Nouvel an chinois ; Bienvenue dans l’année du serpent d’eau !

Depuis le 10 février, nous sommes dans l’année astrale chinoise du serpent d’eau, et ce jusqu’au 1er février 2014. En Chine et partout où sont implantées des communautés chinoises dans le monde, ce changement d’année appelé aussi « fête du printemps » est célébré dignement par de nombreux défilés colorés et spectaculaires sur fond sonore de pétard, dont la lourde tâche est d’éloigner les esprits du mal. A Toulouse, depuis maintenant six ans, l’association Tchin-tchine coordonne et organise le festival Made in Asia. Durant quelques semaines, la part belle est faite dans la ville à la diffusion de la culture chinoise et plus largement asiatique. Après l’Ile de Taïwan en 2012, qui avait rassemblé 22 000 participants, le festival met à l’honneur cette année le Japon.

 

Depuis 2002, l’association Tchin-tchine invite les Toulousains à découvrir la culture et la langue chinoise (150 élèves par an). Elle propose des cours de mandarin hebdomadaires, des stages pour adultes et enfants, de la formation professionnelle, des conférences, des séminaires et accueille aussi les ressortissants chinois pour des cours de français. Depuis 2008, Tchin-Tchine organise également le festival Made in Asia autour de l’événement du nouvel an chinois. Chaque année le festival met à l’honneur un thème. Les festivals antérieurs ont successivement mis en lumière les paysages d’Asie, les femmes, la Corée du Sud et Taïwan en utilisant le maximum de vecteurs de communication et de diffusion ; expo, projections cinéma, spectacles, ateliers…une année sur deux un village est installé Place du Capitole, le prochain sera pour 2014. Pour cette sixième édition, le festival propose de découvrir le Japon. Jusqu’au 23 février, de nombreux événements culturels envahissent l’agglomération toulousaine, à la rencontre de la culture japonaise, de la littérature à la danse, du cinéma à la céramique et du manga à la gastronomie.
Le festival a été inauguré le 7 février, salle des Illustres en présence du Consul général du Japon à Marseille, Masaaki Sato. Accompagné par Frédéric Reynes, consul honoraire du Japon à Toulouse, M. Sato a tenu à remercier la population pour le soutien témoigné par la France lors du séisme du 11 mars 2011 dans son pays. Un séisme qui avait engendré un funeste tsunami, dont le bilan s’est élevé à 15 689 morts et 4 744 disparus.

 

 

Tisser des liens entre l’Orient et l’Occident

Le Consul général du Japon à Marseille a rendu également hommage à Toulouse en se félicitant de la présence d’un jardin japonais dans la ville. Masaaki Sato comme Romain Cujives, élu municipal représentant Pierre Cohen lors de la cérémonie, affichent tous deux la volonté de continuer à développer les relations entre la France et le Japon, des relations tant culturelles qu’économiques. Un jumelage est d’ailleurs à l’étude entre la ville rose et une cité nipponne. Pour Romain Cujives, depuis 2008 « le festival permet de tisser avec talent des liens entre l’Orient et l’Occident » et annonce que Toulouse sera l’hôte au mois de novembre prochain du troisième congrès France-Japon-Cancer. Le mot de la fin revient à Fanny Valembois, directrice du festival Made in Asia et de l’association Tchin-tchine, qui se félicite de la pérennité du festival et assure que « la part belle est faite aux créations franco-japonaises ».
Encore dix jours pour profiter du festival ! Pour commencer la découverte voici les lieux d’exposition. L’espace Croix Baragnon propose jusqu’au 2 mars une exposition originale permettant de découvrir deux artistes d’art plastique : Ruth Gurvich et Kouzo Takeuchi. Le papier, la céramique constituent la matière première à la création d’objets. De belles surprises, des formes inattendues d’une grande créativité. L’entrée est gratuite, du mardi au samedi de 12h à 19h. L’espace Ecureuil, 3 place du Capitole, accueille une exposition nommée « Camouflages urbains » de Liu Bolin. Entrée libre, du mardi au samedi de 11h à 19h30 et les dimanches 3 février et 3 mars de 15h à 19h30.

Origami et manga !

