Lutte contre le cancer ; Les “Jacinthes” de l’espoir

Dans le cadre de la 6ème semaine nationale des accidentés de la vie, la FNATH31-32 organise ce samedi de 10h à 17h30, “Les Jacinthes de l’Espoir”. Une journée de sensibilisation et de prévention sur les cancers professionnels et environnementaux à destination du grand public et des entreprises est organisée place St Georges.

 
Des milliers de jacinthes vendues au profit de ceux à qui «la vie n’a pas fait de fleurs». Une première à Toulouse à l’initiative de la FNATH 31-32, Association des accidentés de la vie dont l’objectif est d’alerter l’opinion publique sur un enjeu de santé publique préoccupant : le nombre de cancers, qui ne cesse de s’accroître. Au premier rang des causes, notre environnement et en particulier notre milieu professionnel. Environ 30 000 nouveaux cas de cancers professionnels sont recensés chaque année et en 2010, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) estime que près de 13.5 % des salariés sont exposés à un ou plusieurs facteurs cancérogènes sur leur lieu de travail. «Comme la maladie arrive après l’exposition, les personnes qui en sont atteintes, comme les médecins d’ailleurs, ne font pas forcément le lien avec leur activité professionnelle» explique Nadine Herrero, Secrétaire générale de la FNATH31. Pour l’association, il s’agit par conséquent de sensibiliser les salariés sur les risques qu’ils encourent, les informer de leurs droits, des prises en charge, ou encore d’évoquer avec eux la nécessité d’un suivi post-professionnel : «Quand il travaille, le salarié a un contrôle tous les ans, sinon, tout chômeur, retraité, invalide, qui a été exposé à un produit cancérigène, a droit tous les deux ans à un contrôle pris en charge à 100 %. C’est important car plutôt la maladie est décelée, plus elle a de chances d’être soignée.» ajoute Nadine Herrero.

 

Information, prévention, répression

D’où la nécessité de la prévention que la FNATH veut à tout prix mettre en avant, à travers des échanges «constructifs» entre industriels et professionnels. «Il ressort du Code du Travail que l’employeur doit garantir la sécurité de ses salariés et par conséquent les informer de la nocivité des produits auxquels ils sont exposés et s’assurer qu’ils utilisent les protections adéquates. Le fait de travailler en sécurité n’est pas incompatible avec un bon fonctionnement de l’entreprise, au contraire. On s’aperçoit que quand l’entreprise fait de la prévention, il y a moins d’absences et une meilleure rentabilité. Tout le monde est gagnant car personne n’a à gagner d’un salarié malade, qu’il va falloir indemniser», poursuit Nadine Herrero qui n’exclut bien évidemment pas le volet répressif : «C’est la poursuite de l’employeur pour faute inexcusable qui va conduire à une prise en charge meilleure et totale du salarié et l’inciter à faire attention à l’avenir.»
A ces questions cruciales que peut se poser le grand public, la FNATH propose ainsi d’apporter des réponses samedi place Saint Georges. Juristes, médecins, adhérents de l’association et partenaires, (notamment le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) seront présents à cette journée qui se veut conviviale, grâce à des animations sportives et artistiques (démonstration de Shaolin, de danses sévillanes, concert du groupe Wen du conservatoire de Toulouse et bien d’autres spectacles pour petits et grands), mais aussi «porteuse de valeurs citoyennes et solidaires». Le 9 octobre dernier, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris à l’appel de l’Andeva (association des victimes de l’amiante) et de la FNATH pour réclamer une «vraie reconnaissance de la pénibilité» dans la réforme des retraites, sous ce slogan : «Ceux qui vont mourir plus tôt doivent partir en retraite plus tôt».

Claire Manaud


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