Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus ; Paul Dewandre, prophète de l’amour

Représentant officiel de John Gray en France, Paul Dewandre nous livre une approche théâtrale du best-seller “Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus”, à (re)découvrir du 30 mai au 2 juin au Casino-Théâtre Barrière de Toulouse. Au programme, une véritable thérapie de couple, ou comment apprendre à communiquer avec sa moitié lorsqu’on ne parle pas du tout le même langage.

 
Paul Dewandre, comment avez-vous découvert le livre de John Gray “Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus” et qu’est-ce qui vous a poussé à l’adapter sur scène ?
Je l’ai découvert un peu par hasard. J’étais aux Etats-Unis pour une semaine de conférences diverses et variées et dans le panel d’intervenants se trouvait John Gray pour parler des hommes et des femmes. Le livre n’était pas encore traduit à l’époque. A priori, je n’étais pas vraiment intéressé par ce thème, j’étais marié depuis deux ans et tout allait bien dans mon couple. Je me disais que ce genre de sujet était fait pour tous ces Américains quatre fois divorcés ! Mais finalement, j’ai adoré la conférence de John Gray car il m’a apporté des réponses à des petites questions du quotidien. Par exemple, pourquoi lorsque ma femme se lève le matin et se plante devant sa garde-robe pleine à craquer, elle me dit «je n’ai rien à me mettre». Toutes ces petites frustrations du quotidien peuvent agacer à la longue. De fil en aiguille, j’ai créé et animé pendant 10 ans des ateliers de communication, toujours avec un côté drôle et décalé. J’avais envie de partager tout ça et j’ai donc décidé d’en faire un spectacle à la fois ludique et pédagogique.

La relation hommes-femmes est un filon qui marche déjà depuis longtemps. Qu’est-ce qui fait l’originalité des idées de John Gray ?
Au-delà des concepts théoriques sur la différence hommes-femmes, John Gray a une approche très concrète des choses. On parle toujours de notions abstraites et dans son livre, on voit vraiment l’implication dans le couple de ces logiques différentes. Et surtout, il apporte des solutions pour résoudre de petits problèmes.

Comment est construit votre spectacle ?
Plus qu’une adaptation du livre, le spectacle est issu de ma propre expérience et des celles des couples que j’ai rencontrés à l’occasion de mes ateliers. J’ai créé un personnage de professeur qui donne des cours d’éducation sur scène afin de marquer des points sur un permis de couple. Parfois je joue l’homme, parfois la femme. Je ne suis pas le premier et certainement pas le dernier à parler des couples sur scène mais ce qui est novateur, c’est cette part pédagogique. J’apporte des pistes de réflexion aux gens sur des sujets qu’ils n’osaient pas aborder.

Ne pas mettre les gens dans des cases

La frontière entre l’homme et la femme aujourd’hui n’est-elle pas plus floue, moins marquée ?
Il est clair qu’il faut éviter de mettre les gens dans des cases. D’ailleurs, c’est pour cela que je ne parle pas dans le spectacle de personnages mais de situations. Et même si celles-ci sont parfois inversées, elles ne sont pas forcément fausses pour autant. La frontière aujourd’hui est plus fine, les femmes sont plus masculines et les hommes plus féminins, mais malgré tout, il existe toujours deux langages différentes. On est certes tous bilingues mais on ne va pas tous parler esperanto ! D’ailleurs, c’est bien cette différence qui crée l’attraction.

Pourriez-vous nous donner un aperçu de ces deux logiques que vous abordez sur scène ?
Par exemple, l’homme est plutôt séquentiel et la femme multitâches. L’homme va rester debout devant l’eau des pâtes en attendant qu’elle boue alors que la femme va faire autre chose pendant ce temps, et quand elle arrive, il n’y a plus d’eau dans la casserole ! Ce sont deux manières de faire, deux logiques. Au-delà de ce côté anecdotique, on peut dire que la femme fonctionne un peu comme un jardin : elle a besoin de petites attentions au quotidien. L’homme va se montrer attentionné au début d’une relation, comme s’il était à un entretien d’embauche. Puis quand le couple s’engage, l’homme, vu qu’il ne sait faire qu’une chose à la fois, va se concentrer par exemple sur son travail. Ce côté séquentiel peut donc avoir des incidences plus importantes au quotidien. On en arrive à la fameuse question de la femme : «est-ce que tu m’aimes toujours ? » Et l’homme va lui répondre : «évidemment puisque je suis encore là ! Je te l’ai dit il y a 5 ans alors pourquoi me poses-tu encore la question ? »

 


Universalité de deux logiques

Votre spectacle connait un succès international. Les relations hommes-femmes sont-elles donc les mêmes partout ?

Oui et non. Car elles ne sont qu’un filtre parmi toutes les différences sociaux-culturelles. Mais je pense qu’il y a une universalité dans ces logiques. La femme se sent aimée lorsqu’elle reçoit de l’attention et c’est partout pareil. C’est un besoin profond.

Avez-vous des retours de spectateurs qui vous remercient pour vos conseils ?
Je reçois des messages sur mon site internet. Des gens m’ont dit que cela avait sauvé leur couple… et d’autres se sont séparés depuis ! Mais s’il n’y a plus d’amour, il y a peu de chance que cela dure. Je ne suis pas un moralisateur, je ne dis pas aux gens de se séparer ou de rester ensemble car chacun fait du mieux qu’il peut pour mener sa vie. Et il ne faut pas oublier que je joue avant tout un spectacle comique.

Il vaut donc mieux aller vous voir sur scène que prendre rendez-vous chez un thérapeute ?
Souvent, les thérapeutes envoient les gens au spectacle ou indiquent le DVD avant de recevoir les gens ! (rires)

Propos recueillis
par Sophie Orus

“Les hommes viennent de Mars
et les femmes de Vénus”
Du 30 mai au 2 juin à 20h30
Casino-théâtre Barrière


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