Les pays émergents aideront la zone euro

Oui, mais à leurs conditions et en ayant conscience que la cacophonie proposée autour de la crise des pays de la zone euro et particulièrement par la situation de la Grèce voire même de l’Italie ne peuvent dans l’état actuel des choses permettre une vision raisonnable et efficace de la situation.

 

En fait des pays comme le Brésil ou l’Argentine voire même le Mexique, mais aussi et surtout la Chine qui demandent simplement aux Européens un peu plus de responsabilité et de clairvoyance dans leurs vœux et décisions pour sauver l’Euro. Une vision économique décomplexée où les marchés sont un baromètre et pas l’ennemi à combattre, où l’on affiche des priorités claires qui voient les ressources disponibles du FMI augmentées ; où l’on dit une fois pour toutes que les négociations de l’OMC ne peuvent continuer en l’état et doivent être segmentées par thèmes ; qu’une taxe sur les transactions financières ne con-cerne pas obligatoirement tout le monde.
Oui, des pays émergents conscients aussi que les difficultés économiques dans lesquelles se débattent aujourd’hui les pays de l’Union européenne et donc leurs principaux clients, peuvent à ter-me porter atteinte à leurs propres économies.

Ne pas se tromper de combat

De fait, entièrement dépendants de la crédibilité de cette vieil-le Europe, ils se trouvent ainsi plus sensibilisés aux fluctuations des marchés financiers, qui pourraient ralentir voire même freiner leur montée en puissance. Et quand on sait que la perte d’un seul point de croissance peut entraîner en Chine des cessations d’activités et du chômage, on comprend mieux les enjeux…
Ce n’est donc pas un hasard si ces pays avaient, au cœur de la crise financière de 2008, aimé l’idée d’un sommet du G20 à créer au niveau des chefs d’État et dans lequel ils prendraient vraiment part au dé- bat. Un G20 qui prenait vraiment en compte la redistribution des cartes et for-ces économiques et qui proposait enfin de réguler les marchés afin de prévenir et donc d’éviter les dérives. Depuis, des avancées ont eu lieu particulièrement sur la régulation bancaire notamment avec la mise en place, sous la garantie du FMI, d’un “trust financier” destiné à centraliser les liquidités éventuellement prêtées à la zone euro par lesdits pays émergents. Une demande de ces pays, notamment de la Chine et du Brésil, qui ne souhaitaient pas abonder directement au Fonds européen de stabilité fi- nancière (FESF).  Avant Cannes, beaucoup restait à faire. Ici, au G20, une prise de conscience mondiale aura engagé des volontés, proposé des actes et des solutions pour que demain ne soit plus pareil. Ici à Cannes autour du Président de la République Française des engagements fermes et non négociables auront été pris par les pays en difficultés. Reste à voir sur le terrain ce qu’il en se-ra vraiment.



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