Médecine ; Entre de jeunes mains

L’Institut Toulousain d’Ostéopathie (ITO) offre des consultations
à prix cassés. Traités par des étudiants supervisés par des professionnels, ce sont des soins sûrs élaborés dans un cadre convivial, qui sont offerts aux patients.

 
Le 15 octobre 2006, l’école d’ostéopathie de Toulouse ITO met en place une clinique pour permettre aux étudiants de pratiquer leur métier et acquérir une expérience primordiale. Celle-ci offre un traitement, efficace et sûr, à des prix cassés. Il faut compter seulement 25 euros pour les adultes, 15 euros pour les titulaires de la carte privilège, de la carte CLAS, les licenciés sportifs et les parents d’élèves ITO et 5 euros pour les étudiants. Les patients reçoivent un soin de qualité. Spécialisée dans la posturologie, votre «façon de vous tenir debout est analysée, mais également toutes les incidences que peuvent avoir des dysfonctions dentaires oculaires ou autre» informe Pascal Adloff, directeur de la clinique.

Entre de bonnes mains

Lorsque l’on franchit la porte de la clinique, une ambiance très professionnelle y règne. Rien ne laisse à penser que ce sont des étudiants qui prennent en charge les clients, si ce n’est la jeunesse rayonnant sur leur visage. La consultation se fait en binôme. Les élèves de troisième année accompagnent ceux de sixième année. Les quatrièmes années, quant à eux, font paires avec les cinquièmes ou les sixièmes années. «C’est à partir de la cinquième année que les élèves sont compétents et peuvent pratiquer sur les patients», signale Pascal Adloff. De ce fait, les troisièmes et quatrièmes années sont présents lors des consultations pour observer et réaliser l’anamnèse, un interrogatoire permettant de mieux connaître le patient ainsi que les raisons de sa venue. Les cinquièmes et sixièmes années, eux, s’occupent de la partie pratique. Bien entendu, des professionnels sont à leur côté pour s’assurer le bon fonctionnement de la séance.

Schtroumpfs et dinosaures

Vêtus de chemise bleue, les assistants sont rapidement reconnaissables. Dans les couloirs de la clinique, tout le monde les surnomme “les Schtroumpfs”. Ce sont des ostéopathes ayant tous au minimum trois ans d’expérience. Et pour assurer une sûreté optimale, des assistants de plus de 20 ans de “bouteille” sont quotidiennement présents. Ainsi, si un cas difficile fait surface, ces «dinosaures», comme aime s’appeler Bernard Schmitt, responsable en chef des assistants, savent quelles décisions prendre, quitte à rediriger le patient vers des secteurs plus appropriés (tels que la radiologie, entre autres). Ainsi, les trente-quatre Schtroumpfs et dinosaures s’assurent que «le traitement se passe bien et le complète si besoin. On ne laisse pas partir le patient tant qu’il n’est pas soigné», précise Bernard Schmitt. En outre, aussi bien les enseignants que les assistants ont un cabinet libéral qu’ils gèrent. «C’est primordial qu’ils gardent une expérience extérieure à l’école ! Cela permet de rendre plus performant les élèves», insiste Pascal Adloff. De plus, l’école fait son possible pour que les étudiants acquièrent le maximum de compétences.

Pour les grands et petits

«C’est une clinique qui va des femmes enceintes aux octogénaires» s’amuse Bernard Schmitt. Effectivement, l’ITO est «la seule école en France», affirme Pascal Adloff, à organiser des consultations pour les enfants, et ce, tous les mercredis. Un ostéopathe professionnel spécialisé en pédiatrie est présent pour surveiller les étudiants. «Ce secteur a beaucoup de succès, je pense libérer une autre salle pour pouvoir accueillir plus d’enfants.» De plus, des ostéopathes renommés ayant des techniques différentes de celle apprise au sein de l’établissement, viennent donner des cours plusieurs jours dans l’année. «On ne formate pas les élèves. On leur apprend les bases et les spécialise dans la posturologie. Mais on tient à leur montrer qu’il y a différentes façons d’aborder l’ostéopathie, on souhaite qu’ils restent ouverts et puissent changer de méthode plus tard, s’ils le souhaitent.»
Au fur et à mesure des années, la clinique de l’ITO prend de l’ampleur. En 2009, l’école recensait 3 373 examens médicaux et 4 672 en 2010. «Notre objectif est d’atteindre les 10 000 consultations par an», confie Pascal. Un succès reconnu depuis peu. Effectivement, le 26 janvier dernier, le ministère de l’Emploi a agrémenté l’ITO du RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) niveau 1, le meilleur qui soit. L’unité clinique ostéopathique de l’ITO est un bon moyen pour découvrir ou profiter des biens faits de l’ostéopathie avec professionnalisme.

Céline Galbrun


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