Mon chemin de Pensée…

Depuis ses origines, la Presse a toujours offert à ses lecteurs l’opportunité de prendre conscience du savoir, dans des espaces de vie ouverts par des titres, soutenus pas des sous-titres et signés par un nom qui engage et responsabilise.
Un espace-temps qui privilégie la liberté dans sa globalité en prenant conscience de sa propre liberté de pensée, de sa propre liberté d’expression, de sa propre liberté de conscience, mais aussi et surtout de sa liberté d’être, de sa liberté d’agir.

 
Mais cette liberté, ces libertés, se confrontent à un environnement qui n’est pas clos et privilégié, comme certains feignent de le croire. Ecrire dans un journal, surtout s’il est populaire, c’est obligatoirement se mettre à la portée de tous, mais aussi, et nous l’oublions trop souvent,  donner suite à la pensée de l’autre. Cet autre dont on voudrait éveiller la curiosité, voire même les soupçons… Car c’est aussi ça, la prise de conscience et même la prise de risque d’être agressé, ris- que dont le moteur est toujours, ne l’oublions pas, l’ignorance…
Depuis la nuit des temps, la liberté de pensée repose toujours sur les mêmes valeurs, les mêmes forces, les mêmes émotions, les mêmes messages de tolérance. N’imposer aucune limite à la recherche de la Vérité, c’est justement garantir à tous cette liberté qui exige de chacun la tolérance.
L’écrit est fait pour susciter le dialogue, mais peut générer effectivement, et si l’on n’y prend garde, le bon comme le pire, si la qualité de la forme et l’importance de l’éthique ne sont pas les fondements même de la morale qui l’anime.   
Mais étrangement, le monde qui nous voit vivre pourrait parfois se donner des allures de Tour de Babel, en remettant au goût du jour la langue unique, la pensée unique, la pensée totalitaire, totalisante. Un monde dans un mode de pensée univoque…
Or, la parole donnée par la force de l’écrit est le symbole même de l’altérité, car il est évident que si j’existe, c’est par l’autre. C’est parce que j’accepte totalement l’autre, c’est parce que je peux recevoir de lui une image de moi-même. C’est une espèce d’interaction entre l’autre et moi qui fait que j’existe. Alors, le média devient un endroit idéal où en fait, nous nous enrichissons de nos mutuel-les différences quelle que soit notre race, quelles que soient notre religion, notre conviction philosophique ou politique…Et où le droit de réponse existe pour créer justement le débat qui enrichit…
Nous existons grâce à l’existence des autres, voire grâce à leurs divergences. Grâce à leur Liberté de Pensée, nous prenons au quotidien force et sagesse en espérant toujours atteindre la beauté…
N’oublions pas que Connaître dans la langue sémitique signifie Aimer…


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