Montauban : Création d’un observatoire de l’immobilier ?

Cela pourrait paraître comme une lapalissade mais ce n’en est pas une ; la première règle du marketing dit que : «quand on veut gagner il faut que l’on soit le premier de sa catégorie». La seconde dit que «quand on n’est pas le premier de sa catégorie et que l’on veut quand même gagner, l’on se doit de créer sa propre catégorie…».

 
C’est le défi que se doit de relever en permanence la ville de Montauban, qui à l’inverse de ce que voudraient prétendre certains à gauche et trop souvent à droite, ne peut et ne doit surtout pas devenir le énième quartier dortoir, à l’ombre de la capitale régionale Toulouse. Elle doit avoir à cœur de défendre en permanence sa différence, son identité territoriale faite d’un mieux vivre indiscutablement supérieur, mais aussi d’intérêts économiques non négligeables, notamment pour tout ce qui concerne l’immobilier tant dans le locatif que dans l’achat et dont les prix sont de 20 à 30 % plus bas qu’à Toulouse. Et quand on sait que c’est le premier investissement des ménages français, on aura vite compris que le défi est d’autant plus sensible qu’il est opportun de l’aborder en toute transparence.

L’audit qui met tout à plat, pour mieux construire demain

Ou quand l’intérêt de tous devient l’enjeu économique et politique que des responsables dignes de ce nom ne peuvent occulter. Brigitte Barèges, député-maire de Montauban, le sait mieux que qui- conque : «Quand l’immobilier va, tout va». Et après avoir donné à sa ville une autre dimension d’accueil, tant par la propreté, la sécurité que par les infrastructures ou les animations mises en place, au point d’en faire la deuxième ville de Midi-Pyrénées pour le mieux vivre et la dynamique économique, restait à la municipalité de Montauban de posséder l’outil qui donnerait la mesure du défi à relever pour mieux appréhender l’a-venir et en mesurer les besoins, ceux qui font gagner. Un audit sur l’état du patrimoine immobilier de la ville semblait être incontournable et il vient d’être fait. Avec l’ambition réelle de créer, dans les mois qui viennent, un observatoire qui permettrait aux professionnels de ces métiers comme aux investisseurs privés d’avoir une idée précise et quasi contractuelle de la valeur et de l’intérêt d’une ville dans son en- semble, mais aussi d’un quartier, comme d’un lieu de la communauté du Grand Montauban. Un outil qui, bien entendu, serait nourrit et animé par des professionnels du secteur immobilier, agences, promoteurs, urbanistes etc… Mais aussi et c’est ce qui pourrait en faire un “acte”, particulièrement efficace et transparent avec l’apport d’informations venues de l’habitant, «du consommateur-acteur» lui-même. Des informations, des idées, en provenance de celui qui vit au quotidien dans la rue, le quartier, le village et qui sait mieux que quiconque ce qu’il reste à améliorer, à créer. Le Citoyen qui fera ses propositions comme ses souhaits pour susciter un commerce à faire venir, une crèche, un aménagement ou un mode de transport à créer. Finalement entrer dans des cercles de qualités qui seuls pourront changer la vie au quotidien des habitants du lieu, donneront la dimension supérieure, celle qui fait la différence et l’attrait. Mais celle aussi qui donne la notion d’appartenance à une ville et en fait la for-ce pérenne.

Une étude neutre qui pose les bases pour demain

C’est un cabinet parisien “Immogroup Consulting” qui a été chargé de réaliser l’audit sur la situation de l’immobilier de la ville de Montauban comme de son agglomération. Une analyse sans con-cession qui se voulait sur chaque thème abordé, éclairer tant les faiblesses que les points forts voire même émettre et appuyer sur quelques aspects sociologiques qui pourraient demain faire la différence en bien ou en mal si rien n’était engagé dès aujourd’hui. Comme le dira l’un des experts présents, Jean-Michel Ciuch, «on se doit de transcender la simple détermination de valeur en jouant un rôle de conseil strictement indépendant. Nous nous devons d’afficher notre avis sur l’évolution des différents marchés immobiliers en faisant preuve d’esprit critique, pour ne pas laisser le champ libre aux seuls courtiers dans le domaine de l’information…» Pour Evelyne Colombani l’autre experte : «Dans cette analyse des potentialités nous avons essayé de délivrer une vision prospective du patrimoine de la ville qui va au-delà de l’information et des constats immédiats. Notre travail d’analyse des risques a tenu compte de tous les facteurs structurant les marchés immobiliers locaux : démographie, réalité sociale, politique d’aménagement et d’attractivité des territoires…» En un mot, démontrer que leur intervention était nécessaire, responsable et valorisante, qu’elle ne dépendait pas seulement d’une obligation imposée par les autorités, mais d’une liberté d’information de transparence qui engageait leur rôle d’experts professionnels comme les autorités en charge du dossier.
Une analyse qui rappellera tout simplement ce qui fait la réalité de la ville en 2011. Tout le positif qui a été acquis en moins de 10 ans et tout ce qui reste à accomplir pour donner à Montauban la place qui est la sienne en Midi-Pyrénées. Une place raisonnable qui avec l’arrivée du TGV en fera obligatoirement une place forte tant sur le plan économique, culturel, que de facilité d’accessibilité par tous types de transports et surtout de mieux vivre raisonné. Le défi est à relever, il ne sera pas facile mais il doit être accompli, car il en va de l’intérêt de tous.
Aujourd’hui la ville de Montauban a enfin retrouvé des fondations saines. Elle a su renouveler ses intérêts économiques avec de nouvelles entreprises qui sont venues s’installer et prospérer sur son territoire. Une attractivité sans précédent encouragée par un apport important d’étudiants qui contrebalancent l’idée d’une ville dortoir. Reste à créer deux ou trois événements, deux ou trois rendez-vous annuels tant sur le plan économique que culturel et la ville prendra enfin ses vraies couleurs. Celle d’une ville à dimension humaine qui aura su conserver et préserver ses valeurs de terroir comme de mieux vivre tout en ayant su s’ouvrir à la modernité, à une économie nouvelle mais raisonnée.



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