Perché sur le Donjon, un dragon nous surveille !

Construit au XVIe siècle, le donjon du Capitole était utilisé par les Capitouls comme lieu d’archivage. Menacé d’effondrement, il fut restauré en 1873 par Eugène Viollet-le-Duc qui fit construire sur le donjon un beffroi en ardoise typique du nord de la France. Soit, ce style détonne un peu dans la ville rose plus familière des briques et tuiles, mais il donne un cachet plutôt original à cet historique haut-lieu toulousain. Depuis 1946, il abrite l’Office de Tourisme de la ville rose.

L’édifice, abritant les archives, les réunions des Capitouls et la réserve de poudre à canon, était si précieux pour la ville que l’architecte le plaçât sous très haute protection. Quatre gargouilles, scrutent attentivement les alentours du donjon, les ailes prêtes à se déployer pour fondre sur tout ennemi ou menace. Généralement postées sur des édifices religieux, elles assurent la cruciale mission d’éloigner le mal. Mais elles ne sont pas les seules créatures fantastiques de l’édifice. Au plus haut du donjon, sommeille un magnifique ouvrage, un monstre fabuleux et féérique, plutôt inattendu à Toulouse. En l’examinant de plus près, il semble que la partie dorsale a été endommagée, peut-être était-il ailé ? Dans la mythologie, le dragon incarne la force et la sagesse, dans la Bible, le mal terrassé par l’archange ou encore en Chine, la fécondité. Gardien du Donjon, protecteur de la tour, il est un lien entre la terre et le ciel et amène un peu de magie au cœur de la ville.

Marie-Agnès Espa



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.