Maison Habiague Toulousaine depuis cinq générations

François De Bellissen, actuel gérant Habiague

Unique en son genre, la Maison Habiague a été fondée à Toulouse à la fin des années 1860. Ce commerce familial situé en haut de la rue Alsace, a d’abord été une quincaillerie avant de se convertir totalement dans l’art culinaire en 1990.

C’est une belle histoire de famille qui résume l’aventure de la Maison Habiague. Celle-ci débute il y a cent cinquante ans. «A l’époque, c’était une quincaillerie dans laquelle travaillait mon arrière-grand-père.» raconte avec beaucoup de simplicité François De Bellissen, actuel gérant. «Puis il l’a rachetée avec un autre employé avant que mon grand-père et son frère ne la reprennent à leur tour.» Au cœur de cette réussite familiale, la transmission d’une passion pour l’art culinaire, devenu spécialité intégrale de la Maison en 1990. De l’ustensile de cuisine le plus basique, à la plus colorée des cassolettes, très à la mode aujourd’hui, ou à la plus design des cafetières fabriquée en Suisse, quasi introuvable ailleurs, la boutique recense près 40000 références/produits et plus de 300 marques. «Au fil des ans, notre gamme s’est élargie. Elle est plus pointue pour répondre à l’exigence de nos clients.» explique F. De Bellissen. Ces particuliers, parfois même de très jeunes enfants, découvrent la cuisine par la télé : «Il y a un vrai engouement.» poursuit F. De Bellissen, «Ce qui était avant une corvée, est devenu un plaisir, un loisir même pour certains.» Mais bien en amont de cette vogue pour la table, la Maison Habiague s’est toujours fait fort de ne pas galvauder les valeurs qui contribuent à sa longévité : «L’accueil du client est primordial pour nous.» confie F. De Bellissen, «Le conseil, le sérieux aussi bien sûr.»

De 1860 à Internet

Après François, ce sera au tour de sa fille Julie, de reprendre le flambeau. A 27 ans, elle représente la cinquième génération de cette incroyable dynastie et seconde son père au quotidien. Mais malgré le savoir-faire ancestral, le contexte économique n’aide pas. Et dans l’hyper-centre de Toulouse, le coût des parkings et les travaux n’arrangent rien : «C’est très compliqué.» déplore F. De Bellissen, «Notre côté de la rue Alsace est en chantier depuis plus d’un an et on en a encore pour toute l’année à souffrir, mais si c’est le prix à payer pour avoir une belle rue et que les gens reviennent en centre-ville…» En attendant, la Maison Habiague fait le dos rond et s’adapte. Un nouveau site internet sera en ligne d’ici un mois et un showroom installé à Vacquiers, précise F. De Bellissen : «Il y aura des démonstrations de matériels (planchas, robots…) et des cours de cuisine. Cela permettra aussi aux habitants du nord de Toulouse qui ont fait leur commande sur internet de retirer la marchandise sur place.»

Claire Manaud



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.