Midi-Pyrénées : La ville s’étend

Selon une étude de l’Insee réalisée suite aux recensements de populations, deux Midi-Pyrénéens sur trois vivent en ville. Les “campagnards” eux, sont de moins en moins nombreux.

La ville continue à gagner du terrain dans notre région. C’est le constat que fait l’Institut Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques, qui publie aujourd’hui une étude sur la place des villes et de leur zone d’influence sur le territoire régional. Un phénomène qui n’épargne pas bien entendu Toulouse, l’agglomération (la sixième) française qui se densifie le plus depuis 1999. Avec une augmentation de 13 % en près de dix ans, Toulouse compte en 2008, 865 000 habitants et pourrait dépasser le cap du million d’ici une dizaine d’années.
Traduisant la dynamique démographique autour de Toulouse, dix-sept unités urbaines (c’est-à-dire des zones continûment bâties, d’au moins 2 000 habitants) ont été créées (Elles sont 104 aujourd’hui contre 93 en 1999), dont onze dans le seul département de la Haute-Garonne. Et ces dix dernières années, 79 communes sont passées de l’espace rural à l’espace urbain, soit 2.6 des communes de Midi-Pyrénées. Ainsi les six unités urbaines les plus peuplées de la région, Toulouse, Tarbes, Albi, Montauban, Castres et Rodez rassemblent presque les deux tiers de la population. Cette forte poussée des villes s’observe également en Tarn-et-Garonne. Entre 1999 et 2008, Montauban voit sa population en hausse de 13 %, celle de Labastide-Saint-Pierre de 22 %, de Verdun-sur-Garonne de 31 %, de Négrepelisse de 38 % et de Montech de 52 %.

Des déplacements domicile/travail plus nombreux

En onze ans, la surface occupée par les villes en Midi-Pyrénées s’est ainsi accrue de 20 % passant de 6 000 à 7 200 km², rendant désormais urbain 16 % du territoire régional. Pour autant, Jean-Philippe Grouthier, Directeur régional de l’Insee ne voit pas là, un recul de la campagne : «En termes de surface d’unités urbaines, la campagne ne disparaît pas» explique-t-il, «mais les “campagnards” eux, c’est-à-dire ceux qui vivent et travaillent à la campagne, sont de moins en moins nombreux.»
Autre enseignement de cette étude, certains actifs parcourent des distances de plus en plus grandes pour aller travailler dans les grands pôles urbains : ces agglomérations qui offrent au moins 10 000 emplois. Ces déplacements domicile/travail sont aussi de plus en plus nombreux : 59 % en 2008 contre 54 % en 1999. Dans l’aire urbaine de Toulouse (453 communes et 1.2 million d’habitants), 326 000 actifs travaillent dans une commune différente de celle dans laquelle ils résident.



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