My sister hand in turkish trouses…

La main de ma sœur dans la culotte d’un Zouave… La formule date un peu mais les téléspectateurs que nous sommes pour la plupart, la reprennent allégrement à leur compte. Moi qui ne suis pas footeux, je ne puis m’empêcher, alors que l’affaire TH, est quelque peu retombée comme un soufflé oublié dans le four, de m’interroger sur les velléités des uns et des autres d’en faire un affaire d’Etat… Les protagonistes ne sont pas à féliciter, ni à blâmer d’ailleurs… C’est tellement humain !

 
Thierry Henry le premier. Peut-on lui reprocher d’avoir joué en loucedé avec sa mimine ? Jouant finalement le jeu de sa bannière, sur l’air de “pas vu pas pris…“
On a ga……..gné ! Euheuu, de la plus moche des façons, en trichant, disent les Irlandais et la communauté internationale dans son ensemble… en trichant !
Qué, en trichant ? Il suffit à chaque match, de presque rien, comme dit la chanson pour que l’inverse soit vrai, tant on est toujours la victime de quelqu’un.
Les tartuffes de tous bords, partagent cet avis et la nature humaine, veut qu’elle se voue, à la “glorieuse incertitude du sport”, autrement dit à la tricherie… et ne se voue jamais aux gémonies, préférant y consacrer l’adversaire !
Mais… ce n’est qu’un sport ? Non ?
Bel et bien mon cousin, un sport parmi tant d’autres, qui autorise des salaires indécents, y compris pour les vertueux porteurs de drapeaux de nos chères nations.
Un sport qui se laisse attirer discrètement dans les filets des bookmakers…
Un sport qui voit et laisse ses supporters, se castagner velu, sous l’œil débonnaire des dirigeants et des CRS…
Un sport prétexte au nationalisme exacerbé…
Un sport, encore, qui utilise, sans vergogne, le fric, pour alimenter un marché de viande fraîche…
Un sport qui entame des matches, la main sur le cœur et l’hymne aux lèvres (Et encore pas toujours).
Un sport dont les cadres jouent sur la notion de nation, forgeant une identité nationale bidon.
Au secours ! Le pire souvenir de ma vie de journaliste est sans conteste la tragédie du Heysel et je me souviens du monde du foot, qui d’une seule voix criait «Plus jamais ça !»
Pardon ?
Toujours et encore cette indécente tribu d’imbéciles de tous poils qui ne peuvent même pas justifier la violence aveugle, dans les gradins ou sur les pelouses… (Sur le terrain, ils sont moins nombreux qu’en tribune, ça se voit moins…)
Encore, cette sinistre cohorte qui se congratule pour le plus grand plaisir des accros au canapé, aux chips et à la Kro…
Toujours, cette connerie ambiante alimentée de concert par les Raymond et les autres.
Pauvre Titi, coupable mais aussi victime expiatoire.
Je le plains non pour son geste, il est donc humain, je le plains car son futur est passé derrière lui.
Injuste finalement que l’on puisse mépriser, celui que l’on encensa !
Vae victis… comme on dit… encore que, cette fois, on a gagné.

Kol et Gram


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.