Nuage volcanique ; L’heure des comptes a sonné

Après cinq jours de perturbations, ce jeudi, le trafic aérien reprenait doucement en France. Ainsi, depuis mardi, les aéroports du nord du pays ont pu rouvrir leurs portes. En région parisienne, les premiers avions ont décollé peu avant 8 heures de Roissy-Charles de Gaulle et Orly, et des appareils ont pu atterrir dès 5h30.

 
Plus de 30 % des vols nationaux et internationaux sont ainsi assurés au départ de ces deux aéroports selon le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau. Au total, 564 vols ont été comptabilisés au départ de Roissy, contre 1.500 en temps normal, et 272 au départ d’Orly, contre 700  habituellement. A la mi-journée, Eurocontrol prévoyait que la moitié des vols en Europe soit 14.000 avions, «pourront être opérés jeudi dans l’espace aérien européen, ce qui représente la moitié du trafic prévu. Pourtant la situation reste quand même très confuse en Angleterre en raison de l’arrivée dans ce pays d’un nouveau nuage de cendres laissant prévoir de nouvelles perturbations à venir. En Allemagne, la fermeture de l’espace aérien allemand a été prolongée jusqu’à mardi 20h, tandis que les vols à vue étaient autorisés mais à titre exceptionnel. De son côté la Lufthansa prévoyait d’assurer dès ce jeudi environ 200 vols», soit moins de 15 % de son trafic mondial habituel.
Par ailleurs, l’appel à l’aide des tour-opérateurs à l’image de Voyageurs du Monde et Thomas Cook, la compagnie aérienne Air France, Aéroports de Paris (ADP), la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM), le Syndicat national des agents de voyage et l’Association professionnelle de solidarité du tourisme (APS) avaient tous rendez-vous avec le secrétaire d’état au tourisme Hervé Novelli à Bercy.  

Les pertes déjà pré-évaluées ?

De son côté, le CETO a d’ores et déjà estimé à 10 millions d’euros le surcoût engendré par la fermeture des aéroports après l’éruption volcanique islandaise et parle aussi d’un impact de trésorerie aux alentours de 30 millions d’euros. Par ailleurs, le secrétaire d’Etat au tourisme indiquait l’obligation d’envisager de prendre différents types de mesures pour aider les entreprises qui ont été affectées par le blocage du trafic aérien, à l’image de prêts garantis, mais aussi d’accompagnements ciblés, ou encore de “coups de pouce” au cas par cas.
L’union faisant la force, les compagnies aériennes britanniques se sont jointes en écrivant au gouvernement de Gordon Brown pour lui demander de leur assurer un soutien financier, dans un esprit qui n’est pas sans rappeler celui des banques au plus fort de la crise financière en septembre 2008.

L’impact sur l’économie européenne ?

Les économistes continuent à penser que les coûts associés au nuage volcanique resteront minimes à la condition que les avions recommencent à voler rapidement. Dans une note publiée hier par l’entourage d’Angela Merkel on peut ainsi lire que cet événement ne fait que “basculer” les gains d’un secteur de l’économie à l’autre dans la mesure où les voyageurs européens séjournent plus longuement dans des hôtels. Constat relevé aussi autour des aéroports français comme ceux d’Orly ou de Bercy mais aussi de Toulouse Blagnac… Sans oublier les gains enregistrés par les autres modes de transport alternatifs qu’ils soient par la route ou par la mer…

Elodie Gallego


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