Pas si facile de brouter dans les rues toulousaines

Impossible de passer à côté de ces quelques vaches postées au coin des rues de Toulouse. Elles sont partout, amusent les passants, et offrent un regard nouveau sur notre Ville rose. Quelques jours après le début de la manifestation, et après le tumulte des dégradations de certaines œuvres, les acteurs de la Cowparade veulent relancer la dynamique.

Pas si facile de brouter dans les rues toulousaines. Depuis près d’une semaine, plusieurs bovidés de la Cowparade ont subi des mutilations, parfois sévères, perpétrées par une poignée de récalcitrants. « La bêtise veut que tout élément qui avait été ajouté aux vaches, a été arraché », se désole Cédric Soulette, à l’origine du projet. L’une des œuvres a même été volée place Saint-Etienne le week-end dernier, puis retrouvée deux jours plus tard rue Ozenne.  Un comportement condamné par quatre associations caritatives, actrices de la manifestation. « Entre le monde », « Dessine-moi une maison », « In Pacts » et « le Projet Imagine »  se sont mobilisées pour rappeler qu’ « en plus d’être une opération de mécénat culturel, la Cowparade est aussi une opération caritative, sur laquelle comptent des associations ». A la fin de l’événement, le 25 octobre prochain, les vaches, parrainées par les entreprises de la région, seront vendues aux enchères et les recettes reversées aux associations. Les dégradations auraient pu mettre un frein à cette « happy end ». Mais, d’après François Briançon, relais de l’événement à la mairie, « les organisateurs avaient anticipé les choses, et prévu en conséquence un délai suffisamment important entre la fin de la manifestation et le début de la vente, pour restaurer les œuvres si nécessaire ».

Reprendre la dynamique 

Pour l’heure, la majorité des vaches a été rapatriée au Jardin des Plantes. D’abord rassemblées en pâturage place du Capitole dès le 30 août dernier, les vaches avaient ensuite poursuivi leur épique voyage dans divers recoins de Toulouse. Le terminus au Grand Rond était prévu, mais le calendrier a été avancé pour « permettre aux artistes de réparer les vaches dégradées dans un endroit plus calme », explique Cédric Soulette.

Si les récents événements ne l’enchantent pas, l’ancien rugbyman et amateur d’art contemporain se réjouit de la réussite de son projet : « L’Office du tourisme n’a jamais reçu autant d’appels de passants satisfaits par une manifestation artistique », confie-t-il. Un avis que partage l’adjoint au maire François Briançon, qui tient à « mettre en balance les mésaventures de la dernière semaine, avec le succès retentissant de la Cowparade ». Que les vaches meuglent en paix !

Ariane Riou

 

 

 

 

 

Chiffre clé

75 % des vaches ont été transférées au Jardin des Plantes

 



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