L’heure a sonné pour Joyce Jonathan !

Révélée par le label en ligne My Major Company, Joyce Jonathan cartonne avec son premier album “Sur mes gardes” et sa musique douce et romantique. A tout juste 20 ans, cette artiste de talent a déjà côtoyé les plus grands et sera sur la scène du Connexion Café de Toulouse le 4 novembre prochain. Rencontre.

 
Joyce, on vous connaît aujourd’hui en tant que jeune artiste, issue de My Major Company, au même titre que Grégoire. Mais vous avez débuté dans la musique bien plus tôt. Pourriez-vous revenir sur ce parcours artistique ?
En fait, j’ai toujours voulu faire de la musique. Je ne me suis jamais interrogée sur mon futur métier : je voulais être chanteuse et rien d’autre. A 3 ou 4 ans, je désirais déjà écrire mes chansons et j’ai commencé spontanément à composer. C’était un besoin vital pour moi. Mais je n’en ai jamais parlé à personne jusqu’à l’adolescence ! J’ai été contrainte de le dire à mes proches – mes parents et mes sœurs, le jour où le professeur de chant chez qui j’allais prendre des cours depuis deux ans, m’a demandé de le payer ! Du coup, c’est devenu officiel. Je faisais de la musique en secret pour me construire mon petit monde et que personne ne s’immisce dedans. Mes parents ont très bien compris ma démarche et aujourd’hui encore, ils me laissent faire ma vie.

Aviez-vous une expérience de la scène déjà à l’époque ?
Dans le cadre des cours de chant, j’ai donné des concerts dans des salles d’environ 300 places. Parallèlement, j’ai intégré un groupe au collège et nous donnions régulièrement des concerts. J’allais aussi dans la rue, tout simplement, pour des solos guitare/voix. Ces différentes expériences m’ont beaucoup servi.

Puis vous avez intégré My Major Company. Comment ce label de musique fonctionne-t-il ?
A mon époque, il fallait contacter le directeur artistique pour être présent sur le site internet. Ensuite, c’est le public, en cliquant, qui choisit les artistes, mise de l’argent et devient producteur du chanteur. N’importe quel internaute peut contribuer à l’album et si ce dernier marche, il récupèrera des bénéfices. Il a son mot à dire sur le choix des singles ou de la pochette… Par contre, il faut atteindre les 100 000 euros de mises pour avoir la possibilité de sortir un disque. Personnellement, j’ai 486 “producteurs”, ce qui est assez incroyable car ils viennent de toute la France, et ont des métiers totalement différents…

Louis Bertignac aux manettes

Parmi ces producteurs, vous avez de généreux donateurs ainsi que des personnalités comme Michel Denisot…
Un certain “Marcounet” a misé plus de 5 000 euros sur moi ! J’ai cherché à le contacter et il m’a dit qu’il croyait très fort en ma musique. Quant à Michel Denisot, il a réalisé un sujet dans le Grand Journal de Canal Plus sur les labels en ligne et en particulier My Major Company. Dans l’émission, les journalistes ont présenté quelques artistes sur lesquels on pouvait miser et j’en faisais partie. Michel Denisot a dit qu’il parierait bien sur la «petite brune avec sa guitare» et il l’a fait le soir même !

Comment avez-vous élaboré votre premier album “Sur mes gardes” ?
Il comprend des chansons que j’avais déjà écrites depuis longtemps, paroles et musique. A partir du moment où j’ai su que je pouvais sortir mon album, j’ai regroupé les anciennes, les nouvelles ou encore des dernières minutes. Du coup, dans le livret du disque, j’ai précisé les dates auxquelles les chansons ont été composées car elles représentent à chaque fois une période bien précise de ma vie. Elles avaient toutes été enregistrées en guitare/voix sur mes maquettes. Et c’est Louis Bertignac qui a fait les arrangements. C’est moi qui l’ai contacté directement. C’était génial de pouvoir travailler avec lui !

Louis Bertignac aux manettes, un album aujourd’hui Disque d’or, des dates de concert complètes… Comment vivez-vous cette notoriété soudaine ?

Je suis plongée dedans donc c’est difficile de prendre du recul. Je suis juste trop contente ! C’est un projet de petite fille qui se concrétise. Mon but était de chanter professionnellement et de partager mes compositions. Le Disque d’or m’a rassurée car c’est le premier signe matériel qui prouve que le public est au rendez-vous.

Le titre éponyme de l’album est un duo avec Tété. Comment s’est déroulée cette rencontre ?
J’ai tout de suite pensé à lui quand j’ai écrit la chanson. D’ailleurs, s’il avait refusé le duo, je ne l’aurais fait avec personne d’autre. Je me suis dit «qui ne tente rien n’a rien». Je l’ai contacté et malgré un planning chargé, il a accepté de chanter avec moi. Tout s’est enchaîné très vite. On a enregistré le duo chez Bertignac. J’en garde une image mentale assez incroyable : Tété en train de chanter mes paroles, Louis Bertignac de l’autre côté de la vitre du studio et moi entre les deux en train de donner des conseils ! C’est le monde à l’envers ! Je suis très honorée que ces deux personnalités aient accepté de travailler avec moi.

 

Un deuxième album en préparation

Vous êtes un pur produit d’Internet. Pensez-vous que ce média est aujourd’hui incontournable pour les jeunes artistes ?
La production en ligne est un mode de fonctionnement particulier auquel on adhère ou pas. Personnellement, ce système me parle car les nouvelles technologies sont incontournables. Mais Myspace ou You Tube sont devenus des outils de diffusion non négligeables. On peut poster des vidéos et des sons depuis sa chambre à coucher. Internet m’a beaucoup aidée car il permet de récolter des avis différents et reste un moyen moins brutal de se faire connaître que de démarcher les maisons de disques. Par contre, je préfère acheter des CD que télécharger les musiques. C’est une question d’habitude et de génération.

Vous êtes actuellement sur les routes. Comment vivez-vous cette tournée ?
J’appréhende un peu à chaque fois mais j’ai toujours hâte de monter sur scène. Je me rappelle de chaque concert et de son ambiance bien particulière. J’ai découvert le live avec un public qui ne vient que pour moi. C’est génial de rencontrer en personne les gens qui étaient jusque-là cachés derrière des commentaires sur Internet. D’ailleurs, j’ai un public de 7 à 77 ans. Et la scène est une autre expérience car il faut apprendre à réadapter les chansons pour les rendre plus vivantes. Il ne faut pas que le public ait l’impression d’écouter l’album. Il faut leur apporter quelque chose de différent.

Songez-vous déjà au prochain disque ?
J’y pense carrément ! Depuis la sortie de mon premier opus en janvier dernier, je continue à composer. Je ne réfléchis pas encore à l’ambiance de ce prochain album mais j’y travaille.

Pour la petite anecdote, un titre de votre album, “L’heure avait sonné”, a été choisi en musique de fond d’un épisode de la série américaine à succès Gossip Girl. Pourriez-vous revenir sur cette expérience ?
Je regarde un peu Gossip Girl. Deux semaines avant la diffusion de l’épisode aux Etats-Unis, les producteurs de la série ont contacté ma maison de disque pour utiliser le titre “L’heure avait sonné”. Nous n’avons pas hésité un seul instant. Mais ce qui est marrant, c’est que ce titre ne fait pas partie des singles que j’ai sortis en France. Donc je me demande encore comment des producteurs américains ont pu tomber sur cette chanson !

Propos recueillis par Sophie Orus


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