Midi-Pyrénées attire d’abord les jeunes

Midi-Pyrénées, l’une des régions françaises les plus attractives,  notamment pour les jeunes, après le Languedoc-Roussillon, et devant l’Aquitaine avec chaque année, 68 habitants supplémentaires pour 10 000 résidants. Des arrivées beaucoup plus nombreuses que les départs… C’est ce qui ressort de cette étude réalisée par l’Insee.

 
Midi-Pyrénées, la plus attractive pour les 18-24 ans

Midi-Pyrénées est la région en proportion la plus attractive de France pour les jeunes de 18 à 24 ans, loin devant l’Ile-de-France, qui est la seconde. Pour leurs aînés âgés de 25 à 39 ans, Midi-Pyrénées est également une des régions les plus attractives de France. En lien avec la forte attractivité des jeunes, les échanges sont tout autant favorables à la région pour les élèves et les étudiants. La moitié des nouveaux arrivants sont toutefois des actifs. Midi-Pyrénées attire aussi tout particulièrement les couples avec enfants. En revanche, la région est beaucoup moins attractive pour les retraités avec un nombre d’arrivées plus faible que dans les autres régions littorales du sud et de l’ouest.

Les étudiants attirés par les villes-centres

Les jeunes célibataires quittent les zones périurbaines et rurales lors de leur émancipation familiale et s’installent dans les villes, qui concentrent l’emploi, les services et les équipements. Ce phénomène est d’une ampleur exceptionnelle en Midi-Pyrénées. Les villes de la région sont aussi les plus attractives de France pour les élèves et les étudiants : c’est naturellement très concentré sur Toulouse, mais aussi sur Tarbes et Albi, où se situent les principaux pôles universitaires. En revanche, les villes-centres perdent des habitants de 25-39 ans et des couples avec enfants, nombreux à quitter les villes. Elles perdent aussi plus d’actifs qu’elles n’en gagnent et ce phénomène touche toutes les catégories socioprofessionnelles, en particulier les cadres et les professions intermédiaires. Globalement, les villescentres de la région présentent un léger déficit migratoire.

Les jeunes ménages aisés en couronne périurbaine

Les couronnes périurbaines de la région sont les grandes gagnantes au jeu des migrations résidentielles. Elles attirent et gardent leurs habitants, notamment les 25-39 ans et les couples, avec ou sans enfant. Elles attirent aussi beaucoup plus d’actifs que les autres territoires. Ainsi, le périurbain en Midi-Pyrénées bat le record national avec les taux de migration nets les plus forts pour les cadres et les professions intermédiaires. Un effet dû au cycle de vie explique la migration résidentielle vers le périurbain.

 

Installation de nouveaux arrivants et étalement urbain

56 % des nouveaux arrivants des villes-centres et de l’espace rural viennent d’une autre région. Même si cette part est importante dans les banlieues et les zones périurbaines, ces dernières profitent davantage d’arrivées internes à la région, notamment des villes-centres. Dans tous les cas, ceci traduit la poursuite de l’étalement urbain et du desserrement résidentiel autour des villes.

Cependant, Midi-Pyrénées continue à vieillir

Ces arrivées importantes de jeunes ne peuvent enrayer le vieillissement de la population de la région. Comme au niveau national, la population vieillit en Midi-Pyrénées : l’âge moyen passe de 40,4 ans en 1999 à 41,0 ans en 2006. La part des plus de 60 ans dans la population est à peine inférieure à ce qu’elle serait en l’absence de migrations. De même, l’effet est presque négligeable sur les actifs, sur les personnes seules et sur les couples avec enfants. La part des jeunes et celle des seniors restent stables : en 2006 comme en 1999, un Midi-Pyrénéen sur cinq a moins de 18 ans, un sur quatre a plus de 60 ans. Le nombre de personnes de plus de 75 ans a augmenté de 26 % en sept ans. Inversement, les 60-74 ans sont moins nombreux.

Plus de cadres et de professions intermédiaires

Entre 1999 et 2006, la part des cadres et des professions intermédiaires dans la population régionale a augmenté. En revanche, les ouvriers, les agriculteurs, les artisans et les commerçants, déjà peu nombreux dans la région, le sont encore moins. La part des retraités a augmenté et ces derniers représentent 23 % de la population régionale. Enfin, parce que la population vieillit, et malgré la forte attractivité de Midi-Pyrénées sur les étudiants, la part des élèves et des étudiants diminue légèrement pour atteindre 8 % en 2006. Les couples avec enfants sont relativement moins nombreux : leur part dans la population diminue très fortement pour s’établir à 47 % en 2006.

Les ”banlieusards” vieillissent

Traditionnellement jeunes, les banlieues vieillissent. La part des moins de 18 ans y diminue davantage qu’ailleurs et celle des plus de 60 ans y augmente fortement (+ 2,3 points). Les couples avec enfants sont moins nombreux (- 7,5 points en part) et les couples sans enfant augmentent (+ 3 points) : les générations issues du baby-boom vieillissent et leurs enfants quittent le domicile. Les banlieues se caractérisent aussi par une hausse du nombre de cadres et de professions intermédiaires. La couronne périurbaine, au contraire, rajeunit. L’espace rural, traditionnellement âgé, concentre une part importante de retraités. Dans les villes-centres, la part des jeunes de 18 à 24 ans augmente, mais, pour autant, la part des élèves et des étudiants baisse.



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