La Médiathèque José Cabanis, pour sa part, accueille les œuvres photographiques de Christophe Boisvieux « Japon : la religion du bain » jusqu’au 3 mars. Ainsi que différentes projections « Japon : vues d’ailleurs » les jeudis à 17h et les dimanches à 15h, entrée libre aussi. Un atelier permanent d’origami est proposé jusqu’au 23 février au 2e étage de la Médiathèque. Jusqu’au 28 février, la Cinémathèque propose une sélection de films « Japon années 50, l’âge d’or » les tarifs sont compris entre 3 et 6.5€.
Les enfants sont aussi gâtés par les programmateurs. Différents film d’animations ou mangas sont à l’affiche, comme « Princesse Mononoké » ou « Kiki la petite sorcière » de Hayao Miyazaki au cinéma Rex de Blagnac le 16 février à 17h ou au cinéma Le central de Colomiers le 20 février à 14h30. Le 23 février, à 15h le musée toulousain Georges Labit proposera une lecture marionnettique de la Compagnie Pupella-Noguès : « L’enfant qui dessinait les chats » un conte populaire japonais. L’entrée est libre mais la réservation indispensable au 05 61 14 65 50. La Médiathèque propose gratuitement un ciné-conte le 20 février à 15h : récit d’un conte traditionnel japonais par Véronique Girard suivi de la projection du film d’animation d’Osamu Tezuka : « La légende de la forêt ». Un moment de pure magie en perspective pour les grands comme les petits !
Le week-end prochain, les 16 et 17 février, les ateliers de découverte se succèderont, 9 place du Capitole. L’Alliance française propose le samedi : dégustation de thé, Ikebana et initiation à la langue thaïe et le dimanche, calligraphie japonaise, massage thaï, Do-In et shiatsu ! Si vous souhaitez participer à un ou plusieurs ateliers, pensez à vous inscrire sur le site du festival, le tarif est de 7€ par atelier.

Un programme séduisant

L’Université du Mirail et les UFR de Chinois et de Japonais sont les hôtes, de rencontres et de projections. Restent la présentation de l’ouvrage « La chine branchée » le 18 février à 17h et la projection commentée de « Kashima paradise » le 19 février à 16h. L’accès est gratuit.
Le festival prend vie également à Odyssud, à la salle Nogaro, à la librairie Ombres blanches, au théâtre Sorano, au cinéma de l’ABC, au Muséum…
Nul doute que la programmation de ce festival séduira les amateurs ou les curieux de la région, voire au-delà car l’événement est unique en France.
Plus d’info et programmation :

http://www.tchin-tchine.com/madeinasia/

 

L’astrologie chinoise

Dimanche 10 février, plus d’un milliard de personnes célébraient l’entrée dans l’année du serpent d’eau. Les calendriers des pays asiatiques dépendent des cycles de la lune et donc des années lunaires contrairement à nos signes zodiacaux attachés aux cycles du soleil. L’année lunaire comprend généralement 12 lunes, mais tous les 12 ans, une treizième s’invite dans le calendrier, c’est en partie pour cela que le nouvel an asiatique ne tombe que très rarement à la même date mais toujours entre le 21 janvier et le 20 février à la date de la nouvelle lune, considérée comme l’arrivée du printemps, qui poindra son nez dans cet intervalle. Les cycles sont représentés par des animaux qui sont dans l’ordre : le rat (ou la souris), le bœuf (ou le buffle), le tigre, le lapin (ou le lièvre, ou chat), le dragon (ou le lézard), le serpent, le cheval, le mouton (ou la chèvre-le bouc), le singe, le coq (ou phénix), le chien, le porc (ou cochon, ou sanglier, l’ours). Aux animaux s’ajoutent les cycles des cinq éléments qui définissent encore d’autres caractéristiques : le métal, le bois, l’eau, le feu et la terre. Les deux cycles précédemment exposés peuvent se combiner aussi avec le cycle binaire Yin-Yang qui peut être comparé aux années paires (yang) ou impaires (yin).
Le serpent d’eau
Succédant au dragon, le serpent est le sixième signe ou animal apparaissant dans le cycle zodiacal chinois. En Chine le serpent est un animal sacré auquel des attributs de sagesse, de force, de volonté, de créativité, de connaissance de soi et de sagacité sont attachés. L’ouverture d’esprit et l’amour feront partie de cette année 2013, que l’influence du serpent oriente vers la rationalisation, l’introspection et la réflexion. Les personnes nées sous ce signe sont souvent avares de parole et dotées de bonnes capacités intellectuelles et de réflexion. L’animal est parfois associé à la séduction et à l’élégance, il apprécie le mystère et les atmosphères intimistes. Il peut aussi se montrer méfiant et égoïste.
Les personnes nées en 1929, 1941, 1953, 1965, 1977, 1989, 2001 et depuis le 10 février 2013 sont du signe du serpent d’eau.
Le 1 février 2014, le serpent d’eau laissera la place au signe du Cheval de Bois.

 

Marie-Agnès Espa



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