L’interview décalée d’Olivier Arsac

Le secrétaire départemental de Debout La République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, s’est rallié à la liste de Jean-Luc Moudenc pour les prochaines élections municipales. Dans sa campagne et la promotion de son projet « De l’ordre à Toulouse ! » « pour que la ville rose ne ressemble pas à Marseille dans cinq ans », il fait une pause… décalée.

 

La phrase que vous ne supportez pas d’entendre ?

« La France est trop petite dans la mondialisation. » Initiée par Giscard, cette phrase m’irrite au plus haut point. En vérité, elle est utilisée par les élites françaises mondialisées pour castrer l’esprit de grandeur des Français, pour leur faire croire que la France seule n’est plus rien, que l’Europe est nécessaire. Moi, je pense le contraire : l’Europe est une camisole qui nous empêche d’être offensifs et rayonnants dans le monde.


Quel est votre plus beau souvenir d’enfance ?

Les vacances d’été à la ferme de mon grand-père, un homme qui avait combattu pour la France mais qui n’en parlait jamais. Les animaux, les moissons, que de délicieux moments pour l’enfant que j’étais !


Votre plus grande peur ?

Un terrible accident de voiture dont je suis sorti indemne, ce n’était donc pas mon heure. Depuis je crois au destin et aux bienveillances de l’au-delà ! Mais également l’annonce que j’allais être papa. Une terrible angoisse m’a tétanisé pendant un bon moment. Mais elle a laissé place à une grande sérénité commune sûrement à beaucoup de papas.


Votre plus belle expérience ?

Le 6 juin 1999, je fais un discours d’introduction au meeting de Charles Pasqua et Philippe De Villiers à Toulouse devant une salle comble. A quatre jours du scrutin des Européennes, les sondages nous mettent devant Nicolas Sarkozy. Je dirige la campagne en Haute-Garonne avec ma collègue du MPF et suis candidat sur la liste. Pasqua fait un discours patriotique tonitruant qui électrise la salle comme il sait si bien le faire. C’est une belle expérience.


Votre plus gros fou rire ?

Avec une bande de copains qui se moquent des filles qu’ils draguent en discothèque, il faut bien que jeunesse se passe…


Quelle est votre émission TV préférée ?

« Ca se dispute » sur I-télé rien que pour boire les paroles d’Eric Zemmour. Parce que c’est un ami personnel, que je suis d’accord avec 95% de ses analyses, et que j’aime les rebelles à la bien-pensance, quel que soit leur bord politique.


Qu’est-ce qui vous fait rire ?

Les médiocres, les bourgeois hautains, les filles suréquipées de marques bling-bling de la tête aux pieds, les jeunes avec survêtement et accent des cités. Les retraités dans leur voiture allemande à 30 km/h me font rire aussi, autant qu’ils m’agacent, parce que j’aime bien me moquer d’eux.


Quel est votre péché mignon ?

Le gâteau poire-chocolat, le bon vin, une cigarette, un bon mix de Pete Tong… J’en ai plein en fait.


Votre restaurant toulousain préféré ?

J’aime bien l’ambiance feutrée du Bibent mais aussi l’ambiance populaire du Louchebem.


Quel est votre gadget préféré ?

C’est mon puissant scooter : un outil de travail et de plaisir.


Quel est votre destination préférée ?

Ibiza : un endroit magique.


Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire ?

Une ultime tentative désespérée pour sauver ma femme et mes enfants.

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat

 



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