Les lieux touristiques sont sous surveillance en Haute-Garonne

Béatrice Rouvellac, inspectrice de la DDPP 31, contrôle les cuisines du Domaine d’Ariane à Mondonville

Pendant les vacances estivales, la surveillance des lieux destinés à accueillir les touristes est à son comble. L’Etat fixe ses priorités, puis les directions départementales de la protection des populations (DDPP) et de la cohésion sociale (DDCS) intensifient les contrôles. Le point, en Haute-Garonne, sur cette « opération interministérielle vacances », qui se déroule du 1er juin au 15 septembre.

 

671 établissements contrôlés et 30 procès-verbaux dressés. Tel est le premier bilan de la DDPP, établi au 14 aout, soit au 2/3 de l’opération. Cette direction chargée de la protection des populations (gérée par le ministère de l’économie, ndlr) a pour mission d’inspecter l’hygiène et la sécurité des lieux d’accueil, mais également de vérifier l’information livrée aux consommateurs. A ce sujet l’accent est porté particulièrement sur les produits dits « régionaux » : « On vérifie si les vendeurs qui se prétendent producteurs le sont vraiment. On a eu quelques mauvaises surprises dans le secteur des fruits et légumes, comme pour celui des œufs», indique Philippe Riou, directeur de la DDPP 31. Autre type d’information sous surveillance -car souvent source d’escroquerie- : internet. En effet, il arrive que certains sites améliorent quelques peu la qualité des services proposés : « On a contrôlé des hôtels et des campings qui mentionnaient deux ou trois étoiles sur leur site internet et qui en réalité n’en avaient aucune », signale Philippe Riou.

En ce qui concerne la Direction départementale de la cohésion sociale (gérée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, ndlr), le nombre de contrôle est moindre. A peine 70 ont été effectués sur le territoire depuis le début de l’été. Mais les objectifs sont tout autres. Ils se concentrent sur les accueils collectifs à caractère éducatif de mineurs. Les inspecteurs vérifient les conditions d’hébergements, de restauration, la qualité des espaces extérieurs, l’infirmerie, mais aussi les plannings imposés aux mineurs (dans le cadre d’une colonie par exemple) ainsi que les règles générales mises en place. « C’est un contrôle qui mise davantage sur la qualité que sur la quantité. On doit prendre le temps d’échanger avec le directeur de l’établissement et l’équipe », précise Elisabeth Lavigne, inspectrice de la DDCS 31. Aucun manquement grave n’a été constaté cette saison, sinon quelques rappels à l’ordre concernant notamment le taux d’animateurs qualifiés et la gestion sanitaire.

De manière générale, ces contrôles visent également à préserver l’image touristique de la Haute-Garonne, qui représente un secteur économique important. Une partie du département a toutefois été épargnée de cette haute surveillance, le sud du territoire touché par les intempéries : « On a restreint nos contrôles pour leur proposer une assistance afin de permettre aux sites sinistrés de repartir plus rapidement », assure Philippe Riou.

 

Coralie Bombail



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