Maison Busquets Antoine, Joachim, Jean-Louis…

Jean Louis Busquet

Située rue de Rémusat, cette épicerie fine a été créée par Antoine Busquets en 1919. Soixante-dix ans plus tard, le petit-fils, Jean-Louis, reprend les rênes de l’entreprise et ouvre très vite une deuxième boutique à Victor Hugo.

Dans tout juste sept ans, elle sera centenaire. L’histoire de la prestigieuse Maison Busquets raconte avant tout celle de trois hommes. Antoine tout d’abord, le grand-père, qui rachète cette «toute petite affaire» rue de Rémusat en 1919. «Après, mon père Joachim l’a rejoint et s’est spécialisé dans l’importation de fruits exotiques.» confie Jean-Louis Busquets, à la tête de l’entreprise depuis plus de vingt ans. Dès lors, l’affaire familiale ne va cesser de prospérer. Vins, Armagnacs, et autres alcools font leur apparition aux côtés de ces pures gourmandises estampillées sud-ouest : cassoulet, foie gras, confit, magret… Jean-Louis Busquets s’approvisionne dans le Gers, «c’est de là que viennent les meilleurs produits.» explique-t-il. La Maison fait également la part belle à la violette, typiquement toulousaine : bonbons, liqueur… «Cela plaît beaucoup, aux touristes en particulier.» précise JL Busquets.

L’avenir en rose

Parfois, une dégustation de vin (premiers crûs exceptés) s’organise «sur le pouce». Toujours soucieux de la qualité des produits (environ 1300) qu’ils proposent, ces commerçants sont «à la disposition de leurs clients pour leur faire goûter avant d’acheter.» Ici aussi, accueil et conseil, sont les maîtres-mots de la Maison : «Les gens sont vraiment à la recherche de chaleur, de convivialité. Ce sont les bases de notre métier.» ajoute JL Busquets. Une image, des valeurs à conserver absolument pour palier, encore une fois, aux difficultés du quotidien. La crise économique n’est pas passée chez Busquets. Le «gros problème en revanche», dénonce JL Busquets, «est lié à l’accessibilité. Même en scooter, j’ai parfois du mal à arriver jusqu’à chez nous. Il y a des travaux partout, les sens de circulation sont changés, on n’y comprend plus rien. Les parkings sont chers, la ligne de bus rue Alsace, a été supprimée… Résultat : les gens désertent le centre-ville. Et comme nous vendons plutôt des produits volumineux, nos clients, le plus souvent des personnes d’un certain âge, ne viennent pas en métro !»

Outre sa boutique de la rue de Rémusat, la Maison Busquets s’est par ailleurs implantée en 1987 dans le quartier Victor Hugo, où elle ne propose que vins et spiritueux. Les deux adresses se sont récemment refait une beauté et la Maison s’est mise à Internet. Un site non marchand, a été ouvert en janvier. «C’est juste une vitrine qui nous sert à créer un contact avec nos nouveaux clients.» précise Jean-Louis Busquets, qui en optimiste né, s’attache à voir l’avenir en rose. Plutôt de bon augure quand on vit à Toulouse.

Claire Manaud



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