Patrick Fiori ; La réussite en toute modestie

Patrick Fiori sera au Zénith de Toulouse le 22 avril prochain. Plus de dix ans après le célèbre succès de Notre Dame de Paris, l’artiste continue à surfer sur la vague de la réussite. Son nouvel album “L’instinct masculin” est encensé par le public et les salles ne désemplissent pas. Et ce sera peut-être devant la caméra ou sur les planches que nous le retrouverons bientôt. Jeune papa, c’est en toute simplicité qu’il nous confie les clés de sa réussite.

 
Patrick Fiori, vous êtes papa depuis presque deux ans. Peut-on considérer “L’instinct masculin” comme l’album de la maturité ?
Oui, c’est une évidence ! J’ai fondé une famille, c’est la chose la plus importante qui soit. Cela induit une maturité personnelle mais aussi artistique et cet album reflète bien ce changement. De plus, l’observation des femmes, surtout celles de ma famille, m’a permis d’écrire sur le silence des hommes. Je fais partie de cette catégorie de garçon qui a des difficultés à s’engager et qui ne trouve pas toujours les mots. Alors au lieu de laisser le silence passer, j’ai décidé d’en faire des chansons.

On retrouve sur votre album un duo avec Johnny, écrit par Jean-Jacques Goldman. Vous aimez vous entourer des meilleurs !
Je m’entoure surtout des gens qui ont envie de travailler avec moi et avec qui j’ai envie de travailler ! Je crois qu’on se choisit. Et cela fonctionne dans les deux sens. Jean-Jacques Goldman est profondément humain, c’est une particularité que nous partageons. En ce qui concerne le talent, ses quelques dizaines d’années de carrière n’ont pas pris une ride.
Je perçois ce titre comme un signe de confiance de sa part. Ce n’est pas un garçon qui collabore souvent avec d’autres artistes, il se suffit à lui-même. Mais lorsqu’on lui propose un projet qui lui plaît, comme le duo avec Johnny Halliday, il embarque dans l’aventure. C’était absolument génial d’avoir Johnny et Jean-Jacques sur une chanson ! Une rencontre avec des personnes aussi agréables crée forcément de belles histoires.

 

Un succès dans les bacs

“L’Instinct Masculin” est désormais double disque de Platine. Dans un marché souffrant encore du téléchargement, c’est plutôt remarquable ! Comment expliquez- vous ce succès ?
Je propose ma musique au public, sans tricher. J’ai décidé d’être fidèle à mes envies, à ce que je souhaite dire, écrire et chanter. Et lorsque je fais un concert ou un album, je m’investis à fond. Je fais les choses doucement mais sûrement, en adéquation avec ce que je suis. Les textes ont une grande importance. D’une part parce que j’aime raconter des histoires. Il faut arriver à toucher le cœur des gens, en chantant ce qui peut être leur vie. D’autre part, notre langue française est absolument magnifique. Elle nous permet de nous envoler, de virevolter autour des mots. C’est un joli succès et la tournée s’annonce aussi honorable que l’album.

Fin 2010, vous avez fait de cette tournée un moment de partage très intimiste. Pourquoi avoir choisi finalement le Zénith de Toulouse pour une deuxième date ?
J’ai fait les choses à l’envers ! En principe, quand on sort un album, on fait tout de suite la tournée des Zéniths et après seulement, l’acoustique. J’ai voulu y aller doucement. J’ai commencé par faire la tournée intime, j’en avais envie depuis dix ans. C’était aussi l’occasion de voir comment les spectateurs réagissaient. Et sincèrement, je crois qu’on aurait pu tripler les dates tellement le public a apprécié ! C’était chouette, je me suis régalé et j’ai voulu prolonger ce moment. Mais comme les gens étaient nombreux à venir me voir, j’ai finalement choisi des salles à plus grande capacité. Donc, je me produirai dans plusieurs Zéniths de France et plus particulièrement chez vous, à Toulouse, une ville pour laquelle j’ai beaucoup d’affection depuis longtemps. J’aime cet endroit.

 

 
Une nouvelle carrière au théâtre ?

Vous avez commencé une nouvelle carrière de comédien. On vous a vu récemment dans “La femme du boulanger” sur France 2. Le théâtre pourrait-il vous ouvrir les portes d’une nouvelle carrière ?
Le théâtre me plaît surtout quand c’est Michel Galabru qui m’appelle ! Je suis très admiratif de ce grand Monsieur et de tout son travail. J’ai été très surpris lorsque la production m’a sollicité pour jouer le rôle du berger dans “La femme du boulanger”. Je devais chanter, je n’étais donc pas trop mal à l’aise. J’ai rencontré là une famille que je ne connaissais pas. Et j’embarquerai certainement un jour ou l’autre dans une nouvelle aventure.

D’autres propositions ? Des projets ?
Oui et j’en ai pour le cinéma aussi ! Mais sincèrement, comme je ne suis pas un garçon pressé, je vais prendre le temps et me concentrer sur ma tournée, pour la faire comme il faut et comme il se doit. Après, je réfléchirai certainement à toute ces belles propositions. Pour l’instant, je me consacre à ce que je sais faire de mieux je crois : monter sur scène et chanter.

 
Propos recueillis
par Laura Mézergues


Patrick Fiori en concert
Vendredi 22 avril à 20h30
Au Zénith de Toulouse




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