L’Interview décalée de Christophe Lèguevaques

©Franck Alix/JT

 

Avocat toulousain connu et reconnu, Christophe Lèguevaques s’est illustré dans le procès AZF, celui des surirradiés de Rangueil et dans l’affaire Spanghero notamment. Orateur intarissable, il s’est même essayé à la politique… et au jeu de l’interview décalée.

 

La phrase que vous ne supportez pas d’entendre ?

« Il n’y a pas d’alternative » ou comme dirait Mme Thatcher « TINA – There is no alternative ». Parce que c’est l’argument de ceux qui n’ont rien à dire, qui ne peuvent pas comprendre que la société est le fruit de l’Histoire et que les règles du jeu changent avec le temps. Esclavage ? TINA. Comme le démontre, d’une autre manière Minority report, nous avons toujours le choix. Pour cela, il faut faire preuve de courage et d’imagination, ce qui est plus inconfortable que les conservatismes réels ou dissimulés.

 

Un cauchemar qui a hanté vos nuits ?

Je saute d’un avion. Je savoure l’ivresse du vol plané jusqu’au moment où je m’aperçois que je n’ai pas de parachute. Qu’importe, jusqu’ici, tout va bien ! Je me réveille en sursaut juste avant de m’écraser.

Quel est votre plus beau souvenir d’enfance ?

Un dimanche matin, je m’éveille, mon père a préparé une montagne de crêpes et cela sent le sucre dans toute la maison.


Votre plus grosse gaffe ?

Avoir cru que pour faire de la politique, il suffisait d’être sincère et d’avoir des idées.


Votre plus belle expérience ?

Un jour, sur une falaise d’Etretat, couvrant le bruit de la mer, sous un soleil rieur, entendre dire «je t’aime».


Votre plus gros fou rire ?

Devant le film « Ran » de Kurosawa. Les dialogues en japonais me paraissaient ridicules. Impossible de m’arrêter, j’ai dû sortir de la salle.

 

Quelle est votre émission TV préférée ?

Silex and the city.


Et celle que vous détestez ?

Toutes les émissions vulgaires qui abêtissent et servent du temps de cerveau disponible aux marchands.


Qu’est-ce qui vous fait rire ?

Rien, c’est bien connu que je suis dépourvu d’humour.

 

Quel est votre péché mignon ?

Le fromage de chez Xavier. C’est affreux, chaque semaine, j’en découvre des nouveaux et des délicieux.


La pire soirée que vous ayez connue ?

Une traversée en « bus de nuit » entre Bangalore et Pondichéry. Soi-disant, on peut dormir dans des couchettes mais c’est oublier l’état des routes en Inde. Impossible de rester allongé, secoué comme dans un shaker.


Le pire cadeau que vous ayez offert ?

Une poubelle, mais en acier brossé !

 

Quelle est la chanson que vous aimez fredonner sous la douche ?

Je ne fredonne pas, je teste mes plaidoiries.


Quel est votre destination préférée ?

Celle de demain. Le pays, la ville ou les contrées que je découvrirai seul ou en famille, ou avec des amis.

 

Quel est votre animal préféré ?

A défaut d’un tigre, un chat « écaille de tortue ».


Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire ?

D’abord, la fin du monde a déjà eu lieu, au moins une centaine de fois depuis que l’humanité existe. Pour la prochaine ? Je réunirais toutes les personnes que j’aime et je proposerais un gueuleton exceptionnel en regardant la mer se transformer en feu (ou en glace).

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat

 



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