Les vestiges des Cordeliers

A Toulouse, l’héritage des Cordeliers est bien présent dans la ville et a plus forte raison dans le centre historique. Dans la rue du collège de Foix, qui relie la rue des Lois à la rue Deville, deux des plus belles traces de cet ordre s’élèvent encore vers le ciel. Tout d’abord, les vestiges du portail sud de l’église, puis le clocher de l’église. Ces ruines sont classées monuments historiques depuis 1862. Les Cordeliers étaient des frères franciscains. Ils doivent leur appellation de cordelier à la longue corde qui ceinturait leurs bures brunes ou grises. Ils étaient nommés « les cordes liées ». Ils fondèrent le couvent toulousain au XIIIe siècle. Celui-ci accueillait une cinquantaine de religieux. Les légendes et l’histoire racontent que la crypte de l’église avait des propriétés qui permettaient la conservation de cadavres dans un état relativement correct. Les Cordeliers accueillaient des visiteurs curieux de constater la saine momification des corps exposés. L’édifice n’a pas été épargné par le temps et les conflits, souffrant d’un premier incendie ravageur en 1562, puis un second en 1871 alors que le bâtiment était reconverti en magasin de fourrage. Mais nul doute qu’il fera toujours partie du paysage toulousain car comme il était inscrit sur la porte principale : « Elle durera jusqu’à ce que la fourmi ait bu la mer, et que la tortue aura fait le tour de la terre. »

EMA



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