Logement social : chiffres de 2011

Des progrès restent à faire… 

L’ATLAS, l’Association Territoires Logement et Analyses Sociales créée en 2011, réalise un premier bilan après un an d’exercice. Où en est la demande locative sociale en Haute-Garonne ? Comment améliorer l’offre afin de l’adapter aux besoins des Toulousains ? Eléments de réponse avec les données de l’ATLAS.

 

La demande de logement social souvent accusée d’opacité, se devait d’être «plus transparente» affirme Maryse Prat, présidente d’ATLAS. Ce qui implique de mettre fin à la pratique du fameux «piston» et de simplifier les démarches administratives pour les demandeurs. C’est la raison d’être de l’association, qui gère le «Fichier partagé de la demande locative sociale en Haute-Garonne». Cet outil permet de déposer une seule demande pour l’ensemble des organismes de logements sociaux, «au lieu de réaliser autant de dossiers qu’il y a d’organismes, soit 13 dans notre département» précise Maryse Prat. La demande est transmise dans la base de données puis «traitée de manière égalitaire».

En 2011, la Haute-Garonne compte 30 000 demandeurs, «ce qui ne veut pas dire 30 000 personnes sans logement» souligne la présidente d’ATLAS. En effet, environ 25% d’entre eux sont déjà locataires d’un logement social. Quant aux «primo demandeurs», ils recherchent «une offre plus en adéquation avec leurs besoins». Mais le parc locatif est encore loin d’être satisfaisant dans la région, quantitativement comme qualitativement. «Midi-Pyrénées est toujours la dernière région de France en terme de logement social par rapport au nombre d’habitant» déplore Maryse Prat. Une problématique qui s’explique par un flux migratoire constant, que seule notre région connaît. En outre, l’offre locative n’est pas forcément adaptée aux besoins des demandeurs. Par exemple, «il manque des T1 bis, bien placés ou proches des transports» alors que 30% des dossiers concernent des célibataires sans enfants. «Il faut également réfléchir à un produit adapté à la solvabilité des ménages. Le loyer étant en relation avec le nombre de m2, il faut mieux concevoir les appartements afin d’optimiser l’espace» remarque-t-elle.

Dernier point à améliorer, le délai d’attente, soit en moyenne «onze mois». Mais certains attendent depuis beaucoup plus longtemps. «En 2013, on examinera les demandes les plus anciennes, qui ont été déposées il y a plus de 36 mois. Il faudra sûrement une production spécifique de logement» annonce d’ores et déjà Maryse Prat.

 

En Haute-Garonne, 137 290 personnes vivent en logement social. 39% sont des personnes seules. 21% sont des familles monoparentales. 18% ont plus de 65 ans.

 

Coralie Bombail

 



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