Noël 2012 : Toulouse sur son 31

Best-seller littéraire, marrons glacés ou it-produits high tech sont au garde-à-vous dans les rayons des boutiques toulousaines. Et malgré la mauvaise mine des portefeuilles, Noël 2012 sera propice à la dépense plaisir ou ne sera pas. Quelles surprises flanquées de gros nœuds habilleront le pied du sapin cette année ? Toulouse réussira-t-elle le pari d’émerveiller petits et grands ? Toutes les réponses dans la hotte du Journal Toulousain…

«Un seul mot : féérique. Nous voulons faire rêver», indique Alexandre Marciel, adjoint au maire en charge de l’éclairage public, de la propreté et de la voirie, détaillant les efforts faits par la ville pour offrir à Toulouse son apparat de fin d’année. «Un plafond lumineux de 800 mètres de long a été installé sur Alsace Lorraine, c’est le plus important de France». Depuis 2008, les illuminations ont pris du grade dans la ville rose, car à ce moment seulement 20% des rues étaient décorées contre 90% aujourd’hui. Un résultat qui n’est pas dû à la magie de Noël : «c’est clairement lié à notre stratégie : nous avançons les frais aux  commerçants, qui nous remboursent peu à peu à hauteur de 25€ par an environ.» A la clef, une décoration homogène et une couverture plus importante du centre-ville. Le budget s’en ressent, puisqu’il grimpe à 800 000€ pour 2012 : «Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi avec l’argent du contribuable, mais pendant ces périodes de crise, il faut continuer à faire rêver.» En détails : 250 000€ d’avance à destination des commerçants, 80 000€ pour le plafond lumineux et 450 000€ dédiés à la pose, l’entretien et la dépose du matériel. «C’est une somme conséquente, mais il faut savoir que Toulouse est la ville qui gère le plus grand parc lumineux en direct. A Paris et à Lyon par exemple, ce sont les associations de commerçants qui s’en occupent.»

35 kilomètres de guirlandes et 800 motifs différents

Et l’adjoint de nous parler de ses souvenirs d’enfance : «boire un chocolat chaud ou flâner le nez en l’air, il n’y a rien de tel !» Une décision à double effet, qui fera certainement passer la pilule des travaux ininterrompus de l’hyper-centre : «c’est aussi une manière de gérer ce type de désagréments, on ne peut pas le nier.» La municipalité n’y est donc pas allée de main morte, avec 35 kilomètres de guirlandes, 800 motifs et une déferlante de LED, puisque la ville rose est récemment passée au vert. Cette année les sapins boule seront un peu partout, les snowfalls continueront à illuminer la place Esquirol, six faubourgs seront décorés et même les parkings s’y mettent, avec un investissement de 30 000€ par la société Vinci. Enfin, pour n’oublier personne, quelques Pères Noel lumineux seront placés dans les hôpitaux.

Rafia et papier de soie

Si la foule n’a pas encore envahi les rues, les premiers acheteurs sont pourtant déjà au rendez-vous. Repérage ou premiers achats, c’est selon. Mais d’après l’étude de Noël 2012 de Deloitte (société d’audit), 75% des achats seront faits avant le 15 décembre et Toulouse ne fait pas exception à la règle. C’est le cas de cette maman de deux enfants, croisée rue Alsace Lorraine : «je profite du calme pour faire mes emplettes. J’ai décidé d’acheter certains cadeaux via internet, car c’est souvent moins cher, mais cela ne remplace pas le plaisir de faire les boutiques.» 33% des acheteurs de Noël suivent notre shoppeuse dans son raisonnement et les arguments affichés en centre-ville sont divers : «sur internet on a accès à l’avis des consommateurs», «il est plus facile de comparer les prix», «les produits sont plus souvent disponibles et la livraison à domicile simplifie tout.» La déferlante internet reste l’angoisse principale des commerçants qui font la majorité de leur chiffre lors des fêtes de fin d’année, mais les gérants ont plus d’un tour dans leur hotte. Ainsi, quartier des Carmes un caviste/épicerie fine raconte : «il est important de rendre le centre-ville attractif, les gens viennent s’y promener et repartent avec quelques cadeaux. Il faut joindre l’utile à l’agréable.» Sur l’artère principale même combat : «les travaux nous font beaucoup de tort, mais une vitrine agréable et quelques prix doux attirent une clientèle qui aime se faire plaisir», indique une vendeuse en prêt-à-porter.

Des prévisions de dépense en hausse de 0,7%

Un Noël pas si morose, à en croire les chiffres de l’étude de Noël 2012, puisque le budget annoncé, consacré aux dépenses de fin d’année est en hausse de 0,7%. Dans la rue, sacs en papier kraft et paquets colorés semblent rendre leur sourire à ceux qui l’avait perdu : «dépenser pour soi ou pour faire des cadeaux est une excellente thérapie !», annonce cet étudiant en droit à l’Arsenal, le sourire aux lèvres. Pourtant pour choisir leurs cadeaux, les acheteurs avancent des critères empreints de raison : recherche du meilleur prix et/ou utilité du cadeau en ligne de mire. Et les enseignes ont bien compris le désarroi de certains, qui s’empêtrent les bottes dans leur lettre au Père Noël. A la Fnac par exemple, on aide les acheteurs en panne d’idée avec une liste nouvelle génération : «les it-produits du moment sont la tablette et le smartphone pour le rayon high tech ainsi que tous les gadgets assortis : coque, étuis, etc.» explique un vendeur. Et comme le premier cadeau offert cette année serait un livre, à l’étage, impossible de passer à côté de l’osé et déjà célèbre «Fifty shades of Grey». Pour les moins audacieux, les derniers opus de Harlan Coben et Jean christophe Grangé seront du meilleur effet. A noter que tout ce qui a trait à la gastronomie fait fureur depuis quelques années, et que les grandes enseignes leur réservent généralement une place de choix. Aux acheteurs de dernière minute en mal d’idée et autres analogues sardines coincées entre les allées : optez pour le cadeau que vous souhaitez recevoir. En cas de flop, il suffira d’échanger…

Aurélie Renne



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