Patrimoine Mondial de l’UNESCO ; La cité épiscopale d’Albi élue…

La Cité épiscopale d’Albi, vient d’intégrer la liste ô combien prisée
du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Ainsi devient-elle le 34ème site français inscrit au palmarès.

 
Une Cité épiscopale d’Albi, qui sur un territoire de plus de 60 hectares nous propose un passé historique unique avec notamment son exceptionnelle Cathédrale Saint-Cécile (1282), la plus haute du monde. Une église fortifiée que les compagnons mettront plus de deux siècles à construire (1282/1480). Après la croisade menée contre l’hérésie des Albigeois (1208-1249), elle avait pour objectif premier de proclamer l’autorité des évêques sur ce territoire de contestation cathares. Un édifice en brique d’inspiration byzantine qui nous propose une grande voûte peinte, la plus grande du monde, conçue par des artistes bolonais. Un témoignage architectural exceptionnel d’un gothique “méridional”, proclameront les initiés, qui, au-delà de sa voûte, nous propose son porche flamboyant, l’ensemble harmonisé par des fresques des XVème et XVIème siècles, inspirées de l’art flamand comme d’ailleurs, de la Renaissance italienne.
Tout proche, se trouvent le “palais-forteresse” de l’évêché, baptisé la Berbie, avec son donjon massif, puissant mais un tantinet austère. Depuis 1922, il abrite un musée consacré au peintre Henri de Toulouse-Lautrec, qui, rappelons-le, est né à Albi. Que dire aussi du “Pont Vieux” qui lui date du XIème siècle (1036/37) et enjambe la rivière du Tarn comme l’église collégiale Saint-Salvi qui font aussi partie de ce patrimoine architectural unique. En fait, mis à part les ponts romains, ce “Pont Vieux” est l’un des plus anciens ponts de France, encore utilisé pour la circulation… Construit en pierre de taille pour le noyau d’origine, il était, à l’origine, surmonté de maisons en briques, abattues au XVIIIème siècle et élargi à cette occasion. Tout comme le vieil Albi tout proche, avec ses petits palais, maisons de maîtres à chaque coin de rues ou ruelles…
La récompense aussi pour un homme, Philippe Bonnecarrère, qui, depuis son avènement à la tête des affaires, a cru plus que d’autres à ce destin unique. Et surtout a tout fait pour permettre une fois de plus à la ville d’Albi de se distinguer et d’obtenir cette merveilleuse distinction.

La France bien lotie en matière de patrimoine…

Il est à noter que Midi-Pyrénées et le grand Sud-Ouest, ont déjà été, par le passé, distingués par l’Unesco. Notamment avec la cité de Carcassonne, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le Canal du Midi et le Mont Perdu (avec le cirque de Gavarnie) qui sont déjà inscrits sur la liste prestigieuse de ce classement au patrimoine mondial.  
En fait, 2010 aura été une année  bénie pour la France, avec un comité du patrimoine de l’Unesco qui, dans cette rencontre annuelle au Brésil, vient également de récompenser l’île de la Réunion. Un sacre universel qui distingue une perle dans l’océan Indien. Ile authentique s’il en est avec des vestiges uniques reconnus comme les plus rares témoignages de l’origine de l’humanité.
Albi, l’île de la Réunion, désormais deux destinations inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, avec tout ce que cela conforte de prestige. Reste à transformer l’essai avec on l’espère, une incidence éco-touristique qui devrait dès 2011 montrer ces bienfaits.  

Elodie Gallego




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