L’interview décalée de Régis Godec

Régis Godec
Régis Godec

L’adjoint au maire de Toulouse, en charge des écoquartiers, et président du groupe écologiste au Conseil municipal, est – particularité moins connue du grand public – un grand sportif, et un afficionado de course à pied qui n’a peur de rien, pas même de notre interview décalée.

 

La dernière fois que vous avez susurré des mots bleus à quelqu’un ?

Concernant les mots bleus, je crois que je suis un peu comme Christophe : je ne les prononce pas au bout du compte. « Je recule devant une phrase inutile qui briserait l’instant fragile !»

 

En amour, quel est le secret de l’harmonie ?

J’aimerais bien le savoir… Mais je crois que l’amour est un état instable par nature. Il ne supporte les attaques du temps que si la relation est vécue avec une totale sincérité.

 

Et la fausse note qui peut tout gâcher ?

La peur de perdre l’autre qui vous entraîne dans un tissu d’obligations mutuelles. Quand le couple est un carcan, il faut faire sauter les verrous.

 

Quel est le compliment qui vous a le plus touché ?

Un responsable politique local impliqué depuis longtemps m’a dit un jour : « Décidemment tu apprends très vite… » Je ne sais pas s’il était content en fait…

 

Quel est votre principal défaut dans la vie tous les jours ?

J’ai trop de passions et j’ai du mal à renoncer à des projets qui prennent pourtant beaucoup de temps… Mais j’ai appris à aménager mon temps. Ceci dit si je pouvais négocier une deuxième vie, je ne refuserais pas…

 

La question qu’on ne vous a jamais posée mais à laquelle vous aimeriez répondre ?

On ne m’a jamais demandé si je préférais les calendriers avec des chats ou avec des camions de pompier.

 

Quelle est la dernière personne que vous vous êtes mise à dos ?

Un militant à qui j’ai dit qu’il servait d’ « idiot utile » pour Mélenchon. En fait, il ne connaissait pas le contexte de cette expression attribuée à Lénine, il l’a prise au pied de la lettre.

 

Avec qui aimeriez-vous échanger votre vie le temps d’une journée ?

Avec un animateur radio, c’est un média que j’apprécie particulièrement, et j’aurais aimé animer des émissions, programmer de la musique, faire des interviews.

 

Quelle est la dernière chose que vous faites avant de vous coucher ?

Ca dépend des soirs mais en tout cas je vérifie toujours que le réveil est programmé pour le lendemain matin.

 

L’objet personnel qui vous tient le plus à cœur ?

Je ne suis attaché à aucun objet en particulier. Mais j’avoue que j’aime particulièrement le vélo de course que je me suis acheté.

 

Quand vous partez en vacances, qu’emportez-vous toujours dans votre valise ?

Des livres, des livres, des livres. Toujours plus que je ne peux en lire…

 

Quel trait de caractère vous fait-il fuir chez les autres ?

Mon côté solitaire.

 

Quand avez-vous  manqué de courage pour la dernière fois ?

Sans doute lors du triathlon d’Embrun que j’ai accompli cet été. Je n’ai pas eu la force mentale nécessaire pour courir dans les sections montantes. Mais bon, j’ai quand même passé la ligne d’arrivée.

 

Quel est votre juron préféré ?

Si « Boudu ! » est un juron, je l’aime beaucoup. Ça me fait rire en fait. C’est le plus Toulousain des jurons.

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat



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