L’interview décalée de Xavier Bigot

Alors que les écologistes se retrouvent au cœur de l’actualité suite à la démission de Noël Mamère et aux propos de Cécile Duflot, et que dans la ville rose ils viennent de désigner, Antoine Maurice, leur candidat pour les prochaines Municipales, Xavier Bigot, le secrétaire d’Europe Ecologie Les Verts à Toulouse, s’écarte des remous pour se confier sérieusement… ou presque !

 

La pire soirée que vous ayez connue ?

Clairement celle du 21 avril 2002 quand j’ai vu le visage de Jean-Marie Le Pen s’afficher à l’écran. Un silence de plomb s’est installé pendant plusieurs secondes.

 

Un souvenir de ce que vous avez acheté après avoir touché votre premier salaire ?

Des fraises Tagada… j’adore ça.

 

La situation la plus délicate que vous ayez connue ?

Le jour de ma naissance lorsque mes grands-parents ont découvert que j’étais gaucher… mais pas encore de gauche. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’était ancré en moi dès ce moment.

 

Le plat que vous détestez ?

Les épinards… c’est trop vert pour moi.

 

Une recette de cuisine à nous conseiller ?

Le Kloug aux marrons… Mou à l’extérieur, à l’intérieur c’est comme de la pierre. Un délice surtout à Noël.

 

Votre destination de vacances préférée ?

La Réunion… je passe tellement mon temps en réunion dans le cadre de mon travail que même en vacances, je ne peux m’en passer.

 

Ce que vous ne supportez pas chez les autres ?

L’arrogance.

 

L’animal qui vous fait peur ?

La bête fasciste qui monte et qui vient de tuer… Désolé, je redeviens sérieux.

 

La carrière que vous n’auriez jamais pu embrasser ?

Joueur de pipeau et pourtant je fais de la politique mais je vous assure : cela n’a rien à voir.

 

Un concert qui a marqué votre vie ?

Le concert de klaxons lors de la victoire de l’équipe de France à la Coupe du Monde 98. Une harmonie, un rythme, c’était magnifique.

 

Quel est votre plus grand regret ?

Ma non-convocation par Raymond Domenech lors de la coupe du Monde 2006. Il a convoqué Pascal Chimbonda donc pourquoi pas moi ?

 

Une remarque désobligeante que l’on vous a faite récemment ?

Je suis engagé en politique alors si je devais prêter attention aux différentes remarques désobligeantes dont je ou les idées que je défends font l’objet, j’aurais un ulcère.

 

Vous souvenez-vous d’un (gros) mensonge d’adolescence ?

Mes parents vont lire l’interview (oui, ils sont très fiers de moi) donc bien entendu, je n’ai jamais menti pendant mon adolescence. Mais par contre je l’ai peut-être fait dans cet interview, je vous laisse trouver.

 

Votre film référence ?

Un peu de sérieux, on ne plaisante pas avec le 7e art. «A nos funérailles» d’Abel Ferrara avec un immense Christopher Walken, «The Yards» de James Gray, «Usual Suspects» de Bryan Singer, «La Ligne Rouge» de Terrence Malick et le film d’animation «Valse avec Bachir».

 

Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire ?

Me mettre sur une chaise longue au bord de l’océan avec mes proches, une bière (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé mais là peu importe) à la main, à attendre paisiblement. Mais tout cela après avoir fait une session de bodysurf forcément.

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat

 

 



2 COMMENTAIRES SUR L’interview décalée de Xavier Bigot

  1. BIGOT dit :

    Bien que l’interview soit décalée, tu restes sérieux, et pour la blague, c’est bien tu n’as jamais menti à tes parents!!

    Ton père.

  2. BIGOT Maryse dit :

    Difficile à piéger ! Mais tu as gardé ton humour et ta bonne humeur … et ça c’est important surtout en politique.

    J’ai toujours pensé que tu aurais fait un bon diplomate, et un très bon footballeur, gaucher et n° 3…

    je ne signe pas, tu m’auras reconnue.

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