Nous les couper menu, menu

Pendant la campagne électorale, un ancien rouge déguisé en vert, (que l’on peut dénommer désormais, le “vermillion” a présenté, façon Victor Hugo, “un ver de terre, (les moustaches) amoureux d’une étoile (la balance)…“ Les verbeux verts en firent tant et tant, qu’au grand soir le pot aux roses fut fracassé. Il a même “recouvert” le rouge, cité ici pour mémoire, (70 millions de morts). Sur les écrans, les résultas s’affichaient et la Malheureuse, verte de rage, ne vit rien venir sauf ce soleil qui foudroie et cette nouvelle herbe qui verdoie. Depuis cette coulée verte, on nage dans la chrorophyle qui nous envahit, nous étouffe et nous opprime. Après l’ère de pierre et de bronze, on veut nous faire entrer dans l’âge de vert mine.

  
Et comme on vit à l’époque du tout ou rien et du “tout, tout de suite” on assiste aux premiers “festivals de la verdeur” placés sous la houlette de grands verdiers. Les produits durables qui ne peuvent provenir que du commerce équitable bien entendu, côtoient les colifichets et babioles de toutes sortes. Sans omettre de noter que les comptes d’exploitation du pactole de quelques verts sont en pleine explosion. (cf les multiples ouvrages parus – sur papier non recyclé – à l’occasion des dernières festivités et “le” film vert placé sous la houlette des grands “Home” financiers). Toutes les nuances sont mélangées sur la palette verte. La couleur qui en ressort au final est proche du vert de gris. Ce qui est très mauvais pour la santé, au moment même où l’on ne peut plus que manger bio. On touche là au mot magique, la pépite verte, qui permet de jouer à “Qui veut gagner des millions”.

Des vertes et des pas mûres

A force de vouloir être “très tendance” et “écolo à outrance”, certains grands lézards verts bon- dissent sur la prochaine pénurie d’eau dans nos régions, les énergies fossiles, le réchauffement climatique et finissent par évoquer l’éventuel “Eté pourri” qui nous attend cette année. Ils sont prêts à nous expliquer qu’il y a un rapport direct entre ceci et cela. D’autres confondent – au nom de la diversité – l’écologie et les Africains, les Afro-Africains, les handicapés, les gays, les seniors à la recherche d’un emploi… Autant de thèmes qui concernent tous ceux qui sont comme les autres mais pas tout à fait quand même et pour lesquels on n’hésite pas à tenir salon (Récemment à La Villette). Dans le même esprit, l’annonce (entendue dernièrement à l’atterrissage d’une Navette sur Air France) est éloquente : «Dans le but de recycler vos journaux, nous vous remercions de les déposer sur les sièges à l’avant de l’appareil». Désormais, nous le saurons, si les journaux restent sur chacun des sièges ils ne pourront pas être recyclés. En d’autres termes, au nom de cette sacrée écologie, on va désormais demander aux passagers de préparer le travail du personnel de ménage qui n’aura plus qu’à ramasser les journaux rassemblés. Une histoire fumeuse pour gagner du temps dans la rotation des avions. Ne pourrait-on pas éviter de se cacher derrière une pseudo excuse de recyclage et demander à chaque passager de laisser sa place aussi propre en partant qu’en entrant ? (Cela se dit ailleurs, sans pour autant que ce soit toujours respecté c’est vrai…) Il serait séant qu’on arrête de nous en “raconter des vertes et des pas mûres”. A défaut, au nom d’une excuse de même nature, chacun ira bientôt chercher ses bagages dans la soute pour éviter que trop d’énergie ne soit gaspillée dans le transbordement des valises. A moins que ce ne soit pour éviter d’élargir le trou d’ozone.

Arrêtons d’avoir peur du lendemain

Par ailleurs les impôts taxes comme les maladies s’adaptent aux exigences des siècles traversés. L’aménagement successif des péages aux ponts et chemins de l’Ancien Régime tout comme sur nos autoroutes, en apportent témoignage. Indépendamment de “la taxe carbone”, qui est justifiée, (que ce soit ceux qui polluent qui paient) il est aussi question de toutes autres sortes de prélèvements. Pour le fisc de tous les pays, c’est bien connu, les opportunités sont comme les mariées, toujours très belles.
A propos de mariés et d’écologie, vous saurez tout de “la drague” à “l’anneau au doigt”, en passant par mille et un transports amoureux sur le sexe vert (sextoys y compris). La matière est riche en découvertes de toutes sortes dans “Osez le sexe… écolo” par Marc Dannam (Ed. La Musardine) qui vient de sortir en librairie. Dans le chapitre consacré à la baignoire pleine ou vide, il y a du spectacle : Tous ceux qui n’ont pas encore essayé de faire l’amour en prenant appui sur les robinets disposeront d’un cours détaillé sur le sujet.
Arrêtons de donner suite à une écologie exhibée en forme de monstre ou d’épouvantail. Arrêtons d’avoir peur du lendemain comme le veulent ces sirènes soixanhuitartes et vermoulues qui utilisent le vert à défaut du rouge. Tous ceux-là ont décidé de couper menu, menu nos angoisses, nos doutes et de nos craintes pour leur plus grand profit… Par contre, faisons tout pour que notre pays et l’Europe entière soient un exemple dans un monde propre respectueux de la Vie, des autres et de l’avenir. Le civisme vert appartient à tout le monde et sûrement pas à un parti politique.  

Gérard Gorrias


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