Manif pour tous à Toulouse le 13 mars

Dix jours avant la deuxième manifestation nationale prévue à Paris le 24 mars, le collectif La Manif Pour Tous 31 organise un meeting à Toulouse le 13 mars. Frigide Barjot et Hervé Mariton sont annoncés.

Ils persistent et signent. Suite à la journée de mobilisation nationale du 13 janvier dernier, les anti-mariage et adoption pour tous intensifient leur opposition. «Nous ne désarmons pas car l’enjeu est de taille : il s’agit d’expliquer le contenu exact du projet de loi Taubira et ses conséquences. Toutes les études d’opinion montrent un refus des Français de permettre l’adoption par les couples homosexuels. Mais même s’ils sont de plus en plus nombreux, trop peu de Français savent que si le mariage est ouvert aux couples de même sexe, cela implique nécessairement l’ouverture de l’adoption plénière pour ces mêmes couples. Pour refuser l’adoption aux couples de personnes de même sexe, il est donc indispensable de s’opposer à l’ouverture du mariage.» explique Isabelle de La manif pour tous 31 qui organise, le 13 mars prochain un meeting salle Jean Mermoz. Est annoncé par le collectif toulousain la venue de Frigide Barjot, Porte-parole de La Manif Pour Tous et d’Hervé Mariton, député de la Drôme.

Militant pour l’égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels, et centriste membre de l’UDI 31, Philippe Lasterle réagit à cette annonce, parlant « d’entêtement incompréhensible » : « je dis à Madame Barjot qu’il ne sert à rien de venir à Toulouse car, ici comme ailleurs, la messe est dite ! Je l’invite à cesser de regarder la société française à travers les lunettes d’un autre temps. Ne lui en déplaise, notre société évolue. Il est juste que notre droit s’adapte pour accompagner ces évolutions. Je l’invite aussi à porter son regard au-delà de nos frontières. Elle s’apercevra ainsi que les législations nationales évoluent, comme en attestent deux décisions de justice rendues le 19 février dernier qui marquent une nouvelle étape vers l’égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels en Europe : la première par la Cour européenne des droits de l’homme qui a condamné l’Autriche pour discrimination envers un couple de lesbiennes non mariées auquel les juridictions nationales interdisaient l’adoption co-parentale ; la seconde par la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe jugeant anticonstitutionnelle la loi allemande interdisant aux homosexuels d’adopter l’enfant de leur conjoint.» Prochaine étape, au Sénat, à partir du 2 avril.

Claire Manaud



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