons avoir à notre disposition doit être obligatoirement destinée au service de ces secteurs. Et Toulouse, si vous me permettez cet aparté, en est justement l’exemple même, puisqu’elle est par définition la ville de l’intelligence, de l’innovation et de la création scientifique dans les 3 grandes disciplines que sont aujourd’hui les nano, les bio et les nouvelles technologies. Souvenez-vous, c’est ce que j’ai essayé de faire quand j’étais maire de la ville et Président de l’agglomération, notamment avec les pôles de compétitivités. Oui, il est évident que la France doit là se positionner définitivement. J’espère à ce propos que les débats, lors des élections présidentielles de 2012 incarneront cette volonté d’avenir et ne tourneront essentiellement qu’autour d’un projet pour ce 21ème siècle. Sous entendu, savoir et proposer les outils et les actions qui vont inciter notre pays à investir aujourd’hui pour que nos enfants, dans 20 ou 30 ans, récupèrent les fruits de cet engagement. Bien entendu, il est évident que l’on se doit d’être au rendez-vous du social, des personnes qui dans le monde souffrent, Mais en même temps, être surtout au rendez-vous de notre jeunesse, c’est-à-dire de l’innovation et de l’ingéniosité… Tout se tient, l’un ne va pas sans l’autre.

 

Laïcité, égalité, fraternité, justice

L’actualité, ce sont aussi les J.O. d’hiver. Toute la fierté des Français se retrouve dans ces médailles gagnées. N’est-il pas temps, en politique de passer outre les clivages, les guerres de clocher pour enfin se retrouver dans l’intérêt seul de la France et des Français ? Chez nous, on a l’impression d’être toujours en campagne électorale ?
Entre nous, c’est exactement pareil dans les autres pays, c’est aussi ça la démocratie et heureusement. Je dirais qu’au contraire il faudrait éviter de lancer les débats seulement en période électorale, simplement pour être capable d’atteindre une certaine sérénité justement dans le débat… Voilà quelques instants, je vous parlais de l’innovation, de la recherche, de l’enseignement supérieur, de notre capacité à investir dans ce sens. Autant de débats qui ne peuvent être constructifs que s’ils sont dépassionnés… Je reste persuadé que la pédagogie d’un côté et l’ambition partagée de l’autre, peuvent être le dénominateur commun qui rassemblera l’ensemble des Français, dans le seul intérêt de notre pays, de nos concitoyens. Avec juste raison, vous mettez en avant les bonnes performances françaises aux J.O. Elles m’interpellent à juste titre, car il faut se poser la question du pourquoi ? Pourquoi la France est-elle championne du monde de handball, peut-être championne du Monde de football cet été, comme je le crois ? Pourquoi ces exceptionnelles performances en natation ? Je pense que nous touchons là, les dividendes d’un investissement scolaire important, d’un milieu associatif très développé sur le terrain, d’un temps donné par des bénévoles, des parents pour la collectivité. Un don de soi au service du plus grand nombre, pendant les périodes de loisirs, en dehors des heures de travail, une solidarité de quartiers, qui existe pour amener les enfants sur les lieux d’entraînement ou de compétitions. Le tout conforté par des impôts divers que l’on accepte de payer pour garantir ce mieux vivre à nos enfants. En réalité ce pays, la France dont nous sommes fiers, doit être l’équilibre entre ce que nous attendons d’une Nation qui a fait sienne les valeurs de laïcité, d’égalité, de fraternité et de justice entre tous. Et de l’autre, d’avoir toujours en soi la volonté, l’ambition de penser et d’agir en sachant que la valeur industrielle ne pourra éclore et pérenniser ses bienfaits économiques et sociaux qu’après que nous aurons pris en compte les notions supérieures de soutiens indispensables à accorder à la recherche. La course contre la montre est déjà engagée, qu’on se le dise… Airbus n’aurait jamais pu exister sans l’investissement consenti pour la recherche et la formation des ingénieurs qui se sont investis dans cette ambition. Ce serait de la folie que de croire l’inverse. Oui, il est du rôle de l’Etat, de son devoir même de s’engager plus massivement dans la recherche fondamentale ; comme d’aider la création et l’innovation… Vous savez le capitalisme est un bon système à la condition de réguler en amont en aidant la recherche et ensuite en s’assurant que tout le monde participe et bénéficie à tous les niveaux des bienfaits de l’économie.

 

« Power In Numbers »

Dans un tout autre domaine, l’actualité c’est aussi la sortie aux Etats-Unis, de votre livre “Power In Numbers”, avec une préface de l’ancien Président des Etats-Unis, Bill Clinton. Pourquoi ce livre écrit en anglais ? Y aura-t-il un jour une version française ?
Ce livre est écrit en anglais, car il est édité aux Etats-Unis chez Publi-Affairs*… Par la volonté de l’éditeur et parce que la demande des lecteurs potentiels est exprimée ainsi, ce livre ne sortira, dans un premier temps, que dans les pays anglo-saxons. Il est fait pour les Américains. Il résume l’histoire, mon histoire avec Unitaid. La préface, signée par l’ex-président américain Bill Clinton était quasi naturelle quand on sait que sa fondation est pratiquement le seul partenaire majeur d’Unitaid. Ce livre explique aussi, comment nous avons eu l’idée et réalisé la mise en place de cette “contribution volontaire” sur les billets d’avion pour financer l’organisation Unitaid. Un financement dont tous savent qu’il ne coûtera pas grand chose à chaque passager, sachant que 100 % de la somme recueillie va servir à sauver des vies. Au fil des ans Unitaid est devenu le premier laboratoire mondial de financement nouveau pour aider les pays pauvres. En fait “Power In Numbers”, le pouvoir des chiffres, c’est par l’écrit, la prise de conscience, la volonté que rien ne sera plus comme avant. Que les moyens financiers sont là et qu’ils se doivent d’être utilisés à bon escient. Sinon, demain il sera trop tard. J’espère au plus profond de moi d’ailleurs qu’il n’est pas déjà trop tard. Quant à la traduction éventuelle du livre pour les pays francophones, si le besoin se faisait sentir, il serait édité par une maison d’édition midi-pyrénéenne, je vous le promets…

Propos recueillis
par André Gérôme Gallego
Directeur de la Publication
andreg@aol.com


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