Michael Jackson; The Dangerous Tour’92

Le Dangerous Tour, c’était la tournée de tous les “dangers”, qui avait amené Michael Jackson à traverser le monde seul. Avec, à l’image de cet immense artiste, un seul souhait : celui que les publics de la Terre entière viennent et surtout puissent l’entendre, le voir… Il était parvenu, un record unique dans les annales, à réunir près de 4 millions de spectateurs pour 69 concerts. Dont un exceptionnel au Stadium de Toulouse qui reste encore dans les mémoires comme un événement unique et inoubliable. Le Dangerous World Tour avait commencé le 27 juin 1992, à Munich, pour se terminer 9 mois plus tard le 11 novembre 1993. Avec une date emblématique à Paris qui verra Jackson donner le plus grand concert européen de sa tournée à l’hippodrome de Vincennes devant 85.000 personnes. Trois jours plus tard, c’était au tour de Toulouse et de ses 45.000 spectateurs de voir débarquer le Dangerous World Tour, d’accueillir l’icône. Il acheva son tour de chant au Mexique devant 120.000 spectateurs.
Mais après avoir donné cet ultime concert à Mexico, Michael Jackson s’effondre, il ne peut plus continuer, il est à bout de forces et annule les concerts prévus en Afrique, en Australie, au Pérou et en Asie. A partir de là commence inexorablement la dégringolade ; on ne le verra plus sur scène.

 
Une jeunesse bradée…

Une vie artistique commencée à l’âge de neuf ans, laisse peu de place à l’épanouissement logique d’un enfant. Un manque qu’il traînera toute sa vie durant comme une injustice, comme un mal qu’il cherchera à soigner, à compenser par des extravagances qui lui coûteront sa stabilité d’homme comme sa vie d’artiste… Il devenait rapidement une superstar, mais perdait à tout jamais la possibilité d’être lui-même. Souvenons-nous qu’il lui était même impossible d’aller où que ce soit sans être accompagné d’un garde du corps, sans une limousine, sans que des gens le protègent contre son succès. Une condition de vie, un quête de l’enfance perdue qu’il paiera cash tout au long de son existence.
Michael Joseph Jackson né le 29 août 1958, est issu d’une famille pauvre dont il est le septième enfant sur neuf, particulièrement contrôlé par un père grandement autoritaire pour ne pas dire plus. Très vite, il est catalogué comme un chanteur, acteur-compositeur et danseur- chorégraphe américain, surnommé par Elisabeth Taylor “The King of Pop” ; “Le Roi de la Pop”. Vedette dès son plus jeune âge et icône planétaire depuis les années 80, il a battu tous les records de l’industrie musicale. Détenant encore à ce jour, celui de l’album le plus vendu au monde Thriller, avec plus de 104 millions de copies écoulées. Il était simplement l’artiste solo le plus vendu et le plus reconnu de la planète. Phénomène musical, star mondiale et artiste de génie, Michael Jackson est à lui seul une grosse part de la chanson “pop” mondiale. Plus, avec ce fameux “Thriller”, il saura, lui l’enfant prodige, imposer un style, une mode, des sons et même une danse, le “moonwalk”. A chaque sortie de ses albums, ce sont des records de ventes sur records de ventes qui sont battus. Ses clips comme ses tournées monumentales révolutionnent l’industrie musicale. Il recevra du métier, de ses pairs, les plus belles récompenses, avec plus de 500 distinctions dont la meilleure vente d’albums de tous les temps, des Grammy Awards ; la meilleure Cassette Vidéo “Le Making Of de Thriller” etc.

