L’interview décalée de Thierry Merquiol

Thierry MerquiolCet ingénieur de formation a d’abord travaillé 15 ans dans l’industrie avant d’intégrer l’incubateur Midi-Pyrénées et d’en prendre la tête. Sept ans plus tard, il crée la plateforme toulousaine de crowdfunding Wiseed. Le Journal Toulousain a choisi de lever le voile sur cet entrepreneur plutôt habitué à lever des fonds.

 

Vous est-il déjà arrivé de vous endormir au cinéma, au théâtre ou toute autre manifestation culturelle ?

Au cinéma lors de la projection d’un film d’animation pour enfants. Je me suis endormi un peu avant le début et quand j’ai demandé à mon fils qui était les personnages, nos voisins de siège ont eu un regard interrogateur…

 

De quel luxe ne pourriez-vous pas vous passer ?

Mon scooter 100% électrique… J’ai l’impression de surfer sur les ronds-points et puis je réduis mon impact sur l’environnement (750 kg de CO²/an).

 

Pour décliner une invitation chez des amis, que prétextez-vous ?

J’ai un truc à boucler pour demain matin… (c’est vrai, je procrastine un peu). En réalité, je n’aime pas faire de peine à mes amis donc, je décline rarement !

 

Quelle est votre chanson d’amour préférée ?

« Je t’aime mi amoré menebêff fie Ene le arabylyla too much… » Donc ‘’Yamore’’ de Salif Keita.

Avec quelle personnalité aimeriez-vous échanger votre vie pour une journée ?

Une femme ! Claudie Haigneré peut-être. Ou bien la mienne pour voir si je suis vraiment supportable.

 

À quelle occasion avez-vous menti pour la dernière fois ?

Pour décliner une invitation ! Non, plus sérieusement, j’ai menti à mon fils de 5 ans à propos des derniers évènements et d’images qu’il n’aurait pas dû voir sur les écrans.

 

À quelle occasion vous est-il arrivé de penser : « je n’y arriverai jamais ! »

Pour la création de WiSEED ! J’ai eu des périodes de doute intense suivies de phases euphoriques devant de petits résultats. Un yoyo émotionnel permanent. Avec l’audace, la ténacité et la résilience sont les dimensions humaines nécessairesà un entrepreneur.

 

 « J’ai menti à mon fils de 5 ans à propos des derniers événements »

 

Pour vous faire plaisir, quel plat faut-il vous cuisiner ?

Une potée auvergnate (mes racines…) même en plein été !

 

Quel défaut jugez-vous rédhibitoire ?

La mauvaise fois ! Avec l’injustice, il s’agit là d’un défaut qui peut me mettre hors de moi.

 

Que feriez-vous si vous étiez, le temps d’une journée, dans un corps du sexe opposé ?

J’irai dîner entre copines pour enfin savoir ce qui se dit dans ces cercles intimes… Quelques essayages dans les grands magasins pour devenir patient une fois la réincarnation naturelle retrouvée. Et puis tenter un orgasme…

 

Une chanson a-t-elle marqué votre vie ?

‘’School’’ de Supertramp. Pour le changement de rythme au tout début de la chanson. Je me souviens l’avoir écouté en boucle sur l’autoradio de la voiture paternelle, à fond !

 

Quel serait votre pire cauchemar ?

Un AVC non létal…

 

De quel objet personnel auriez-vous du mal à vous séparer ?

Une petite statue d’un ours blanc en pierre sculptée par un Inuit sur l’île de Baffin. Quand je la tiens dans mes mains, je replonge dans deux hivers blancs, au fond du Québec.

 

Avez-vous une recette miracle contre le stress ?

Je prends le chemin de Saint-Jacques, par les via anciennes et peu fréquentées. Moins de 10 kg sur le dos (tente incluse), 25 km par jour, 10 jours minimum me semble une bonne posologie.

 

Quel est, pour vous, le plus grand luxe ?

Le temps ! Pour les siens, pour soi, pour faire les choses insignifiantes que l’on remet au lendemain, mais qui s’amoncèlent, et envahissent mon espace personnel. Du coup, l’espace aussi devient un luxe.

 

Qu’est-ce qui vous pénalise le plus dans la vie ?

Je ne parle pas assez bien l’anglais ! Mais il s’agit là de mon prochain objectif !

 

Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous après votre mort ?

C’était un homme honnête et de bonne compagnie !

 

 

 

 

 



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