Ligne G ; Le tram redémarre

Suite à l’annulation de la suspension des travaux de la Ligne G par le Conseil d’Etat lundi, les réactions politiques notamment, ne se sont pas faites attendre. Si à la mairie, on se félicite d’une telle décision, l’opposition municipale, elle, reste circonspecte.

 

Ce sont 3.5 km qui n’en finissent pas de faire parler d’eux. Ce lundi, le Conseil d’Etat, saisi en cassation par Tisséo et la SMAT, a annulé la suspension des travaux de la ligne Garonne (Arènes-Palais de Justice) prononcée par le Tribunal administratif le 1er juin dernier. Les arguments liés à l’insuffisance d’impact ainsi qu’à l’absence d’intérêt général n’ont été retenus par le Conseil d’Etat qui au contraire juge que cette ligne G «vise notamment à compléter le maillage du réseau de transports de l’agglomération en centre-ville de Toulouse, en particulier entre la ligne A et B du métro, en accueillant un trafic ex- cédant les seuls besoins de la desserte locale, mais aussi à absorber un partie du trafic de la ligne A, saturée par endroits.»
De cette décision lundi, le Capitole s’est bien entendu félicité, la qualifiant de «victoire sur les conservatismes et ceux qui privilégient l’intérêt particulier à l’intérêt général» : «Le Conseil d’Etat a doublement donné raison à notre projet. Il a confirmé l’intérêt général du tramway Garonne et la qualité des études fournies. Il encourage la nécessité de poursuivre la réalisation d’un réseau de transports en commun ambitieux» a déclaré Pierre Cohen, maire de Toulouse, Président de Tisséo et de la Communauté Urbaine du Grand Toulouse, pour qui «le juge des référés du Tribunal administratif de Toulouse a fait une mauvaise analyse du dossier.»
Du côté de l’opposition municipale, on «prend acte de cette décision» fait savoir dans Jean-Luc Moudenc dans un communiqué. Mais l’ancien maire de Toulouse et président du groupe Toulouse pour Tous, affiche tout de même son incompréhension : «J’ai du mal à comprendre que, sur le même sujet, le Droit puisse donner lieu à deux positions contradictoires.» Et d’évoquer les «nombreuses nuisances, et les encombrements de circulation» du chantier. De plus pour Jean-Luc Moudenc, la ligne G telle qu’elle, est loin de ne présenter que des avantages en référence aux «engorgements qu’elle créera en particulier sur l’avenue de Muret. Au contraire du discours officiel, elle ira donc à l’encontre de la ”mobilité” et de la lutte contre ”la con-gestion urbaine”. Son faible par- cours – 3,5 km – offrira une desserte très limitée, qu’un trajet d’une dizaine de kilomètres aurait rendu plus utile.» Autre réaction, celle de Toulouse Métropole, pour qui «la mise en œuvre d’une politique des transports publics à la hauteur des enjeux de la métropole toulousaine doit s’articuler autour de la concertation approfondie, en particulier avec les riverains» car, déclarent conjointement François Chollet, président du groupe à la Communauté Urbaine et Marie Déqué, présidente de Toulouse Métropole à la Ville de Toulouse, «on ne conduit pas une politique sans celles et ceux à qui elle s’adresse.» Ce groupe réclame par ailleurs une «ambition retrouvée en particulier sur la conception des tracés des lignes de transport en commun en site propre» et réclame «l’amélioration de la desserte du Cancéropôle» qualifiée de «très insuffisante» et «le désenclavement du sud-est de l’agglomération toulousaine par le prolongement du tramway vers Saint- Orens.» Reste maintenant au tribunal administratif de Toulouse de se prononcer sur le fond du dossier. Pour Jean-Luc Moudenc, le chantier «sera à la merci d’une décision de justice future dont nul ne peut prévoir l’issue. Il pèse donc un aléa important sur ce projet.»



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