Constamment chassé par les “ Tabloïds ”…

L’homme sera aussi et surtout un sujet de choix pour les tabloïds américains, mais pas seulement. On lui prêtera de nombreuses excentricités comme le fait qu’il dorme dans un réservoir d’oxygène. Sauf que lors du tournage d’un clip vidéo pour Pepsi, la star sera gravement brûlée et ce réservoir faisait partie justement de l’équipement utilisé pour les brûlés. Il l’aura essayé et fera don de son cachet, plusieurs millions de dollars, pour créer un centre pour les grands brûlés, qui porte son nom. Mais ce dont on parlera le plus et qui le fera le plus réagir concernera la dépigmentation de sa peau, annoncée comme désirée par l’artiste. Sauf que ce dernier souffrait simplement d’une maladie congénitale. Il n’a jamais fait refaire ses yeux, ni ses joues, ni ses lèvres, mais ce sera autant de sujets abordés qui feront les choux gras de quelques malins. Mettant de fait et trop facilement au premier plan des facéties réelles ou pas qui vont occulter durant des années, le talent exceptionnel et unique de cet artiste hors du commun. On lui prêtera des attouchements sur des enfants, mais rien ne sera vraiment prouvé. Dans un monde cruel qui ne dit pas son nom, il était une cible. Il fallait symboliquement l’abattre, conscients pour beaucoup que même mort, il rapporterait encore plus…

La descente aux enfers
 
Pour autant de luttes qui peu à peu vont entraîner l’artiste dans un mode de vie irréel, où toutes les excentricités lui seront permises. Comme le confiera l’un de ses proches, Michael Jackson était «un millionnaire qui aimait vivre comme un milliardaire». Celui qui battra tous les records de ventes d’albums, tous les records de recettes comme de nombre de spectateurs ayant vu ses spectacles, sera aussi celui qui aura, à la fin sa vie, plus de 500 millions de dollars de dettes. Pourtant, Michael Jackson aura toujours gagné beaucoup d’argent. En 25 ans de carrière, il aura empoché plus de 300 millions de dollars en royalties sur ses chansons. Auxquels il faut ajouter aussi les droits acquis sur 251 compositions des Beatles, et qui lui ont rapporté plus de 400 millions de dollars. Sans oublier son album Thriller, vendu à 51 millions d’exemplaires dans le monde, le record de l’histoire de la musique enregistrée, et qui lui rapportera la bagatelle de 125 millions de dollars.  
En fait, la descente aux enfers a commencé à prendre forme à la fin des années 80 avec des dépenses faramineuses qui dépassent largement les rentrées financières de l’artiste. A tel point qu’au début des années 2000, il semblerait que le plus gros de ses dépenses relève moins de shopping compulsif que du paiement des intérêts sur ses dettes. Plus, et selon un article du New York Times, les mensualités du chanteur s’élèveraient en 2005, à 4,5 millions de dollars pour une dette de 270 millions. Michael Jackson était au bord de la faillite. La dernière tentative pour remettre ses finances à flot était ce retour sur scène après 12 ans d’absence. Il espérait gagner plus de 100 millions de dollars pour une série de 50 concerts, dont le tout premier à Londres. Cependant, il n’est pas certain que cela aurait suffi.

Les suites de sa mort
 
Au-delà des causes de sa mort, au-delà de la peine de ses fans qui font les choux gras des tabloïds anglo-saxons, la suite des événements risque d’avoir des répercussions financières désastreuses pour bon nombre d’entités proches notamment de l’organisation de son grand retour sur scène. Ainsi, l’organisateur de la tournée des concerts, les agences de voyages, les compagnies d’assurances et plus sûrement sa propre maison de disques font aujourd’hui grise mine. Car, comme le relève le Wall Street Journal, l’AEG, l’organisateur, espérait réaliser 450 millions de dollars de recettes. Un joli pactole qui s’est évanoui à l’annonce de la mort du roi de la pop, ainsi que les 30 millions de dollars avancés pour les premiers frais de production. Sans oublier 10 millions de dollars qui auraient déjà été versés à Mickael Jackson, pour avance sur recette. D’autant qu’aujourd’hui il faut aussi assurer le remboursement des places déjà réservées, accompagnés des frais de promotion comme de production déjà anticipés. Autant de désagréments financiers qui n’ont pas fini de livrer leurs sanctions financières et même plus.
Et voilà que l’héritage, la garde des enfants de Mickael Jackson, alors que l’artiste n’est même pas enterré, deviennent des enjeux majeurs pour ses proches. On n’a pas fini de parler du Roi de la pop… Espérons seulement que l’on saura respecter sa mémoire et surtout que l’image de celui qui aura su nous faire rêver, nous faire voyager, ne sera pas ternie. Le seul, l’inimitable Mickael Jackson…

Elodie Gallego


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